PHILIPPE LORETAN ET LE FILOUGATE (1)

8 mai 2020

KEEP CALM AND ENJOY THE SHOW

I

HISTOIRE

Dans les années 2000, la Chambre de Surveillance des Avocats, dans laquelle siégeait le très honorable Zouzy de Riedmatten, associé de la vénérable Étude du Ritz, avait décidé de ne plus entrer en matière sur les plaintes, jugées alors excessives et trop nombreuses, formées par Me Alain Cottagnoud, contre un autre associé du Ritz, le dénommé Philippe Lorétan, membre juré de la Commission d’examen du barreau valaisan, examinateur notamment des candidats dans le champ des règles déontologiques applicables au monde du barreau.

De cette guerre presque familiale, « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud » fut le juge final, que d’aucuns dans la nomenklatura valaisanne n’ont jamais voulu lire, ne sachant que trop que certains dominants en ont pris justement pour leur grade, démontrant à cette occasion un esprit de couardise marqué mâtiné d’un désir puissant de nager dans l’illégalité.

Maître Alain Cottagnoud sortit de l’aventure avec les plus grands honneurs, lui que le Valais judiciaire, hors la loi, avait voulu radier du Barreau.

II

FILOU DE SEMBRANCHER

En 2020, en manque peut-être de ses associés aînés qui savaient parfois freiner ses ardeurs faussement vengeresses et folles, issues de cette folie extatique qui laisse penser à un paysage mental très peu ordonné par le bon sens paysan d’antan, Filou du Ritz, réduction sémantique de Philippe de La Chanterie, allié de Chastonay, – surtout ne pas omettre la particule, dirait Madame ! -, ou de Lorétan de Zouze (« père spirituel de l’orphelin ») [1] a décidé de mener une croisade en récusation contre Sébastien Fanti, Préposé cantonal à la Protection des données, et contre l’auteur du présent article démonstratif, coupable d’avoir apporté sur la place publique « Le Cas Sembrancher » et quelques vilenies démocratiques qu’auraient voulu cacher aux citoyens quelques potentats locaux à la recherche de cette rédemption qu’ils croient nécessaire au sauvetage de leurs âmes.

Pourvu d’une logique toute singulière, dans le but d’éviter toute transparence, celle voulue par un conseiller communal Sembrancher peu en accord avec les méthodes présidentielles, celle agrémentée pour la Cité par L’1Dex, Filou du Ritz à décidé de choisir comme terrain de bataille le Grand-Conseil pour faire dégager Me Sébastien Fanti et la Chambre de surveillance pour mettre de l’ordre dans la profession en y éjectant la voix de L’1Dex, avec l’appui peut-être de ces preux chevaliers qui ont échoué dans leurs vaines tentatives de supprimer la liberté d’expression, tels, par exemple, l’ancien président du Grand- Conseil, Edmond Perruchoud (UDC), ou l’ancienne conseillère nationale, Madame Géraldine Marchand Balet (PDC).

Tremblement et stupeur en perspective.

III

DÉCEPTION ET REMERCIEMENTS

Le lecteur sera déçu d’apprendre qu’il ne saura rien aujourd’hui de l’issue de ces procédures carnavalesques assimilables à du choux blanc versé dans une soupe populaire destinée au landerneau politique et judiciaire.

En revanche, il sourira à pleines dents lorsqu’il saura que la source de cet article est Philippe Lorétan lui-même qui, piégé par son esprit peu éclairé, a cru que L’1Dex disposait déjà de l’acte de vente immobilière signé le 9 septembre 2015 entre la commune de Sembrancher et la société anonyme ERAC SA. La vérité est pourtant que L’1Dex ne disposait pas avant cette glorieuse semaine du contenu proprement désopilant de l’acte « litigieux ». Il sied donc ici de remercier le notaire instrumentateur dudit acte d’avoir communiqué librement à un média un objet notarial d’informations aussi captivant en se servant de la chambre de surveillance des avocats. On va espérer pour lui que ses clients seront satisfaits de cet acte chevaleresque, celui de déposer une énième plainte disciplinaire contre un confrère qui avait su pourtant être si bienveillant avec lui, jusqu’à ce moment crucial où un journaliste du Matin Dimanche, si bien informé, avait cru très intelligent de colporter des calomnies inutiles à monencontre en protégeant sa funeste source.

