LE DERNIER ET RECENT CHAPITRE INTRODUIT : LE HAUT PROTECTEUR ET LES BASSES OEUVRES
Explication liminaire introductive
Deux feuilletons distincts, aux contours analogues, se déroulent à L’1Dex : « Le Cas Sembrancher » et « Philippe Lorétan et le Filougate ». L’1Dex étant submergé d’informations insolites, crapuleuses, incroyables, en un mot, comme dirait L’Ours de Bagnes, improbables, la rédaction a décidé de réunir ce feuilleton passionnant sous le titre unique « Philippe Lorétan et le Cas Sembrancher ».
Les lecteurs de L’1Dex le savent, d’autres feuilletons ont passionné les lecteurs : « L’imposture des matadors », « Le Tornaygate », « In vino veritas », « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud », « L’Hôpital du Valais », « Il est cinq heures, la justice s’éveille » [recommandation spéciale de relecteur pour mieux saisir la profondeur de la suite de « Philippe Lorétan et le Cas Sembrancher »], « HRC, ce désastre financier », d’autres plus anciens « Les Bléques de Grimisuat avec GMB », « Le Caillougate », « Le Lonzagate ».
Et un dossier proprement étincelant, que je ne peux hélas pas évoquer, l’avocat avec qui je collabore me traiterait de fieffé crétin si je m’aventurais dès aujourd’hui sur cette merveille étincelante. Le roman de ma retraite, peut-être.
Toujours est-il que ces aventures regroupées ont probablement dicté la préface que je vous livre aujourd’hui et qui a pour fonction un réaménagement partiel du feuilleton en cours.
Bonne lecture !
(PAR STEPHANE RIAND)
Confronté à une histoire improbable, dont raffole l’Ours de Bagnes, un écrivain genevois a résumé les personnages : « Ce sont de gros tarés ». Les faits ayant conduit à cette appréciation très opportune sont encore ici indescriptibles. D’une certaine manière, la situation ayant conduit à l’évidence de la présence sur terre de vrais gros tarés n’est pas à comparer au « Cas Sembrancher », au « Filougate », à « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud », au « Tornaygate » NI à « Il est cinq heures, la justice s’éveille ». Mais des similitudes affolantes surgissent de toutes parts. Et une question s’échappe inévitablement de nos esprits : « mais, espèces de gros tarés, pourquoi agissez-vous ainsi ? »
L’explication la plus définitive qui peut éclairer la chose serait de constater la présence de la triade sombre : la perversion, le narcissisme et la psychopathie. La perversion utilise de manière récurrente et répétée le déni, le mensonge, la dissimulation et la manipulation; le narcissisme à son outil de prédilection, le miroir, qui exclut l’autre pour mieux encore s’apprécier, se féliciter et se passionner pour son infinie beauté intérieure indépassable; le psychopathe n’a jamais connu l’empathie, ni la compassion, et se complaît dans l’ivresse de l’avilissement de tout autre loi que la sienne. Lisez les feuilletons repérés à L’1Dex et constatez si, dans vos expériences de vie, vous n’avez pas encore bénéficié de cette déshumanisation remarquable.
Cette triade sombre, à l’œuvre dans les familles, au travail, dans les affaires, dans les clans ou dans les mafias, peut laisser sa place à d’autres cousinages incestueux dont sont si friands les écrivains qui, littéralement, pompent dans la vie de tous les jours : cupidité, avidité, accaparement, vilenie, grossièreté, exclusion, jalousie, et j’en passe.
Contre ces tares psychologiques, certaines fois si ancrées dans les profondeurs de certains êtres qu’ils en résument leur caractère ou leur amoralité, on a imaginé, dans ce jeu social qu’est la vie, des armes légales pour tenter d’apprivoiser cette sauvagerie humaine. La caisse à outils où sont rangés ces instruments de lutte contre ces qualités de l’homme sans foi ni loi s’appelle le code pénal.
Je veux ici tout de suite écarter cette idée dépourvue de réalité vraie : l’absence d’un casier judiciaire n’est pas un gage de moralité et son existence peut révéler un haut degré de rectitude civique. Ainsi, dans cet extrême qui existe même en Valais, un magistrat qui condamne un justiciable qu’il sait être innocent pour complaire à des amis atteint ce haut degré de bassesse qui le fait plonger dans un crime de corruption politique bien plus grave que celui commis par un brigand s’en prenant aux coffres des banques.
Cette disgression dans ce feuilleton est née dans mon esprit parce qu’apparaissent dans mon champ de vision des éléments qui, mis bout à bout, laissent entrevoir des certitudes qui provoquent chez moi non pas l’horreur, mais un rire intérieur qui pointe et sur lequel je peux enfin mettre des mots qui sonnent en moi comme profondément vrais ; ce sont de vrais tarés.
Arrive alors ce moment où il ne s’agit plus de trouver des explications intimes ou sociales, telles la toute puissance ou le vice monstrueux, mais simplement de récolter des faits qu’un collectionneur des variétés de l’âme humaine n’aura plus de peine à en faire, à sa guise, s’il maîtrise les mots, des romans, des nouvelles, des feuilletons ou même, pour les plus grands, des poèmes.
Les plus graves des gros tarés exècrent la transparence, la lumière, la vérité, la franchise, la véracité, la justice et, surtout, la loi et l’État de droit, qu’ils cherchent à pervertir et à assassiner par crainte d’être découverts par les autres et … par eux-mêmes.
KEEP CALM AND ENJOY THÉ SHOW.
Post Scriptum : ne le dites à personne, je crois que ce texte ferait une bonne préface à la plupart des feuilletons de la vie humaine.
Précision : l’agencement des anciens chapitres du « Cas Sembrancher » sera effectué prochainement !
LE FILOUGATE
KEEP CALM AND ENJOY THE SHOW
I
HISTOIRE
Dans les années 2000, la Chambre de Surveillance des Avocats, dans laquelle siégeait le très honorable Zouzy de Riedmatten, associé de la vénérable Étude du Ritz, avait décidé de ne plus entrer en matière sur les plaintes, jugées alors excessives et trop nombreuses, formées par Me Alain Cottagnoud, contre un autre associé du Ritz, le dénommé Philippe Lorétan, membre juré de la Commission d’examen du barreau valaisan, examinateur notamment des candidats dans le champ des règles déontologiques applicables au monde du barreau.
De cette guerre presque familiale, « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud » fut le juge final, que d’aucuns dans la nomenklatura valaisanne n’ont jamais voulu lire, ne sachant que trop que certains dominants en ont pris justement pour leur grade, démontrant à cette occasion un esprit de couardise marqué mâtiné d’un désir puissant de nager dans l’illégalité.
Maître Alain Cottagnoud sortit de l’aventure avec les plus grands honneurs, lui que le Valais judiciaire, hors la loi, avait voulu radier du Barreau.
