PHILIPPE LORÉTAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LE VOMI, ÇA PUE

2 juin 2020 #Philippe Lorétan

Un auxiliaire de justice, un autre nom pour un avocat, s’interroge : n’y aurait-il pas matière à fermer le bec à L’1Dex, qui appuie un peu trop sur le champignon ? Le pauvre, qui a du mal à distinguer un fraudeur fiscal massif avec un justiciable qui n’est pas en accord avec son taxateur, probablement parce qu’il est trop  proche de Dominique Giroud et qu’il n’a pas supporté que son ami eût à s’acquitter d’une lourde amende fiscale que Jean-Michel Cina, volontairemenz, s’éreinta à mal calculer, voudrait pouvoir dans les bars martignerains en fin de soirée dire qu’il ne faut pas lire L’1Dex, car son responsable est un vaurien qui a été condamné et qui n’est donc pas respectable. À ce point de renversement des valeurs, j’aimerais dire à ce clown d’un soir, qui communie à Riddes, qu’il conviendrait avant de donner des leçons à quiconque qu’il se prononce sur les comportements de nos confrères décrits dans « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud » ou dans « Il est cinq heures, la justice s’éveille ».  Il pourra ensuite, s’il le désire, venir vernir mes godillots.

L’intérêt croissant des lecteurs pour L’1Dex, Cher Confrère Anonyme, qui me lisez en cachette dans votre bureau à l’abri même des regards de vos secrétaires, n’est pas de vérifier la diversité de mon langage fleuri, mais de découvrir presque chaque jour une nouvelle dérive de la démocratie en Valais. Et je dois dire que le Valais de la sortie de confinement est proprement majestueux, à un point tel que même votre imagination un peu boueuse ne peut atteindre ce point névralgique où vos neurones toucheraient enfin au réel.

Je comprends pourtant que vous puissiez être irrité quelque peu par la vivacité de mon vocabulaire, parce que ce feuilleton est un peu le vôtre, parce que vous n’avez pas su – ou pas voulu savoir, et vous seriez alors coupable du vilain délit d’absence de confraternité – qu’un de vos clients, sorte de grenouille mâle de bénitier, à voulu se faire l’informateur de scribouillards ayant choisi de m’importuner jusqu’à New York, dans le petit appartement que j’avais loué à Upper East Side, sur le terrain de jeu des Gossip Girls. Vous êtes ainsi, sans le savoir ou l’ayant voulu, l’un des initiateurs de mon juste et froid courroux. Et, peut-être parce que votre fond n’est pas que noir, vous vous dites, au petit matin, vous réveillant, « putain, qu’ai-je déclenché? ». Mais, ne soyez pas trop sévère avec vous-même, car cette partie un peu saine de votre âme a voulu au fond d’elle un peu moins d’injustice, et vous avez donc, consciemment ou non, provoquer ce salubre nettoyage, car vous saviez, ne m’ayant même jamais rencontré, parce que vous lisez L’1Dex depuis quelques années, que je pourrais bien me soulever contre cette boue d’injustices que personne n’aura supporté avec plus de vaillance que moi, hormis quelques proches.

Alors, je vous le dis, et je dis cela pour vous aider, vomissez en un coup les mots venimeux qui vous assèchent, venez depuis Martigny m’offrir café et croissant, penchez-vous vers moi et osez implorer mon pardon que je vous accorderai avec le sourire de l’homme qui sait qu’il a aussi péché. Si vous ne vous reconnaissez pas dans cet épisode, je ne peux hélas plus rien pour vous et ne peux que souhaiter que votre destin ne vous mette pas une fois encore devant un vrai méchant qui vous affaiblira encore plus et qui vous enverra peut-être trop vers l’Hadès que tous nous rejoindrons.

Bon, cessons de fourvoyer le lecteur, je m’en vais de ce pas à La Poste, je l’ai promis à l’Ours, qui sera étonné lorsque votre nom, il saura.

Sans rancune, naturellement.

Bonjour à tous mes confrères, d’ici et d’ailleurs.´

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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