Mais il faut aujourd’hui que L’1Dex remercie chaleureusement l’Étude du Ritz pour avoir libéré des informations si décisives permettant de mieux apprécier les mécanismes divers et variés et les subterfuges politico-notariaux de dépouillements des corporations publiques et de renversements de l’État de droit.

À vos loupes !

IV

LA CHAMBRE DE SURVEILLANCE N’EST PAS UN ORGANE DE PRESSE

L’étonnement d’une saisine de la Chambre de surveillance en relation avec « Le Cas Sembrancher » ne manque pas de surprendre. En effet, le lecteur doit ici savoir que cette autorité est amenée à sanctionner des comportements en lien avec l’exercice de la profession d’avocat. Or, hélas pour le vengeur à visage découvert, l’AntiZorro des Alpes valaisannes, je n’ai jamais eu le moindre mandat à Sembrancher, pas le moindre client de là-haut en trente ans de carrière. Je connais bien le tribunal de l’Entremont, qui siège à Sembrancher, et dans lequel sont renvoyés parfois les Bagnards et les gens de Vollèges, mais le Sembranchard est une espèce qui m’est inconnue. Pour être précis, l’habitant de là-haut, je le connais comme lecteur de L’1Dex : quelques-uns en effet, plus nombreux après la lecture de cet article je l’espère (merci Filou !), sont abonnés, m’ont appelé et m’ont même refilé quelques tuyaux de première main sur le fonctionnement politique de là-bas. Mais, en tout état de cause, je ne peux donc pas être attrait devant cette instance, la chambre de surveillance des avocats, composée par quelques-uns des ami(e)s du héros du jour, puisque les Sembranchards ne sont – hélas – pas mes mandants.

Le brave vengeur impénitent n’en est pas à son coup d’essai, ayant été déjà échaudé que sa plainte contre « Il est cinq heures, la justice s’éveille » [2] a été jugée irrecevable. Mais je profite de l’occasion pour rappeler l’existence de ce chef d’œuvre anti-romanesque, plus vrai que vrai, de ce document majeur de compréhension du barreau confraternel et matinal de chez nous, disponible pour le prix d’un abonnement annuel à L’1Dex. Un grand moment de littérature intime de la justice de chez nous. Vous y découvrirez des petites merveilles qui dépasseront le plaisir qui est déjà le vôtre, me lisant.

Un grand bonjour ici à Marie-Claire, l’héroïne féminine de ce feuilleton majeur, du bureau d’avocats Pont-Pont, dont le héros n’est pas l’auteur, mais Filou de Charles-Henri.

V

Un acte notarial phénoménal

À ces précisions liminaires doivent succéder les joyeusetés du Filougate, terme emprunté au Watergate, au Verbiergate, au surnom affectueux donné par Zouzy du Lions’ Club, auquel appartient aussi, je crois, Bernard Giovanola, le président de Sembrancher, qui va saisir, après la lecture de cet article, la signification profonde de l’adage selon lequel les amis de mes ennemis ne sont pas mes amis.

Et, précisément, en sa qualité de président royal de Sembrancher, le susnommé Giovanola, assureur présidentiel de son état, membre très orange du PDC, a signé un acte de vente immobilière en l’Étude du Ritz, dont le notaire était (Me) Philippe Lorétan, allié Thomas de Saxon, et dont la partie venderesse était la société anonyme ERAC SA [3], dont l’administrateur était le Sembranchard et très radical Adolphe Ribordy (PLR), également conseiller communal à Sembrancher.

Je résume : Lorétan notaire stipule un acte entre Giovanola et Ribordy, tous deux agissant pour des corporations, l’une publique (les sous des citoyens), l’autre privée (est membre de la SA également le fils de la sœur du radical, ainsi que sa mère, Mme Schenkel, qui a fait carrière professionnelle en l’Étude du Ritz auprès de Me Antoine Zen Ruffinen, le spécialiste renommé du droit des constructions et conseiller émérite de la commune de Bagnes dans le Verbiergate). L’utilité de ces renseignements apparaîtra aux lecteurs dans quelques minutes.

Le caractère extraordinaire de ce récit, le lecteur ne le saura jamais, est que les propres acteurs de l’acte du 9 septembre 2015, conclu à l’Avenue Ritz à SIon, vont être eux-mêmes KO debout lorsqu’ils saisiront la profondeur de leurs inconvenances. Ils vont se dire : « mais comment avons-nous pu merder à ce point ? » Oui, comment ! Et à quel point !