II
FILOU DE SEMBRANCHER
En 2020, en manque peut-être de ses associés aînés qui savaient parfois freiner ses ardeurs faussement vengeresses et folles, issues de cette folie extatique qui laisse penser à un paysage mental très peu ordonné par le bon sens paysan d’antan, Filou du Ritz, réduction sémantique de Philippe de La Chanterie, allié de Chastonay, – surtout ne pas omettre la particule, dirait Madame ! -, ou de Lorétan de Zouze (« père spirituel de l’orphelin ») [1] a décidé de mener une croisade en récusation contre Sébastien Fanti, Préposé cantonal à la Protection des données, et contre l’auteur du présent article démonstratif, coupable d’avoir apporté sur la place publique « Le Cas Sembrancher » et quelques vilenies démocratiques qu’auraient voulu cacher aux citoyens quelques potentats locaux à la recherche de cette rédemption qu’ils croient nécessaire au sauvetage de leurs âmes.
Pourvu d’une logique toute singulière, dans le but d’éviter toute transparence, celle voulue par un conseiller communal Sembrancher peu en accord avec les méthodes présidentielles, celle agrémentée pour la Cité par L’1Dex, Filou du Ritz à décidé de choisir comme terrain de bataille le Grand-Conseil pour faire dégager Me Sébastien Fanti et la Chambre de surveillance pour mettre de l’ordre dans la profession en y éjectant la voix de L’1Dex, avec l’appui peut-être de ces preux chevaliers qui ont échoué dans leurs vaines tentatives de supprimer la liberté d’expression, tels, par exemple, l’ancien président du Grand- Conseil, Edmond Perruchoud (UDC), ou l’ancienne conseillère nationale, Madame Géraldine Marchand Balet (PDC).
Tremblement et stupeur en perspective.
III
DÉCEPTION ET REMERCIEMENTS
Le lecteur sera déçu d’apprendre qu’il ne saura rien aujourd’hui de l’issue de ces procédures carnavalesques assimilables à du choux blanc versé dans une soupe populaire destinée au landerneau politique et judiciaire.
En revanche, il sourira à pleines dents lorsqu’il saura que la source de cet article est Philippe Lorétan lui-même qui, piégé par son esprit peu éclairé, a cru que L’1Dex disposait déjà de l’acte de vente immobilière signé le 9 septembre 2015 entre la commune de Sembrancher et la société anonyme ERAC SA. La vérité est pourtant que L’1Dex ne disposait pas avant cette glorieuse semaine du contenu proprement désopilant de l’acte « litigieux ». Il sied donc ici de remercier le notaire instrumentateur dudit acte d’avoir communiqué librement à un média un objet notarial d’informations aussi captivant en se servant de la chambre de surveillance des avocats. On va espérer pour lui que ses clients seront satisfaits de cet acte chevaleresque, celui de déposer une énième plainte disciplinaire contre un confrère qui avait su pourtant être si bienveillant avec lui, jusqu’à ce moment crucial où un journaliste du Matin Dimanche, si bien informé, avait cru très intelligent de colporter des calomnies inutiles à monencontre en protégeant sa funeste source.
Mais il faut aujourd’hui que L’1Dex remercie chaleureusement l’Étude du Ritz pour avoir libéré des informations si décisives permettant de mieux apprécier les mécanismes divers et variés et les subterfuges politico-notariaux de dépouillements des corporations publiques et de renversements de l’État de droit.
À vos loupes !
IV
LA CHAMBRE DE SURVEILLANCE N’EST PAS UN ORGANE DE PRESSE
L’étonnement d’une saisine de la Chambre de surveillance en relation avec « Le Cas Sembrancher » ne manque pas de surprendre. En effet, le lecteur doit ici savoir que cette autorité est amenée à sanctionner des comportements en lien avec l’exercice de la profession d’avocat. Or, hélas pour le vengeur à visage découvert, l’AntiZorro des Alpes valaisannes, je n’ai jamais eu le moindre mandat à Sembrancher, pas le moindre client de là-haut en trente ans de carrière. Je connais bien le tribunal de l’Entremont, qui siège à Sembrancher, et dans lequel sont renvoyés parfois les Bagnards et les gens de Vollèges, mais le Sembranchard est une espèce qui m’est inconnue. Pour être précis, l’habitant de là-haut, je le connais comme lecteur de L’1Dex : quelques-uns en effet, plus nombreux après la lecture de cet article je l’espère (merci Filou !), sont abonnés, m’ont appelé et m’ont même refilé quelques tuyaux de première main sur le fonctionnement politique de là-bas. Mais, en tout état de cause, je ne peux donc pas être attrait devant cette instance, la chambre de surveillance des avocats, composée par quelques-uns des ami(e)s du héros du jour, puisque les Sembranchards ne sont – hélas – pas mes mandants.
–
Le brave vengeur impénitent n’en est pas à son coup d’essai, ayant été déjà échaudé que sa plainte contre « Il est cinq heures, la justice s’éveille » [2] a été jugée irrecevable. Mais je profite de l’occasion pour rappeler l’existence de ce chef d’œuvre anti-romanesque, plus vrai que vrai, de ce document majeur de compréhension du barreau confraternel et matinal de chez nous, disponible pour le prix d’un abonnement annuel à L’1Dex. Un grand moment de littérature intime de la justice de chez nous. Vous y découvrirez des petites merveilles qui dépasseront le plaisir qui est déjà le vôtre, me lisant.
Un grand bonjour ici à Marie-Claire, l’héroïne féminine de ce feuilleton majeur, du bureau d’avocats Pont-Pont, dont le héros n’est pas l’auteur, mais Filou de Charles-Henri.
V
Un acte notarial phénoménal
À ces précisions liminaires doivent succéder les joyeusetés du Filougate, terme emprunté au Watergate, au Verbiergate, au surnom affectueux donné par Zouzy du Lions’ Club, auquel appartient aussi, je crois, Bernard Giovanola, le président de Sembrancher, qui va saisir, après la lecture de cet article, la signification profonde de l’adage selon lequel les amis de mes ennemis ne sont pas mes amis.
Et, précisément, en sa qualité de président royal de Sembrancher, le susnommé Giovanola, assureur présidentiel de son état, membre très orange du PDC, a signé un acte de vente immobilière en l’Étude du Ritz, dont le notaire était (Me) Philippe Lorétan, allié Thomas de Saxon, et dont la partie venderesse était la société anonyme ERAC SA [3], dont l’administrateur était le Sembranchard et très radical Adolphe Ribordy (PLR), également conseiller communal à Sembrancher.
Je résume : Lorétan notaire stipule un acte entre Giovanola et Ribordy, tous deux agissant pour des corporations, l’une publique (les sous des citoyens), l’autre privée (est membre de la SA également le fils de la sœur du radical, ainsi que sa mère, Mme Schenkel, qui a fait carrière professionnelle en l’Étude du Ritz auprès de Me Antoine Zen Ruffinen, le spécialiste renommé du droit des constructions et conseiller émérite de la commune de Bagnes dans le Verbiergate). L’utilité de ces renseignements apparaîtra aux lecteurs dans quelques minutes.
