VERBIER, SEMBRANCHER, MARIE-CLAIRE PONT ET LES AUTRES

6 juin 2020

« Je t’assure, pour lui, tu exagères; lui, c’est un gars parfaitement intègre; je suis d’accord avec tout ce que tu dis, mais, pour lui, tu te trompes. Je le connais bien, crois-moi ».

 

Que de fois, en lien avec les feuilletons, n’ai-je pas entendu cette rengaine sempiternelle sous toutes les formes imaginaires possibles, pour Varone, pour Gégé, pour Momo, pour Maurice, pour Éloi, pour Frédy, pour Frédéric, pour Dominique même, pour Melchior, pour Zouzy, pour L’Empereur (oui, oui, pour Cri Cri d’amour), pour Olivier, pour Nico aussi, pour Yvan (un mari de juge, vous pensez pas !), pour l’autre Olivier, pour Pierre-André, pour Zumi aussi, pour Jacques, pour Bernard, pour Marcel, pour Daniel, pour le Shérif (quoique, peut-être pas), pour les deux Yves, pour tant d’autres.

Je vous l’accorde, pour Filou pas.

Cette semaine, un lecteur très attentif de « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud » et de « Il est cinq heures, la justice s’éveille », que j’aime bien et que d’aucuns diraient qu’il appartient au clan de mes ennemis éternels (les gens sont parfois si cons), après m’avoir décortiqué dans le détail un sophisme figurant dans le premier livre, m’a dit en substance, s’agissant du second : « je reconnais, mais je le nierais si jamais tu publiais mon nom, que tu as été maltraité. Mais, il y a une chose qui est totalement fausse dans ton livre : Marie-Claire Pont est parfaitement intègre ».

Voilà très exactement la cristallisation parfaite de mon propos initial !

Je lui rappelai alors cette simple évidence : mais comment peux-tu concilier cette certitude avec le fait qu’elle a accepté de statuer en qualité de juge unique dans une affaire où une partie demanderesse, une grande banque, défendue par Philippe Lorétan, était aussi la mandante du Cabinet Pont-Pont dans lequel elle était associée ? La réponse de mon interlocuteur fut simple : je ne te crois pas. Mais, j’ai les documents ! Non, je ne te crois pas. Mais, ces pièces sont dans le livre ! Non, je ne te crois pas.

Que faire face au déni du réel ? Face au déni de vérité ? Face au déni de véracité ! Face au déni de simple justice. J’ai cru bon lui rappeler qu’une juge qui confond un ordre de débit avec un ordre de crédit, qui statue dans une affaire financière sans disposer de la comptabilité et qui confond les périodes comptables a plus que des problèmes de jugeote. L’inadvertance et l’étourderie ont leurs limites quand on parle de millions. Surgit alors le concept du taré.

Nico, Momo, Éloi, Frédy, Melchior, Zouzy, Yvan, Grégoire, Jean, Raymond et vous autres, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles : vos amours, vos enfants, vos amis, vos juges, vos copains, sauront vous protéger; ils baisseront leurs paupières, vous regarderont droit dans les yeux et vous diront : chéri, papa, cher ami, je t’aime, tu es mon héros.

« Oui, Stef, je suis d’accord avec tout ce que tu écris, mais pas lui, non, pas lui. Pas elle. »

Surtout pas elle.

J’ai tort sur tout. CQFD.

Bonjour à tous.

 

 

 

Post Scriptum de Boris Cyrulnik, tiré de son blog :

 

« Le déni est une stratégie qui permet de minimiser l’impact émotionnel de l’agression. Cette stratégie protectrice donne l’apparence d’une force mentale : « C’est rien tout ça… j’en ai vu d’autres ! »

On admire les blessés souriants, on croit qu’ils sont invulnérables, alors que souvent, cette protection met en place une bombe à retardement, détresse psychologique qui explosera plus tard.

S’ils évitent d’y penser c’est parce qu’ils ne se sentent pas assez fort pour en parler paisiblement. […]

Le temps du déni est souvent nécessaire puisqu’il permet de moins souffrir, mais on ne peut passer sa vie avec une seule moitié de sa personnalité.

Un jour, il faudra bien le lever ce déni. On constate alors que le cours de son existence reprend un chemin différent. […]

Le jour où le déni se lève alors que rien n’est préparé ni dans le sujet ni dans le milieu, le chagrin surgit encore plus douloureux. »

 

Prochainement, à L’1Dex : « VOL AU-DESSUS D’UN NID DE FILOUS »

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “VERBIER, SEMBRANCHER, MARIE-CLAIRE PONT ET LES AUTRES”
  1. La protection du clan qui a construit le Valais au point de faire fuire ceux qui ne supportent pas les enjeux de ce tribalisme a encore un bel avenir dans ce canton.

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