Vous languissez, chers lecteurs ? Ne voulant point vous faire attendre, j’offre à votre vue une copie de la partie essentielle de l’acte de vente immobilière du 9 septembre 2015. Mais, avant que vous ne découvriez ce chef d’œuvre notarial ébouriffant, je veux vous conter la méprise totale dans laquelle s’est trouvé Filou du Ritz emporté par sa colère folle à mon égard. Piégé par mes écrits antérieurs sur « Le Cas Sembrancher », cet avocat et notaire, dont les actes portés à mon encontre, avec ses associés, décrits dans « Il est cinq heures, la justice s’éveille », dénotent une personnalité bien étrange, à cru que j’étais déjà en possession d’une copie de cet acte. Mais il avait tout faux, le pauvre. En effet, j’ai pris connaissance de ce monument que par l’intremédiaire de la chambre de surveillance incompétente [4] des avocats à qui Philippe Lorétan avait transmis lui-même la chose. La preuve de ce que j’avance est inscrite dans cet article : en effet, eu égard à mon amitié indéfectible pour Filou de la Chanterie, quel lecteur pourra croire que je n’aurai pas fait briller et scintiller les énormités que je vais vous conter il y a déjà plusieurs mois ? Oui, cher Philippe, je te remercie d’avoir une fois de trop fait briller ta haine [5] à mon égard devant la Chambre de surveillance des avocats car, sans elle, je n’aurais pas pu démontrer à tout un chacun dans la Cité, la profondeur des mécanismes institutionnels qui permettent à quelques-uns, tes amis parfois, de s’enrichir sur le dos des citoyens.

Assis à votre table, vautré dans votre lit ou vous baladant sous un soleil magnifique, chers lecteurs, vous m’agrippez pour que l’en vienne à la chose. La voici dans son éternelle splendeur :

 

Le lecteur aura compris que trois parcelles appartenant à ERAC SA sont cédées à la Commune de Sembrancher pour le prix de 140 francs/m2. Les parcelles représentent une surface totale de 4336 m2. Au prix de 140 m2, cela représente le prix total de 607’040 francs. Or, le prix de vente fixé dans l’acte est de 621’040 francs, soit une différence en faveur de ERAC SA de 14’000 francs. Le lecteur scrupuleux aura compris que la parcelle de 377 m2 a été cédée pour le prix de 66’780 francs, et non pas au prix de 52’780. Ainsi, en lieu et place du prix par m2 de 140 fr., la parcelle a été cédée au prix de 177 fr./m2.

Ni le notaire, Philippe Loretan, ni sa secrétaire, ni le président de Sembrancher, Bernard Giovanola, ni le secrétaire communal, Daniel Emonet, ni Adolphe Ribordy, conseiller communal, ni son frère, ni le registre foncier, n’ont émis la moindre réserve en signant cet acte, lu par le notaire, en présence de toutes les parties, et préalablement adressé pour éventuelles modifications à tous ces éminents artistes.

Mais l’enquête de L’1Dex, née de cette magnifique transmission de l’acte du 9 septembre 2015, reçu très récemment, ne s’est pas arrêté à ces constatations.

Il faut savoir qu’un acte de vente doit être précédée d’une décision du Conseil communal de Sembrancher acceptant la proposition d’acquisition. Elle doit de plus, mais là n’est pas aujourd’hui la question, être entérinée par l’assemblée primaire dès l’instant où le montant du prix de vente est supérieur au 5 % des recettes brutes de la commune.

Or, lorsque le Conseil communal a pris connaissance du souhait de ERAC SA, par Adolphe Ribordy, de vendre leurs propriétés de la Chapalette,  il a été précisé effectivement que le prix des parcelles serait fixé à 140 fr./m2 pour la majeure partie des surfaces, sous réserve d’un prix de 100 fr./m2 pour le terrain nécessaire à la prolongation de la route d’accès jusqu’au pont de l’Ilon. Selon les premiers renseignements, encore incomplets fournis à L’1Dex, il apparaît que cette surface routière représente une surface de l’ordre de 300 m2, soit une différence de prix de 12’000 francs (300 m2 x 40 fr. = 12’000 francs).

Ainsi, par la grâce d’un acte notarial majestueux, la Commune de Sembrancher s’est engagé à verser à une société dont l’administrateur est  un membre de son Conseil communal un montant de quelque 26’000 francs supérieur à celui ayant fait l’objet de l’accord donné par le Conseil communal.