Le caractère extraordinaire de ce récit, le lecteur ne le saura jamais, est que les propres acteurs de l’acte du 9 septembre 2015, conclu à l’Avenue Ritz à SIon, vont être eux-mêmes KO debout lorsqu’ils saisiront la profondeur de leurs inconvenances. Ils vont se dire : « mais comment avons-nous pu merder à ce point ? » Oui, comment ! Et à quel point !
Vous languissez, chers lecteurs ? Ne voulant point vous faire attendre, j’offre à votre vue une copie de la partie essentielle de l’acte de vente immobilière du 9 septembre 2015. Mais, avant que vous ne découvriez ce chef d’œuvre notarial ébouriffant, je veux vous conter la méprise totale dans laquelle s’est trouvé Filou du Ritz emporté par sa colère folle à mon égard. Piégé par mes écrits antérieurs sur « Le Cas Sembrancher », cet avocat et notaire, dont les actes portés à mon encontre, avec ses associés, décrits dans « Il est cinq heures, la justice s’éveille », dénotent une personnalité bien étrange, à cru que j’étais déjà en possession d’une copie de cet acte. Mais il avait tout faux, le pauvre. En effet, j’ai pris connaissance de ce monument que par l’intremédiaire de la chambre de surveillance incompétente [4] des avocats à qui Philippe Lorétan avait transmis lui-même la chose. La preuve de ce que j’avance est inscrite dans cet article : en effet, eu égard à mon amitié indéfectible pour Filou de la Chanterie, quel lecteur pourra croire que je n’aurai pas fait briller et scintiller les énormités que je vais vous conter il y a déjà plusieurs mois ? Oui, cher Philippe, je te remercie d’avoir une fois de trop fait briller ta haine [5] à mon égard devant la Chambre de surveillance des avocats car, sans elle, je n’aurais pas pu démontrer à tout un chacun dans la Cité, la profondeur des mécanismes institutionnels qui permettent à quelques-uns, tes amis parfois, de s’enrichir sur le dos des citoyens.
Assis à votre table, vautré dans votre lit ou vous baladant sous un soleil magnifique, chers lecteurs, vous m’agrippez pour que l’en vienne à la chose. La voici dans son éternelle splendeur :
Le lecteur aura compris que trois parcelles appartenant à ERAC SA sont cédées à la Commune de Sembrancher pour le prix de 140 francs/m2. Les parcelles représentent une surface totale de 4336 m2. Au prix de 140 m2, cela représente le prix total de 607’040 francs. Or, le prix de vente fixé dans l’acte est de 621’040 francs, soit une différence en faveur de ERAC SA de 14’000 francs. Le lecteur scrupuleux aura compris que la parcelle de 377 m2 a été cédée pour le prix de 66’780 francs, et non pas au prix de 52’780. Ainsi, en lieu et place du prix par m2 de 140 fr., la parcelle a été cédée au prix de 177 fr./m2.
Ni le notaire, Philippe Loretan, ni sa secrétaire, ni le président de Sembrancher, Bernard Giovanola, ni le secrétaire communal, Daniel Emonet, ni Adolphe Ribordy, conseiller communal, ni son frère, ni le registre foncier, n’ont émis la moindre réserve en signant cet acte, lu par le notaire, en présence de toutes les parties, et préalablement adressé pour éventuelles modifications à tous ces éminents artistes.
Mais l’enquête de L’1Dex, née de cette magnifique transmission de l’acte du 9 septembre 2015, reçu très récemment, ne s’est pas arrêté à ces constatations.
Il faut savoir qu’un acte de vente doit être précédée d’une décision du Conseil communal de Sembrancher acceptant la proposition d’acquisition. Elle doit de plus, mais là n’est pas aujourd’hui la question, être entérinée par l’assemblée primaire dès l’instant où le montant du prix de vente est supérieur au 5 % des recettes brutes de la commune.
Or, lorsque le Conseil communal a pris connaissance du souhait de ERAC SA, par Adolphe Ribordy, de vendre leurs propriétés de la Chapalette, il a été précisé effectivement que le prix des parcelles serait fixé à 140 fr./m2 pour la majeure partie des surfaces, sous réserve d’un prix de 100 fr./m2 pour le terrain nécessaire à la prolongation de la route d’accès jusqu’au pont de l’Ilon. Selon les premiers renseignements, encore incomplets fournis à L’1Dex, il apparaît que cette surface routière représente une surface de l’ordre de 300 m2, soit une différence de prix de 12’000 francs (300 m2 x 40 fr. = 12’000 francs).
Ainsi, par la grâce d’un acte notarial majestueux, la Commune de Sembrancher s’est engagé à verser à une société dont l’administrateur est un membre de son Conseil communal un montant de quelque 26’000 francs supérieur à celui ayant fait l’objet de l’accord donné par le Conseil communal.
Inutile de vous dire que l’assemblée primaire n’a pas été informée de tous ces éléments, elle qui a été, dans l’urgence, pris à partie le 15 décembre 2015 [6] :
VI
La parole de Roberto
Interpellé, le Président du Conseil d’Etat de l’époque, avait répondu ainsi à une sollicitation de L’1Dex. Il n’avait pas cru nécessaire d’adresser une copie de l’acte, secret de fonction oblige, mais sa réponse mérite d’être aujourd’hui communiquée au public :
Les spécialistes du notariat auront observé que le Conseiller d’Etat a omis de préciser la date exacte de l’inscription au Registre foncier, se contentant de mentionner qu’il s’agissait de l’année 2015, et oublié de me dire que dans l’acte instrumenté par Me Philippe Lorétan n’était pas mentionnée que l’acte devait être soumis à l’assemblée primaire et que les modalités du prix de vente fixaient curieusement des échéances réparties sur … trois ans.
Les lecteurs dotés d’une loupe n’auront pas manqué de lire que Monsieur Roberto Schmidt a eu la prudence d’adresser une copie de son écrit à Frédéric Favre et, surtout, à Maurice Chevrier, le Chef du Service des Affaires intérieures de l’Etat du Valais, chargé de la surveillance des communes, ains qu’au secrétaire général du département, Monsieur Olivier Beney, grand ami … de l’Etude du Ritz.
Une copie de cet article avec quelques annexes sera naturellement transmise au Capitaine Julien Reynard, à charge pour lui de transmettre ces documents d’intérêt public à l’ami de Philippe Loretan, le procureur général Nicolas Dubuis, celui-là même qui perçoit le mensonge d’autrui dans le simple mouvement de la pupille de l’oeil droit.
Bonjour à tous les amis de l’Etat de droit.
