« Le Chef du Département des finances est haut-valaisan; le chef du Service cantonal des finances est haut-valaisan; le chef de l’Inspection cantonale des finances est haut-valaisan. Le Haut-Valais est définitivement certain qu’il n’y aura pas deux demi-cantons après la Constituante : ils tiennent fermement les cordons de la bourse, en héritiers de Hans Wyer et de Wilhelm Schnyder. »
L’article traitait de la nomination au poste du nouveau chef du Service cantonal des finances du Haut-Valaisan Peter Schnyder.
Et dans cette liste déterminante quant au fonctionnement actuel de l’Etat du Valais, nous avions oublié la cerise sur le gâteau :
Le chef du Service parlementaire du Grand-Conseil est un autre Haut-Valaisan, Claude Bumann.
Et voici ce qui arrive lorsqu’un Valaisan de langue française devient Préposé cantonal à la Protection des données et la Transparence : comme le NF l’a annoncé ce 26 avril 2019, un Haut-Valaisan décide de ne plus le payer.
Mais quelle est la vraie raison du refus du paiement ? Claude Bumann veut avoir accès informatique à tous les dossiers du Préposé ! Pas moins.
Il faut ici observer que si l’on peut comprendre – à la limité ! – que cet accès informatique soit donné aux membres de la Commission ad hoc du Grand Conseil sur la protection des données et la transparence, il n’y a tout simplement aucun motif qui exigerait qu’un fonctionnaire, même chef du Service parlementaire, puisse avoir personnellement accès à ces dossiers.
Ici, à L’1Dex, nous nous interrogeons : pourquoi ne pas écrire simplement que la divergence fondamentale qui existe entre Sébastien Fanti et Claude Bumann est précisément l’accès par le chef du Service parlementaire aux données des dossiers constitués par le préposé cantonal à la protection des données et la transparence ?
Je titille un peu ici les Hauts-Valaisans. Mais que ceux-ci me comprennent bien : ce qui est en jeu, c’est l’indépendance, dans son fonctionnement même, du Préposé à la protection des données et la transparence. Celui-ci est assujetti aujourd’hui à la Commission ad hoc du Grand-Conseil; il ne l’est pas au Chef du Service parlementaire. Cette question n’est pas de détail. Elle l’est d’autant moins qu’un député haut-valaisan, Aron Pfammater, a déposé une motion constitutive d’un indicateur selon lequel certains députés n’aiment ni la protection des données, ni la transparence.
La position de L’1Dex est aujourd’hui assez simple : il faut instituer un Bureau permanent de la protection des données et la transparence, fournir à celui-ci des moyens et des ressources, en argent et en personnel, sans être chiche, demander à Sébastien Fanti de se positionner quant à son vrai désir de faire de cette responsabilité son vrai et unique métier, l’indemniser correctement en cas de réponse positive, et arrêter de lui mettre des bâtons dans les roues au motif que les affaires qu’il sort des sous-sols ne sont guère plaisantes pour les dominants du moment.
Que les Hauts-Valaisans, qui sont aujourd’hui au gouvernail des choses de notre canton, comme ils l’ont été dans le passé et le seront dans l’avenir, réfléchissent bien à ce qu’ils veulent faire.
Et qu’ils sachent que certains Bas-Valaisans ne sont pas des andouilles et peuvent les comprendre. En allemand ou en français.
Bonjour à tous ceux qui ne craignent ni une vraie statistique cantonale, ni une bonne protection des données ! (1)
Post Scriptum : la queue sur la cerise : le chancelier de l’Etat du Valais, Philipp Spörri, originaire de Wettingen, a fait sa maturité à Brigue, et tient dans sa main d’une souplesse d’esquimo l’ensemble de l’administration cantonale dans sa main, il voudrait aussi contrôler le « fantasque » Fanti.
Bonjour Monsieur Riand,
Un autre exemple de vos rêves chimériques!