Deux juristes stupides et obtus, c’est-à-dire un avocat souffrant et éructant et un confrère déstabilisé par des effaroucheurs acoustiques visant à effrayer les oiseaux, soutiennent dans les arcanes du pouvoir de chez nous, que L’1Dex déstabilise la justice valaisanne. Je crois que cette opinion est une erreur grossière : L’1Dex vise au renforcement de la justice valaisanne et pointe précisément les défauts qui sont à réparer si l’on a un vrai désir et une volonté efficace de contribuer à sa juste stabilisation.
Mais qui, alors, déstabilise la justice valaisanne ?
Précède cette interrogation une autre question : la maison valaisanne de la justice de chez nous est-elle stable ?
Dans un but didactique, je vais essayer d’imaginer une construction affectée de défauts laissant apparaître des fissures, des mérules, des tremblements, des mobilités suspectes et autres signes de déformation structurelle.
L’établissement des causes ne doit naturellement pas être occulté :
a) le renforcement de la fondation doit être effectué lors de la détection de signes de déformation structurelle. Avant de commencer les travaux, il est nécessaire d’analyser soigneusement l’état de la maison, d’évaluer le degré de destruction des fondations ou les risques de dommages dans un proche avenir, puis de commencer les travaux de renforcement. L’analyse des fissures et mérules a été faite dans le détail (cf. « Fissures et mérules, Chroniques choisies sur sur le ministère public du canton du Valais« ). A été invoquée également de manière amplement circonstanciée la qualité du maçon principal, dont la vocation première ne semble pas être la pierre, mais les restes de moustiques sur les façades extérieures. Un maçon peut être diplômé et n’avoir aucun talent, ni désir véritable pour une profession qu’il n’a jamais appréciée.
b) Les défauts, dès l’instant où ils sont constatés et détectés, ne peuvent pas être ignorés. Le seraient-ils que le remplacement inévitable de la fondation serait très coûteux.
c) En règle générale, les professionnels dotés d’équipements spécialisés sont invités à identifier les défauts. Toutefois, si vous avez des qualités personnelles qui vous permettent d’éviter ces frais, vous pouvez tenter l’aventure vous-même et même songer à des solutions pour augmenter la solidité de la fondation. Normalement les usagers vous en sauront gré.
d) L’apparition de défauts sur le revêtement extérieur de la maison, les petits destructions locales dans la structure elle-même et dans la zone adjacente doivent être évaluées avec soin. Ainsi, lorsqu’un procureur général, interrogeant un prévenu, devient tout rouge et oser le traiter de « menteur, menteur, menteur » avant même qu’une seule réponse ne soit sortie de sa touche, en se fondant sur le seul mouvement de la pupille de son oeil droit, on doit vraiment s’interroger sur la capacité de l’ingénieur à contribuer à la rénovation de la maison.
e) Avec les défauts invisibles, c’est plus difficile. Néanmoins, si au moins quelque chose vous inquiète, par exemple, si une partie du plâtre décoratif s’est détachée du sous-sol ou de la façade ou si le sol s’est légèrement érodé autour de la maison, faites appel à des spécialistes. Ainsi, vous vous protégez des conséquences plus graves. Vous ne pouvez par exemple pas ignorer l’existence de procédures immobiles, engendrant l’insatisfaction générale; vous ne pouvez faire fi de l’utilisation abusive de la prescription pénale pour résoudre des litiges; vous ne pouvez accepter des actes de harcèlement à l’intérieur d’une unité; vous ne pouvez accepter la libre circulation d’armes à l’intérieur d’un palais de justice; vous ne pouvez admettre l’emploi de l’astrologie pour résoudre une enquête criminelle.
f) La présence récurrente d’économies excessives doit inquiéter. Le personnel d’appoint doit être justement rémunéré; les secrétaires et les greffiers ne doivent pas être oubliés; les juges doivent être financièrement sanctionnés en cas d’abus dans l’absence de célérité décisionnelle.
g) Les équipements informatiques doivent être renouvelés. Les nouvelles technologies doivent être utilisées et non pas ignorées.
h) Vous devez également mettre en oeuvre un certain nombre de procédures de recherches qui aideront à déterminer les caractéristiques du travail réel effectué. A un certain stade, l’excuse, « j’ai trop de travail », devient un boulet inutile.
i) Les sources de vibrations intenses, sous la forme par exemple de critiques acerbes des usagers, doivent être analysées, tant à l’intérieur ou qu’à proximité du bâtiment.
j) Il apparaît parfois approprié d’installer des supports temporaires, ce qui peut avoir pour effet d’éliminer certaines ressources humaines qui engendrent dysfonctionnements très préjudiciables à la solidité de l’édifice.
k) Avant de commencer le développement du projet de renforcement des fondations, il est nécessaire de procéder à une inspection technique de la structure, qui devrait notamment comprendre une analyse des raisons expliquant les capacités portantes inadéquates des fondations et du sol de fondation. Pour ce faire, il faudra probablement vérifier les actes mêmes des dossiers et non pas seulement se fonder sur les allégations de ceux qui ont pu participer à l’affaiblissement de l’institution.
Ces crétins, – quelle autre terminologie pour qualifier tant de bêtise ? -, qui considèrent qu’un bon maçon, un excellent architecte ou un remarquable ingénieur, ayant l’occasion de visiter une extraordinaire demeure historique, ayant le souci de maintenir en fonction l’édifice, mais constatant des défauts innombrables dans la construction, et s’exprimant avec clarté, seraient des facteurs de déstabilisation, alors même que leurs observations sont précisément les armes efficaces pour conserver une belle maison, fonctionnelle, illuminée et joliment décorée.