[1] Propos tenu au soussigné en un autre temps par Me Hildbrand de Riedmatten, ancien Président du Lions’ Club
[2] Je recommande la lecture de ce roman vrai (tous les détails sont exacts et documentés et les noms des personnages bien réels)
[3] CHE-103.020.347
[4 ] L’incompétence est ici à entendre au sens procédural du terme, incompétence ratione materiae
[5] Le lecteur doit ici bien saisir que la haine, à l’exemple de l’amour, peut ne pas être réciproque. Vous avez saisi ? Oui ? Alors vous êtes bien plus sagace que Marie-Claire Pont, juge fédérale suppléant
[6] Cet extrait de procès-verbal m’a également été fourni gracieusement par Me Philippe Lorétan par la Chambre de Surveillance des Avocats Valaisans
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EN TOUTE LIBERTE
I
DELIRE
Délirons ensemble, mes frères, et voyons où tout cela va nous mener.
Vous m’avez bien compris ? Je n’en suis pas sûr. Je vais être plus clair : entrons, groupés, chers lecteurs, dans cette zone de l’autre, dans laquelle nous trouverons un banc, au soleil, et contemplerons la folie d’autrui.
Et surtout, n’oublions pas la devise de ce feuilleton, dont la longueur est totalement imprévisible.
Pourquoi imprévisible ? Parce que, face à la folie, même les meilleurs psychiatres, passionnés par leur métier, sont en émoi. Je le pressens, certains frissonnent déjà.
II
LA LETTRE DU RF DE MARTIGNY
III
A SLOBA
Sion, le 8 mai 2020
AFFAIRE STEPHANE RIAND c. PHILIPPE LORETAN & CONSORTS
Madame la Conservatrice,
C’est avec plaisir que je réponds à votre légitime curiosité exprimée dans votre lettre du 6 mai 2020.
Mon intérêt juridique personnel, qui n’est pas celui de l’avocat, ni du notaire, mais du citoyen harcelé par un confrère dépourvu de bon sens est fondé sur la documentation jointe, après la lecture de laquelle vous comprendrez la nature de l’intérêt légitime qui est le mien à obtenir les simples renseignements que je vous demande aujourd’hui de m’adresser.
Cela étant posé, je profite de l’occasion pour vous demander simultanément de me fournir une attestation formelle selon laquelle le Registre foncier de Martigny n’a reçu aucune demande de ma part de quelque nature que ce soit avant ma demande du 4 mai 2020 (pli recommandé n° 98.00.991909,00350820) portant sur des parcelles situées sur commune de Sembrancher. Vous comprendrez aussi les raisons de ma demande après avoir lu la remarquable documentation fournie en annexe.
Je ne saurais pour le surplus, en lien avec cette documentation, achever cette lettre sans vous recommander chaleureusement la lecture de l’article intitulé « Philippe Lorétan et le Filougate (1) » paru récemment à L’1Dex sous ma signature (cf. https://1dex.ch/2020/05/philippe-loretan-et-le-filougate/#.XrUHNZk69hE).
Une copie de la présente est adressée à la Chambre de Surveillance des Avocats Valaisans, avec indication donnée à cette autorité que je ne pourrais leur fournir ma réponse circonstanciée qu’après obtention des renseignements idoines auprès du Registre foncier de Martigny.
Je ne doute pas qu’en votre qualité de fonctionnaire soucieuse de la préservation de l’Etat de droit, vous ne répondiez avec diligence à ma légitime requête personnelle, non pas, je le répète, d’avocat, mais de citoyen responsable (cf. réponse par courriel au soussigné de M. Roberto SCHMIDT révélée dans l’article susindiqué).
Une copie de la présente est également adressée au Président du Gouvernement, au Chef du département de la sécurité et des institutions et au Chef du Département des Finances par souci de transparence publique, eu égard aux échanges intervenus jusqu’à ce jour entre la présidence du Conseil d’Etat, le Département des finances, [et] (1) le Département chargé des institutions.
Ma secrétaire, par ailleurs députée suppléante UDC au Grand-Conseil, qui a rédigé la lettre du 4 mai 2020, me lit en copie.
Certain de votre souci de célérité, je vous prie d’agréer, Madame la Conservatrice (2), l’expression de mes salutations distinguées.
Stéphane RIAND
Annexe :
Lettre de la Chambre de Surveillance des Avocats avec les annexes
Copies à :
Présidence du Conseil d’Etat (sans les annexes)
Département des institutions, M. Frédéric FAVRE (sans les annexes)
Département des finances, M. Roberto SCHMIDT (sans les annexes)
Chambre de surveillance des avocats valaisans (sans les annexes déjà connues de cette autorité)
Secrétariat (pour raison de confinement)
IV
FREMISSEMENTS A VENIR
Le lecteur scrupuleux et attentif a bien compris que je le tiens par le cordon du suspense, puisque je ne lui dévoile pas la teneur de la documentation que vient de recevoir la très sympathique conservatrice du Registre foncier de Martigny. J’aimerais ici qu’elle sache, peut-être l’a-t-elle oublié, car je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois dans ma vie, que je l’apprécie beaucoup. J’ai en effet, contrairement à d’autres, une nature telle que j’aime beaucoup ceux et celles qui m’ont rendu un petit service. Elle aura compris, par ce petit mot, si elle a bien lu le commencement tonitruant de ce feuilleton que je crois qu’elle saura adopter une position strictement légale car, je le présume, elle appartient, comme moi, à ceux qui osent se battre pour l’Etat de droit et qu’elle ne craint pas, comme moi, la loi. Qu’elle ne frémisse donc pas, car la vie est trop courte pour que ceux et celles qui sont bienveillants redoutent trop les affres du destin. Allez, j’ose tout : je l’embrasse. A distance, à cause du confinement.
(1) Dans l’original de ma lettre, j’ai oublié la conjonction de coordination « et ».
(2) Sloboda, en langue slave, signifie liberté.
DODO, L’ADOLPHE DE CHEZ NOUS
I
L’IMPREVISIBLE
Chers lecteurs, j’aimerais vous ôter de la tête une certitude trop vite acquise qui pourrait être la vôtre : l’auteur d’un feuilleton fait semblant de savoir de connaître la fin de la route. Mais la vérité est ailleurs : il ne sait rien et il se meut, comme chacun d’entre nous, dans les terres de l’imprévisibilité. Certes, il a dans sa tête un canevais, il connaît grossièrement le territoire dans lequel doivent se glisser ses mots, mais il doit être prêt aussi à gérer l’incroyable et l’improbable auxques il ne s’attendait pas.
L’auteur connaît ses héros principaux, a su peut-être avant d’autres dénicher le chemin le plus cohérent vers la vérité ou a saisi avant le lecteur la fulgurance d’un événement qui va le conduire dans ces champs encore invisibles pour ceux qui le lisent.
