VERBIERGATE. L’IMPLACABLE DEMONSTRATION DE GABRIEL LUISIER

25 novembre 2018

Gabriel Luisier vient de publier cette démonstration implacable, qui résume magistralement une partie des feuilletons parus à L’1Dex et qui remet l’église au milieu du village s’agissant des raisons pour lesquelles la commune de Bagnes, contrairement aux fausses allégations présidentielles, a liquidé un fonctionnaire communal compétent et a décidé de l’envoyer dans les cordes. Mais un adversaire injustement blessé par un coup bas peut avoir des ressources insoupçonnées. Messieurs Rossier et Perraudin ont mésestimé la force de caractère de l’Ours et la capacité de la loi de maîtriser – parfois – de méchants dominants.

Low angle shot of exhausted boxer leaning on ring ropes with towel on shoulders after hard fight

(PAR GABRIEL LUISIER)

 

Si ce n’est pas une faute grave, qu’est-ce qu’une faute grave ?

1. Le 7 avril 2015, peu avant 12 heures, en consultant des dossiers à l’enquête publique, je constatais de graves irrégularités au service des constructions où travaillais M. Serge Amos (parcelles 759, 754 & 4699) ;

2. Le 7 avril 2015, à 14h08, le secrétaire communal m’écrivais par SMS : « Je t’entête » ;

3. Le 13 avril 2015 par SMS toujours, le secrétaire communal m’écrivais :

– « Que pour le service des constructions, il n’était pas toujours facile d’avoir une égalité de traitement » ;

– « Ne jamais mettre en cause le service des constructions et Serge (Amos) » ;

4. Le 23 avril 2015, M. Serge Amos visitait le chalet Sirocco construite sur la parcelle 2841. Il constatait que l’immeuble construit dépassait de 135 m2 les plans autorisés et qu’une partie du chalet n’était pas cadastrée ;

5. Le Président et le secrétaire, malgré leur parfaite connaissance des graves irrégularités des immeubles des parcelles 759, 754 & 4699 signaient malgré tout le permis de construire de ces deux chalets

6. Le 1er juin 2015, M. Serge Amos se rendait une deuxième fois dans le chalet Sirocco ;

7. Le 2 juin 2015, le Président et le secrétaire signaient le permis d’habiter du chalet Sirocco alors que ce dernier était gravement illicite et permettait aux promoteurs de réaliser plusieurs millions de gains illicites sans confisquer ces derniers qui sont restés dans la poche des promoteurs au lieu d’aller dans les caisses de la commune ;

8. Le 21 novembre 2018, le Président avouait dans « Le Nouvelliste » avoir signé ce permis d’habiter alors qu’il n’aurait pas dû le faire. Cela vaut bien sûr aussi pour l’autre signataire de la commune, M. Frédéric Perraudin ;

9. M. Serge Amos du service des constructions a donc couvert les infractions du Président et du secrétaire ;

10. Le SMS de Frédéric Perraudin prend aujourd’hui tout son sens. Il ne fallait rien dire contre le service des constructions et M. Serge Amos, parce qu’il fallait bien couvrir ses propres infractions.

11. Pour quelle raison, le secrétaire communal ne devrait-il pas être licencié immédiatement pour faute grave ?

12. Pour couronner le tout, M. Serge Amos est aujourd’hui en charge de la police des constructions et Frédéric Perraudin tente de dormir tranquille.

 

Chaque Bagnard Citoyen peut s’abonner à L’1Dex et disposer ainsi d’une information différente de celle parue sur le site de leur commune. Et plus vraie, assurément

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

9 thoughts on “VERBIERGATE. L’IMPLACABLE DEMONSTRATION DE GABRIEL LUISIER”
  1. J’espère que Gabriel Luisier aura suffisamment d’énergie et de courage pour faire face aux gens qui ont eu des comportements odieux et inhumains à son égard.
    Je ne parviens pas imaginer ces personnes en train de fêter Noël en famille alors qu’ils ont démoli la vie d’un homme intègre.

    1. Simon, licencier quelqu’un, de surcroît en produisant de faux documents, c’est:

      – le priver de ses moyens d’existence,
      – le priver de sa place sociale,
      – le priver de son rôle social.

      Bref, c’est l’ejecter du système.
      Par bonheur, il y a l’assurance-chômage, du moins temporairement.
      Pour la personne qui vit ça, c’est un choc. Je me base sur mon expérience professionnelle pour l’affirmer.
      Le cas de Monsieur Luisier est en plus particulier. Vous pouvez imaginer comme moi qu’il ne va pas retrouver du travail dans sa commune et que des personnes vont lui mettre les bâtons dans les roues.
      Vous pouvez aussi imaginer sa rage, sa souffrance dues au fait qu’il y a apparemment eu tricherie dans la décision de licenciement.
      Joyeux Noël.

      1. C’est très exactement la raison pour laquelle l’absence de célérité judiciaire est du registre du crime éthique, apôtre du démembrement de l’État de droit en Valais (deux ans d’attente au Tribunal cantonal et personne ne s’insurge, pas même Johan Rochel).

  2. je n’ai aucune raison de ne pas vous croire. Dès lors ma question : n’existe-t-il aucune voie de recours au niveau national, voir international ? Est-ce supportable de faire un tel constat sans qu’aucun groupe de citoyens ne s’insurge ?

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