VERBIERGATE. FREDERIC FAVRE : FINI DE RIRE

19 septembre 2019

Liminaire : j’ai proposé à trois reprises aux acteurs de cette farce qu’ils s’excusent. Simplement. Pas un mot en retour. Pas un seul. Donc : fini de rire.

Patrice Martinet, l’excellent président PLR (Parti Libéral-Radical) de la commune de Leytron, a été condamné pénalement, après une assez brève procédure pénale, pour avoir violé son secret de fonction, en informant les citoyens sur les raisons pour lesquelles un employé de la commune a été licencié. La justice de chez nous, à tort ou à raison, là n’est plus la question, a prononcé une condamnation pénale contre un élu PLR.

Dont acte.

Frédéric Favre, conseiller d’Etat, chef du Département de la Sécurité et des Institutions, supérieur direct du chef du Service des affaires intérieures du canton du Valais [SAIC], Monsieur Maurice Chevrier, est membre du PLR (1). Son subordonné (2), ancien conseiller national, est membre du PDC (Parti Démocrate Chrétien).

Eloi Rossier, président de la commune de Bagnes, est également membre du PDC.

Le PDC est majoritaire au Conseil d’Etat, puisque trois de ses membres sur cinq sont membres du PDC [Christophe Darbellay, Roberto Schmidt et Jacques Melly].

Dans le cadre de la procédure visant à l’annulation de la résiliation du contrat de travail liant Gabriel Luisier à la commune de Bagnes, une clef USB, dans une procédure de recours, a été transmise à la Chancellerie d’Etat, laquelle a communiqué le dossier au Service des affaires intérieures du canton du Valais.

Sans prendre connaissance du contenu de la clef USB égarée entre l’Avenue de la Gare [mon Etude], la Place de la Planta (le Palais du Gouvernement) et … l’Avenue de la Gare (les bureaux du chef du SAIC), Maurice Chevrier a transmis un projet de décision au Conseil d’Etat sans même lire le recours et sans avoir donc pris connaissance du contenu de la clef USB.

Cette clef USB a par la suite été à nouveau transmise à la Chancellerie de l’Etat du Valais. Le Chancelier en a cette fois, il y a plusieurs semaines, accusé réception par envoi écrit à l’adresse de l’avocat.

Quel est le contenu de cette clef USB ? C’est la preuve absolue, – notamment -, de la commission d’une violation du secret de fonction, commise par le président de la commune, qui a informé, en présence du préfet du district, des invités délicatement choisis, des prétendues vraies raisons du licenciement de Gabriel Luisier (comme par hasard les raisons invoquées ce jour-là, en public, et répertoriées aujourd’hui sur une clef USB ne sont pas du tout les mêmes que celles figurant sur la lettre de résiliation reçue par l’Ours du Châble).

Frédéric Favre, qui doit connaître parfaitement les faits mentionnés ci-dessus, tarde à vouloir comprendre les conséquences de ces événements.

Je vais être clair, de crainte que l’on puisse plus tard affirmer que mon propos n’était pas limpide : a) si un chef du département de la sécurité et des institutions a connaissance d’une infraction pénale de violation du secret de fonction commise par un président de commune, il a l’obligation de dénoncer les faits au ministère public; b) si un chef du département de la sécurité et des institutions a connaissance d’une infraction d’abus d’autorité commise par un chef de service, il a l’obligation de dénoncer les faits au ministère public; c) si un chef du département de la sécurité et des institutions n’entreprend aucune démarche dans ce sens, il peut être lui-même, personnellement, poursuivi pour entrave à l’action pénale.

Le Valais a cela de curieux, proche des pratiques de certaines dictatures, de poursuivre des « opposants » pour des infractions pénales imaginaires, et de permettre à des dominants, membres du clan, de ne pas avoir à répondre d’actes honteux, scandaleux et pour lesquels, en dépit de demandes écrites de gentlemen, ils n’ont pas même voulu s’excuser.

 

Tel est le Valais de la dominance.

 

 

Post Scriptum : cet article est mis en libre accès pour être certain que Monsieur Frédéric Favre, également responsable par ailleurs des APEA, puisse ne pas avoir l’excuse de n’être pas abonné. Mon message sera simple : « Monsieur le Conseiller d’Etat, je vous demande simplement de lire attentivement l’article joint et de prendre les mesures légales appropriées. Avec mes meilleures salutations. »

 

(1) Le sujet de la phrase est Frédéric Favre, donc c’est lui le PLR !

(2) Le subordonné, qui est PDC, est bien évidemment Momo d’Evolène.

 

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