Inutile de vous dire que l’assemblée primaire n’a pas été informée de tous ces éléments, elle qui a été, dans l’urgence, pris à partie le 15 décembre 2015 [6] :

 

VI

La parole de Roberto

Interpellé, le Président du Conseil d’Etat de l’époque, avait répondu ainsi à une sollicitation de L’1Dex. Il n’avait pas cru nécessaire d’adresser une copie de l’acte, secret de fonction oblige, mais sa réponse mérite d’être aujourd’hui communiquée au public :

Les spécialistes du notariat auront observé que le Conseiller d’Etat a omis de préciser la date exacte de l’inscription au Registre foncier, se contentant de mentionner qu’il s’agissait de l’année 2015, et oublié de me dire que dans l’acte instrumenté par Me Philippe Lorétan n’était pas mentionnée que l’acte devait être soumis à l’assemblée primaire et que les modalités du prix de vente fixaient curieusement des échéances réparties sur … trois ans.

Les lecteurs dotés d’une loupe n’auront pas manqué de lire que Monsieur Roberto Schmidt a eu la prudence d’adresser une copie de son écrit à Frédéric Favre et, surtout, à Maurice Chevrier, le Chef du Service des Affaires intérieures de l’Etat du Valais, chargé de la surveillance des communes, ains qu’au secrétaire général du département, Monsieur Olivier Beney, grand ami … de l’Etude du Ritz.

Une copie de cet article avec quelques annexes sera naturellement transmise au Capitaine Julien Reynard, à charge pour lui de transmettre ces documents d’intérêt public à l’ami de Philippe Loretan, le procureur général Nicolas Dubuis, celui-là même qui perçoit le mensonge d’autrui dans le simple mouvement de la pupille de l’oeil droit.

Bonjour à tous les amis de l’Etat de droit.

[1] Propos tenu au soussigné en un autre temps par Me  Hildbrand de Riedmatten, ancien Président du Lions’ Club

[2] Je recommande la lecture de ce roman vrai (tous les détails sont exacts et documentés et les noms des personnages bien réels)

[3] CHE-103.020.347

[4 ] L’incompétence est ici à entendre au sens procédural du terme, incompétence ratione materiae

[5] Le lecteur doit ici bien saisir que la haine, à l’exemple de l’amour, peut ne pas être réciproque. Vous avez saisi ? Oui ? Alors vous êtes bien plus sagace que Marie-Claire Pont, juge fédérale suppléant  

[6] Cet extrait de procès-verbal m’a également été fourni gracieusement par Me Philippe Lorétan par la Chambre de Surveillance des Avocats Valaisans

 

3 thoughts on “PHILIPPE LORETAN ET LE FILOUGATE (1)”
  1. Ce texte est phénoménal !!! De tout coeur avec vous tous du côté de Me Riand !

    Je pense à ça :

    Nous : Gang de violeurs des droits des citoyens, il va vous attraper !

    Vous : Qui ça ?!

    Nous : Le phare à on quelle question ! Tu es devenu si crasseux que tes yeux n’arrivent pas à suivre mon index ? « On » va te laver, ne t’inquiète pas !

  2. 1.
    1dex est un repaire de fraudeurs fiscaux.
    Le Tribunal fédéral a rejeté un recours de Stéphane Riand, avocat socialiste qui anime le site l’1Dex. Ce dernier devra finalement s’acquitter d’une reprise d’impôts sur plus de 260 000 francs «non comptabilisés» ou déduits à tort entre 2007 et 2011.
    2. Le texte de cet article comporte des erreurs manifestes et volontaires dignes d’une mentalité mafieuse.
    3. Trois compères veulent racketter la comnauté de Sembrancher.Un avocat, manipulé leur prête son concours. Dommage Clovis Riand méritait mieux!
    4. Suite et noms des trois protagonistes dans des médias plus sérieux

    1. Vous venez du repaire de ces vipères qui tentent d’empoisonner L’1Dex ? Vous puer le Troll à 1 commentaire de moi ! Ça empeste !

      Les gens ici savent que les médias dominants sont à la merci des plus grands fraudeurs,… Ceux qui sauvent les banques des pingouins, mais s’en foute des gens simples.

      Vos réputations, gardez-les,… Votre classe luxuriante créée sur le vol de la masse, Robin des Bois s’en chargera !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.