Dans « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud », les documents qui étaient en ma possession au début de l’aventure m’autorisaient, avant le premier chapitre, de savoir que les héros anonymes des premières écriture dévoilées seraient démasques à la fin, des noms représentant des hommes de chair et d’os suppléeraient ainsi des initiales formant le rébus de la trame. Et, à la fin, l’éclat de la vérité épate jusqu’au plus sceptique. Un presque vrai roman policier dans lequel tous les faits judiciaires sont d’une exactitude de Sioux.
Dans « Il est cinq heures, la vérité s’éveille », le lecteur croit d’abord que la vigne et la récusation d’une juge seront les clefs de lecture vers la vérité, et, peu à peu, il comprend la profondeur de l’arnaque commise par des gens au-dessus de tout soupçon. Des hommes, prétendument nobles et mondains, deviennent des pieuvres qui épateront jusqu’aux Bourgeois sédunois.
« Philippe Lorétan et le Filougate », déclenché par la grâce d’une habile manoeuvre de diversion portant sur les informations supposées en possession de L’1Dex, ont provoqué cet improbable qu’affectionne tant l’Ours du Châble, c’est-à-dire cet imprévisible qui surgit dans un feuilleton sans même que l’auteur ne puisse l’avoir imaginé. Et c’est ainsi qu’est tombée dans l’escarcelle de l’auteur un acte que l’on peut qualifier, en reprenant les termes d’un grand avocat octodurien, « d’incroyable ».
Mais l’auteur, qui connaît un peu la jungle dans laquelle il se balade, lui-même surpris par la faute du haineux, devient la cible d’un ancien grand politique et journaliste, qui, à l’évidence, a perdu la boule, oubliant que la colère est très mauvaise conseillère. Je suspecte, mais peut-être ai-je ici un peu trop d’imagination, que ce brave Adolphe Ribordy, Dodo pour les Sembranchards, a dû oublier sur le bisse de sa compréhension quelques épisodes. Ou, autre éventualité, a-t-il eu l’espoir de devenir le héros du feuilleton. Je vais devoir le décevoir : un personnage secondaire ne va pas s’immiscer dans l’aventure et devenir star du spectacle sans l’assentiment du scénariste. Je vais donc devoir décevoir ses supporters, Dodo n’est pas le héros du show.
KEEP CALM AND ENJOY THE SHOW.
II
L’outrance dans tous ses états
Ayant apprécié au-delà de ce que je pouvais supposer la profondeur de mes mots, Adolphe Ribordy, le second de cordée, ancien ami du grand chef de l’escadron, a commis ce commentaire tout en finesse :
III
LE MAFIEUX ET LE FRAUDEUR
Dodo voudrait faire de l’auteur du feuilleton le héros du show. Quelle manque de finesse ! Quelle grossièreté ! Quelle bêtise !
L’1Dex prône le respect de l’Etat de droit. Je propose donc que, sans délai, Roberto Schmidt délègue plusieurs contrôleurs fiscaux pour démanteler ce repaire de fraudeurs fiscaux. Il en va de la crédibilité du service cantonal des contributions ! Dodo, tu dérailles !
Dodo, je te le promets, si des erreurs « manifestes » ont été commises, n’hésite pas, communique-les dans un prochain commentaire, j’en informerai les lecteurs attentifs de L’lDex. Volontaires, mes erreurs ? Sur ce coup, je deviens myope, presque aveugle. Et puis, l’essentiel : quelles erreurs ? Il en va de ta crédibilité, parle !
Dodo, en vrai naïf que je suis, je pensais que tu maîtrisais la langue française. Quelle erreur ! Voici :
MAFIA
nom féminin
1. Société criminelle d’origine sicilienne, organisée en un puissant réseau, dont l’action et l’influence occultes pèsent, dans certains pays, sur l’ensemble des activités économiques, politiques et sociales.
2. Par extension. Toute organisation criminelle et secrète ayant ses propres lois et s’opposant à l’état de droit.
3. Fig. et fam. Coterie, groupe de personnes que des intérêts communs amènent à se soutenir mutuellement. Les anciens de cette école forment une véritable mafia.
Le lecteur de L’1Dex est intelligent. Il aura compris que l’antonyme de « mafia » en français « L’1Dex ». Une objection ?
IV
RACKET
Trois compères voudraient donc racketter la communauté des Sembranchards et auraient engagé, pour ce faire, un avocat qu’ils manipuleraient.
L’avocat est le fils de Clovis Riand, qui aurait mérité un enfant plus sage. Oh, Papa, pardonne-moi !
Cet avocat serait aussi simultanément un conseil manipulé et manipulateur. Ouah, de telles qualités vont provoquer un accroissement de ses honoraires !
Mais, petit obstacle à l’accroissement de ses revenus, il devra savoir à qui adresser sa note. Ah oui, aux trois compères qui veulent racketter la commune de Sembrancher. Ah, je viens d’avoir une idée : Dodo, tu me fournis les noms de ces trois damnés, je leur envoie mes justes honoraires, et on partage. 10 % pour moi, 90 % pour toi, ça te va ?
V
DES MEDIAS PLUS SERIEUX
Dodo a ses entrées au NF, à Canal 9, à Rhône FM.
Qui sait, peut-être même dans Le Monde Diplomatique ou au Guardian.
Dis-nous, Adolphe, à quel média devons-nous nous abonner ?
Bonjour aux trois compères qui, je l’espère, m’offriront un soir, à Sembrancher, une fondue pour que je puisse savoir qui ils sont !
L’OURS DU CHÂBLE EMIGRE A SEMBRANCHER
Par la grâce de ses aventures à nulle autre pareille, Gabriel Luisier, l’Ours du Châble, qui n’a fréquenté ni HEC Lausanne, ni la Harvard Business School, est devenu, presque à son corps défendant, un expert dans l’organisation des institutions politiques de la Cité. S’intéressant à toutes les affaires publiques, il a pris connaissance du premier épisode de ce feuilleton, « Philippe Lorétan et le Filougate », syntagme transformé en titre principal de la série en cours. Confronté à des pratiques claniques incomparables dans le « Verbiergate », Gabriel Luisier a lancé, presque malgré lui, L’1Dex sur la piste magique des récusations nécessaires.
Avec le seul clic droit de la souris, l’enquêteur peut nommer les sept conseillers communaux de Sembrancher : Bernard Giovanola, président, Marie-Madeleine Voutaz, vice-présidente, Guillaume Luy, Luc Marclay, Adolphe Ribordy, Eric Voutaz, Lucien Voutaz auquel il faut adjoindre le secrétaire communal, Daniel Emonet, cousin germain du juge cantonal.
Filou du Ritz, le magicien alchimiste, a donc transmis, sans réfléchir, mû par une haine inféconde contre l’auteur de ce feuilleton à succès, l’acte du 9 septembre 2015, devenu sur les plans civil, administratif et pénal, très problématique. A l’évidence, le conseil communal ne pourra pas faire l’économie d’une analyse complète de la chose.
