DEPUIS DIX ANS, IL EXISTE UN DYSFONCTIONNEMENT DANS LA STATISTIQUE CANTONALE

16 février 2019

Un dysfonctionnement vise depuis plus d’une décennie la statistique publique cantonale.

A la suite d’actes d’illégalité, l’objet a dû être communiqué aux instances compétentes de la République.

Le dysfonctionnement est potentiellement en train de devenir une affaire, dans la mesure où il y aurait une velléité de ne pas traiter ce dysfonctionnement.

Cependant, fort heureusement, cette situation est potentiellement en train d’être résolue par l’action de députés manifestement conscients des intérêts publics en jeu, au vu notamment de l’importance d’un bon fonctionnement de la statistique publique pour la République.

Des faits graves et précisément démontrés ont été dûment communiqués aux instances de surveillance du Parlement.

Conjointement, des procédés extrêmes (1) sont advenus dans le but manifeste de couvrir les actes précisément démontrés.

Dans leur forme et leur nature, ces procédés sont similaires à ceux généralement usités par les organisations claniques ou mafieuses pour couvrir violence et illégalité (2)

Par ces procédés, une administration publique a manifestement tenté de couvrir un dysfonctionnement majeur l’habitant (3).

 

Les pièces démontrant le dysfonctionnement affectant la statistique publique cantonale ont été dûment remises aux organes de surveillance du Parlement.

Il ne fait nul doute que ce dysfonctionnement, ainsi que les actes d’illégalité le formant, devra être traité par les organes de surveillance.

Dans un premier temps, certains députés n’ont pas immédiatement saisi la gravité des faits démontrés par les pièces remises aux organes du Parlement.

Un discussion s’en est suivie. Celle-ci a porté sur la Doctrine fondant la Haute surveillance (Organes de surveillance du Parlement).

En regard de cette doctrine, il a fort heureusement pu être constaté que la gravité des faits induit le traitement du dysfonctionnement par les organes de surveillance (4).

La gravité du dysfonctionnement justifie indubitablement l’action des organes de surveillance, si elles entendent préserver le bon fonctionnement des institutions de la République

 

Pas moins d’une dizaine d’agents administratifs ont leur nom inscrit sur les documents administratifs remis aux organes de surveillance pour dûment informer du dysfonctionnement.

 

Le fonctionnement de nos institutions est en jeu, à tout le moins si l’on estime  que le bon fonctionnement de la statistique publique dans la République est un élément-clef du bon fonctionnement de notre démocratie (5).

 

 

 

(1) Il semblerait que certains secteurs de la fonction publique cantonale ou communale utilisent la voie du licenciement pour ne pas avoir à traiter des faits graves. Le Verbiergate est à cet égard d’une gravité extrême. Rien ne dit en l’état que « la statistique cantonale  » ne rejoigne le cas de Gabriel Luisier. L’avenir rapproché dira ce qu’il en est de cette potentialité.

(2) La clef USB, aujourd’hui en possession du ministère public, est à cet égard édifiante dans le cas du Verbiergate. Dans les deux cas, les citoyens éclairés espèrent une intervention « musclée » des autorités de surveillance, lesquelles semblent surtout vouloir ne pas ouvrir la porte pour ne pas avoir à connaître la couleur du plafond blanc.

(3) Plutôt que de le traiter, de le résoudre et de le corriger.

(4) Une hésitation semble encore saisir le législatif. Mais pourquoi hésiter ?

(5) La statistique publique inclut notamment la santé, l’environnement, la population, etc.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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