Mais, voilà que surgit un obstacle majeur qui ne pourra pas être franchi par la municipalité de Sembrancher. Voici l’oxer infranchissable.
Bernard Giovanola, Daniel Emonet et Adolphe Ribordy sont signataires de l’acte litigieux. Ils doivent donc se récuser. Le collège communal de huit personnes est réduit à cinq, car 8 – 3 = 5 (1).
Eric Voutaz, le Petit Prince des Pincées de rêves, ayant déjà déposé une plainte administrative contre le président auprès du Conseil d’Etat et ayant initié une procédure pénale classée par le ministère public (2). Le collège communal est réduit à quatre, car 8 – 3 – 1 = 4.
Guillaume Luy et Lucien Voutaz sont des « amis » du président Giovanola. Toutefois, par souci d’apaisement civique, on va considérer ensemble que les liens d’amitié entre ces deux membres du conseil communal et leur président ne sont pas si étroils qu’il faille les contraindre à se récuser. Le collège communal est tojours réduit à quatre, car 8 – 3 – 1 – 0 = 4.
Le suspense est à son comble puisque demeure en question l’unique cas de Madame Marie-Madeleine Voutaz, mariée (3). La vice-présidente de la commune, comme le savent tous les Sembranchards, travaille en qualité de sommeillère dans un établissement public situé à l’intérieur de la Migros, « La Belle Vie ».
« La Belle Vie » est une enseigne qui appartient à la corporation de droit privé « Café-Bar de l’Entremont Sàrl ».
Les organes de cette Sàrl sont … :
Ainsi, la vice-présidente est employée du président de la commune à travers une Sàrl. Et tout juriste de première année sait que la caractéristique d’une travailleuse est d’être sous la dépendance de son employeur.
Ainsi, le collège communal est réduit à trois, car 8 – 3 – 1 – 1 = 3.
Or, la Loi cantonale sur le régime communal prévoit un quorum spécifique :
1Le conseil municipal ne peut délibérer valablement que si le nombre des membres présents forme la majorité absolue du nombre total de ses membres.
Par conséquent, le conseil communal ne peut pas délibérer. Le dossier doit d’office être transmis à l’autorité de recours, soit au Conseil d’Etat qui doit suppléer l’incapacité formelle de la commune de Sembrancher de rendre toute décision sur le sujet faute de quorum.
Il est donc proposé à chaque conseiller communal d’écrire personnellement au Conseil d’Etat pour toutes décisions utiles (4).
Telles sont les douces conséquences de l’action menée par Philippe Lorétan et la commune de Sembrancher auprès de la Chambre de surveillance des avocats valaisans à l’encontre d’un citoyen n’ayant reçu aucun mandat sur territoire de Sembrancher.
Un parfait autogoal commis par un gardien de but en colère et sans bon sens.
(1) On pourrait s’abstenir de compter le secrétaire communal, mais il ne faut pas perdre de vue l’importance de ce poste dans le fonctionnement d’une commune.
(2) Rassurez-vous, le procureur général, Nicolas Dubuis, ami de Philippe Lorétan, ne sera pas oublié dans ce feuilleton. Mais, patience, mes frères !
(3) Par un autre souci de paix citoyenne, l’activité de l’époux de la présidente ne sera pas discutée, comme pouvant fonder un quelconque motif de récusation.
(4) Action civile, action en nullité de l’acte, dépôt d’une plainte et dénonciation pénale, ouverture d’une procédure disciplinaire, etc.
POLAR
« J’adore ton polar », me disent des gens qui redécouvrent L’1Dex gratuit et qui attendent le prochain épisode. Les Sembranchards sont aux aguets et se demandent ce qui pourrait encore leur tomber sur la tête.
Le roman policier (familièrement appelé « polar » en France) est un roman relevant du genre policier. Le drame y est fondé sur l’attention d’un fait ou, plus précisément, d’une intrigue, et sur une recherche méthodique faite de preuves, le plus souvent par une enquête policière ou encore une enquête de détective privé. L’abréviation « policier » (pour « roman policier ») est également utilisée. Le genre policier comporte six invariants : le crime ou délit, le mobile, le coupable, la victime, le mode opératoire et l’enquête. Le roman policier recouvre beaucoup de types de romans, notamment le roman noir et le roman à suspense ou thriller. Si l’action est transposée au minimum d’un siècle en arrière, on pourra le qualifier raisonnablement de roman policier historique. Il existe également des romans policiers de science-fiction.
À partir d’un cours élaboré en 1985[1], Anne Pambrun a synthétisé[2] des articles définissant le roman policier. Partant de la définition que donne en 1929 Régis Messac dans Le « Detective Novel » et l’influence de la pensée scientifique : “Un récit consacré avant tout à la découverte méthodique et graduelle, par des moyens rationnels, des circonstances exactes d’un événement mystérieux”.
Le lecteur des premiers épisodes aura compris qu’il ne peut s’agir d’un polar, parce qu’aucun des critères usuels n’est réalisé : le délit est connu dès le premier chapitre, c’est l’acte du 9 septembre 2015; les coupables sont nommés; le mobile pue à plein nez, le flouze; la victime est désignée, la commune; le mode opératoire est clairement circonscrit : l’acte notarial en lien avec une séance préalable du conseil communal; l’enquête, menée par le notaire, accessoirement avocat de la commune, donne sur un plateau d’argent les documents attestant les faits. Dit autrement, l’artisan de la découverte de la pièce maîtresse est le détective et participant à l’acte. Ce n’est pas banal.
Un lecteur sédunois assidu nous guide sur une autre piste : « c’est un polar judiciaire ». Je crois qu’il serait plus judicieux si l’on suit ce chemin de catégoriser cet écrit comme « roman vrai judiciaire et politique ». En effet, la trame est instruite dans le réel et non dans l’imaginaire; l’énigme est judiciaire et fondée sur les prononcés futurs de la magistrature, qui devient le scénariste du futur; elle est aussi à être résolue par le pouvoir politique, mis à mal par des pratiques nocives pour la démocratie, car, comme le soutient Vincent Lindon, la corruption politique est bien plus nocive pour la société qu’un brigandage de banque. Le citoyen même, lors des prochaines élections, pourrait être tenté de modifier le script.
Ainsi, l’auteur n’est plus le scénariste de l’histoire, il est davantage une sorte de mémorialiste du temps judiciaire valaisan d’aujourd’hui. Le scénario est en fait à écrire par son vrai auteur, qui n’est pas le soussigné, mais des magistrats encore inconnus et des hommes politiques, organes de corporations de droit public, communale et cantonale. Tout au plus pourra-t-on les guider afin qu’ils ne commettent pas de faute majeure pouvant avoir pour effet de compléter la série du feuilleton.
En fait, le suspense réside pour le lecteur dans la manière dont seront traités par les institutions et quelques individus ces faits qui ont étonné non seulement les Sembranchards mais le Valais dans son ensemble. Et, le lecteur devine, sans le savoir encore, que des surprises pourraient donner à l’ensemble un caractère encore plus incroyable. Et déjà, ce lecteur est abasourdi que des hommes portant cravates, mocassins dorés et vestes de marques, parfumés chez Hermès ou Diesel, généreusement rémunérés par les contribuables, puissent se laisser aimanter par ces aventures saugrenues, les faisant apparaître pour des gens, au mieux très imprudents, au pire très attachés à des avantages pécuniaires illicites.
Et déjà, dans les têtes de lecteurs, s’incruste cette idée fortement arrimée à leurs neurones : mais comment évitera-t-on un procès pénal ?
On peut ici tenter de spoiler la fin de l’histoire : pourquoi se soucier du droit si le canton est un Etat de non-droit ? Mais, justement, le lecteur salive déjà : et si ce canton, le sien, devenait subitement un territoire où pourrait régner à nouveau la loi ?
Le mémorialiste ne dit plus rien; il étudie les hypothèses; il consulte les jurisprudences; il lit la doctrine dominante; il vérifie les points de détails; il s’entretient même avec des pénalistes aguerris. Et, il le sent, il est proche d’attraper la vérité judiciaire. Il respire un bon coup et il se tient fermement à l’ancre qu’il a choisie dès le premier mot écrit :
KEEP CALM AND ENJOY THE SHOW.
DES CHOSES SIMPLES
Le confinement permet d’aller à l’essentiel : tenter d’être bienveillant à l’égard d’autrui, fut-il le plus sot, le plus bavard ou le plus dévergondé. Ou même, le plus méchant (1) . Accroché à cet élément fondant des relations saines dans la société, je me suis donné l’ordre d’appliquer ce principe sans délai à Sembrancher. Peut-être ai-je été aidé dans ce sens par la lecture de « Pincées de rêves » (2) de Éric Voutaz, le conseiller communal de Sembrancher, citant Spinoza : « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice ». Mû par cet état d’esprit, je me suis dit qu’un citoyen éclairé se devait d’aller au plus simple et de ne pas tenter de piéger le Président de Sembrancher, déjà en souci, et peut-être plus guère en état de répondre à des requêtes trop compliquées. Je vais donc faire simple :
« Monsieur le Président »,
Tout compte fait, comme le secrétaire doit être assez sobre pour lui apporter le soutien logistique approprié, je veux être plus précis :
« Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire communal,
Par la présente, je vous demande de me faire parvenir l’extrait du procès-verbal du conseil communal relatif à la décision de l’exécutif de me dénoncer auprès de la chambre disciplinaire des avocats. Ma requête est naturellement fondée sur mon intérêt légitime personnel. »
Je m’interroge : comprendront-ils le terme « légitime » ? Si jamais, ils pourront se rendre dans une librairie à Martigny, Le Baibab par exemple, pour se procurer un dictionnaire.
Je poursuis :
« Je profite de cette écriture, la première me semble-t-il que j’adresse à votre municipalité, pour vous demander, par simple curiosité citoyenne, de me faire parvenir, en me fondant sur les règles fédérales et cantonales régissant la transparence, de me communiquer une copie de toutes les notes d’honoraires, provisions et factures qui ont été adressées à votre corporation par l’Étude du Ritz, soit par Me Hildebrand de Riedmatten, ancien président du Lions Club, soit par Philippe Lorétan, fils de Charles-Henri. »
J’espère, chers lecteurs, que le ton adopté est assez poli, car je ne voudrais pas jeter encore de l’huile sur le feu.
Une dernière chose simple me paraît indispensable :
« Sachant par ouï-dire, que le Sembranchard peut être parfois d’une timidité excessive, je m’autorise à vous remercier en son nom d’avoir permis à tous les citoyens, dans un souci de vraie transparence qui vous honore, par tiers interposés, de me communiquer une copie de l’acte du 9 septembre 2015 par lequel la commune a acquis pour quelque 621’000 francs de la société ERAC SA un terrain situé dans une zone éminemment stratégique, puisque assez proche de cet établissement public que vous chérissez, « La Belle Vie », au lieu-dit La Chapalette (3)
L’avenir étant imprévisible, comme le dit le grand virologue français Didier Raoult, je ne sais si vous m’inviterez pour un café – croissant(s) un jour, alors je voudrais encore vous dire une dernière chose très simple : ne pensez jamais que je cherche à vous importuner, car, entre nous, vous le savez bien, il n’y a rien de personnel, puisque nous ne nous sommes jamais rencontrés. Alors pourquoi cet acharnement, vous interrogerez-vous ? Pour faire court, et sans vous importuner avec des choses trop intimes qui me renverraient à New York, dans le quartier des Gossip Girls, qu’ont adoré mes deux dernières filles, je ne peux que vous recommander la lecture d’un document qui vous fournira toutes les explications nécessaires quant à ma légitime et compréhensible ténacité : « Il est cinq heures, la justice s’éveille » (4). Ce texte proprement ahurissant, oui, oui, je vous l’assure, vous éclairera sur ces petites choses simples qui me tiennent à cœur. »
Une dernière formule de politesse s’impose :
« Dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les meilleures. »
Je choisis de ne pas adresser de copies aux conseillers communaux : ils lisent L’1Dex, encore gratuit (5).
Post Scriptum : tout compte fait, je supprime « Monsieur le Secrétaire communal ».
(1) Un père pas assez présent ou trop tôt disparu, ça laisse des traces, disent ceux qui veulent excuser l’inadmissible
(2) Aux Editions, La Maison Bleue
(3) Un ou deux « p ». Trop paresseux pour vérifier
(4) Il est suggéré au conseil communal d’organiser une séance spéciale au cours de laquelle je pourrais faire une conférence sur cette chose simple et tout sauf rébarbative : il ne faudrait que les historiens de demain de votre village ratent cet élément-clef de compréhension expliquant la raison pour laquelle est né un autre feuilleton « Le Cas Sembrancher ».
(5) Finalement, par souci de publicité pour L’1Dex, je choisis comme illustration à cet article la couverture magique de « Il est cinq heures, la justice s’éveille » : l’éclair, vous l’avez noté, est comme dirigé vers le nord de la ville de Sion.
LE HAUT PROTECTEUR ET LES BASSES OEUVRES
Une question indigeste secoue le cocotier des serviles et des nantis du canton du Valais : Frédéric Favre a-t-il choisi de devenir le sauveur de l’Étude du Ritz et des mandants communaux de Philippe Lorétan et de ceux qui sont [encore] ses compères de jeu ?
Le décor de la chose doit être campé : Frédéric F., l’apprenti-chef en costume croisé, est le garant de la sécurité du droit, des institutions et des affaires communales pour le canton du Valais. Il est le référent généralissime indépassable de la police cantonale et de la surveillance des corporations de droit public que sont les communes; il est aussi en quelque sorte le garant, pour l’exécutif cantonal, du fonctionnement approprié du ministère public, même si la séparation des pouvoirs l’empêche de se glisser dans la gestion des procédures pénales. Ses subordonnés gèrent également les aspects administratifs liés à la Chambre de surveillance des avocats. Frédéric Favre est enfin le grand protecteur des APEA (1).
Dans sa garde rapprochée institutionnelle intérieure se trouve au premier rang Monsieur Olivier Beney, secrétaire général administratif du département de la sécurité et des institutions, auquel a été associé le sport qu’apprécie l’élégant qui, avant le COVID-19, fréquentait le huppé Hangar 44, où un informateur de L’1Dex l’y a vu discuter affaire avec le président de la Commission Cantonale des Constructions, un ami de parti (PLR). À ses côtés pour l’assister dans ce déraillement incomparable des institutions de notre canton, il y a l’inoubliable Maurice Chevrier, qui chapeaute, si l’on peut dire, les secrétariats des communes valaisannes en sa qualité de Chef du Service des Affaires Intérieures.
À l’extérieur de l’enceinte institutionnelle, mais en réalité immergée au plus profond du théâtre des opérations, se meut l’Étude du Ritz, dont je connais le fonctionnement aussi bien que Juan Branco connaît la Macronie décrite dans Crépuscule, ce monde créateur de l’entre-soi de la dominance que le simple péquin naïf croit arrimée au bien public alors qu’elle est mue par des intérêts personnels qui ont été décrits avec une extrême précision chirurgicale dans « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud » et dans « Il est cinq heures, la justice s’éveille », dont Le Nouvelliste, par un feint respect pour deux de ses anciens administrateurs, Zouzy de Riedmatten et Maurice Tornay, n’a pas dit un seul mot. Guillaume Grand, le dernier associé de l’Étude du Nord, est un grand ami de son « parrain » Olivier Beney, le capitaine d’intendance du karatéka. Et l’Amiral gâlonné du Ritz, Philippe Lorétan, a été introduit auprès de Frédéric Favre par Beney et par le syntagme « Philippe Nantermod », dont l’assistant parlementaire et chroniqueur au NF est le propre fils de Filou.
L’achèvement grossier des présentations passe par ces rappels accessoires : Me Stéphane Jordan est l’avocat de l’Étude du Ritz; dans ces deux études y a travaillé la fille de Éloi Rossier, Me Valentine Roduit-Rossier, dont l’époux est l’une des clefs de la Constituante; au Ritz sont connus aussi des juges cantonaux œuvrant au sein de la justice militaire bien connue de Filou, grand instructeur de la science du code pénal militaire, l’un d’entre eux, Stéphane Spahr, ayant même eu l’insigne honneur d’être le stagiaire de mon « ami » Zouzy des Collines.
L’essentiel est aujourd’hui ailleurs : l’Étude du Ritz représente les intérêts de la commune de Bagnes; Éloi Rossier est un grand ami de Me Antoine Melchior Zen Ruffinen, le spécialiste incontesté du droit des constructions en Valais. L’Étude du Ritz représente aussi et simultanément la commune de Sembrancher, son président, Bernard Giovanola, membre du Lions Club (2) avec le « noble » de Riedmatten, ainsi que le secrétaire de la commune de Sembrancher, Daniel Emonet, cousin germain du juge cantonal Jérôme Emonet. Philippe Lorétan est ainsi simultanément avocat et notaire de la commune de Sembrancher, avocat du président de la commune de Sembrancher, avocat du secrétaire de la commune, notaire de l’acte notarial inoubliable de septembre 2015, dont les parties étaient la commune de Sembrancher et Erac SA, dirigée par un conseiller communal de Sembrancher, Adolphe Ribordy, dont la sœur a été pendant trente ans la secrétaire de l’Étude du Ritz. Et Philippe Lorétan est par ailleurs encore, sans que son inestimable ami le procureur général Nicolas Dubuis s’en étonne, le défenseur des intérêts de la commune dans l’affaire des constructions illicites de Bagnes. Le meilleur ami de Philippe Lorétan est Éric Comina, dont le frère est Grégoire Comina, dont le rôle, comme l’a révélé l’Ours de Bagnes, Gabriel Luisier, a été majeur dans le Verbiergate.
Philippe Lorétan est aujourd’hui, cerise sur un gâteau, l’accusateur et récusateur de Sébastien Fanti, le préposé cantonal à la protection des données et la transparence, dont il a été l’avocat, et qu’il a accusé notamment d’avoir violé son devoir de fonction, ce qui constitue une diffamation selon l’avocat martignerain Me Michel Ducrot qui n’exclut pas d’assumer la défense des intérêts de l’homme de la transparence, œuvre éminemment d’intérêt sanitaire, comme le démontrera bientôt la suite du feuilleton.
À ceux qui l’auraient oublié, je rappelle que Philippe Lorétan a été l’avocat du commandant de la police cantonale, Christian Varone, dans le « Caillougate », l’avocat de plusieurs policiers, l’avocat de Jean-Marie Cleusix et est membre de la Commission d’examen au Barreau, prétendu spécialiste ès … déontologie.
Et, aujourd’hui, Philippe Lorétan et l’Étude du Ritz se placent sous la protection rapprochée de Frédéric Favre.
Chers lecteurs, respirez un bon coup, et n’oubliez pas notre devise commune, en ce moment charnière où l’ombre va devenir lumière :
KEEP CALM AND ENJOY THÉ SHOW.
Post Scriptum : mon premier lecteur, qui n’est ni de Bagnes, ni de Sembrancher, ni de Sion, à du bon sens : « Les grands appétits font les grandes indigestions ».
Explication des illustration :
Frédéric Favre a certainement bien aimé manger à la Rue de la Chanterie et Olivier Beney vous expliquera que l’affiche du Parrain n’est pas celle de l’original avec Marlon Brando.
(1) Le lecteur est renvoyé aux « Patatras ».
(2) Est-ce vrai, me questionne un lecteur qui connaît bien Sir Giovanola, que Bernard est au Lions Club ? Si ce renseignement est faux, Bernard nous le dira lorsqu’il sera entendu à la Rue des Vergers et L’1Dex publiera un rectificatif à la UNE. Il nous expliquera aussi, qui sait, ne pas connaître Zouzy des Mayens-de-Sion.









C’est quand que les médias dominants vont s’excuser d’avoir suivi la volonté des tarés pour décrédibiliser un avocat si rempli de raisonnement et d’humanité ?
Belles définitions de perversion, narcissisme et psychopathe.
Un jour, vous leur direz : « vie ste faneni » Me Riand !