Ces crétins, ces veules qui parlent derrière votre dos, ces tarés (il y en a quelques-uns correspondant à l’acception du concept inventé ici à L’1Dex), ces faibles, ces incapables, ces malhonnêtes, ces incompétents, doivent simplement laisser leur place ou accepter que de plus vaillants artisans, plus motivés, plus instruits, dotés de plus de bon sens, plus pragmatiques parfois, les dirigent et leur montrent comment mieux travailler, mieux fonctionner et tout simplement mieux juger. Certains maçons, aimant leur métier, reconnaissent les qualités supérieures de l’un de leurs compagnons.
Si j’avais voulu devenir menuisier ou charpentier, j’aurais avec certitude entraîné des ruines et des destructions de maisons. De même, dans le monde de la justice, certains n’ont tout simplement pas la vocation, au sens éthique de ce signifiant, la fonction choisie dans le domaine voulu ne correspondant clairement pas à leurs facultés, ni à leurs aptitudes.
Ceux qui déstabilisent une maison ne sont pas les passants, mais les ouvriers, les techniciens, les maçons et les architectes oeuvrant à l’intérieur. Les sous-traitants, surveillés par les directeurs de travaux, sont rarement les fautifs des effondrements. En l’espèce, ceux qui déstabilisent l’institution judiciaire sont principalement les architectes qui conduisent les procédures devant aboutir à plus de justice dans la cité. Lorsque les dessinateurs utilisent sciemment des gommes ou des programmes informatiques défaillants, ils ne peuvent ensuite se retrancher derrière l’avis d’un spécialiste incommodé par le bruit des marteaux-piqueurs au moment où il a décidé de vérifier la puissance de la chasse d’eau des toilettes.
Et si, à ce moment précis de la vérification de la qualité de la bâtisse, un tuyau mal posé explose dans sa figure couverte d’excréments, il est hautement vicieux de retenir comme cause du dommage le geste trop brusque de l’utilisateur du WC.
A bien réfléchir, le geste de ce visiteur inopiné est celui d’un homme qui, sans le savoir, aura évité peut-être un effondrement massif de la maison de la justice valaisanne.
Illustration : L’1Dex pointé sur une fissure visible sans analyse microscopique
3 thoughts on “Qui déstabilise la justice valaisanne ?”
Je ne pense pas que L’1Dex sur la photo sert à torturer le mur,…
L’1Dex est un orienteur autant sur les choses qu’il ne faut pas ignorer que sur les choses qu’il faut admirer et imiter pour un futur stable envers les citoyens qui vivent dehors,… de la grotte artificielle.
Considérer que celui ou celle qui pointe des défauts auxquels remédier – qu’il s’agisse de l’institution de la justice ou d’autres – est un fauteur de trouble ou nuit à l’institution en question est d’une médiocrité navrante ou d’une mauvaise foi consternante, voire les deux.
En outre, c’est la meilleure manière de nuire à une institution qu’on représente et qu’on est censé défendre : le déni. « Circulez, y’a rien à voir », jusqu’à ce que le tout s’écroule.
Je ne vais pas nommer ici les quelques affaires que j’ai suivies de près et dont le traitement m’a étonnée, mais juste relever que, ces dernières années, elles relevaient toutes du domaine de la protection de l’enfance.
Dans ce domaine-là, notre code de procédure pénale est régulièrement enfreint, ce qui ne semble pas émouvoir grand monde dans les hautes sphères cantonales officielles et la séparation des pouvoirs devient, régulièrement aussi, une vue de l’esprit.
Même lorsque nos avis divergent, pas un instant l’idée que Stéphane Riand puisse déstabiliser la justice valaisanne ne m’a traversé l’esprit.
Chacun ses comparaisons. Celle qui me vient est dans le domaine des soins. Conseillons donc aux personnes qui font de telles allégations ridicules de ne choisir pour médecin que celui qui leur dira combien elles sont en bonne santé…. parce que suggérer qu’elles puissent être malades ou relever tel ou tel symptôme pourrait les déstabiliser.
Le fait même qu’un débat puisse exister à ce sujet me consterne.
Vous avez juste le tort de tenter de rendre la vue à ceux qui se complaisent dans la cécité, Stéphane Riand, et qui, comme les enfants, pensent que tant que quelque chose ne se voit pas, la chose en question n’existe pas. Et vous avez également, pour les mêmes, le tort d’avoir du coeur plutôt que d’être guidé par des intérêts divers, dont celui d’être adoubé par la gouvernance…
Je ne pense pas que L’1Dex sur la photo sert à torturer le mur,…
L’1Dex est un orienteur autant sur les choses qu’il ne faut pas ignorer que sur les choses qu’il faut admirer et imiter pour un futur stable envers les citoyens qui vivent dehors,… de la grotte artificielle.
Considérer que celui ou celle qui pointe des défauts auxquels remédier – qu’il s’agisse de l’institution de la justice ou d’autres – est un fauteur de trouble ou nuit à l’institution en question est d’une médiocrité navrante ou d’une mauvaise foi consternante, voire les deux.
En outre, c’est la meilleure manière de nuire à une institution qu’on représente et qu’on est censé défendre : le déni. « Circulez, y’a rien à voir », jusqu’à ce que le tout s’écroule.
Je ne vais pas nommer ici les quelques affaires que j’ai suivies de près et dont le traitement m’a étonnée, mais juste relever que, ces dernières années, elles relevaient toutes du domaine de la protection de l’enfance.
Dans ce domaine-là, notre code de procédure pénale est régulièrement enfreint, ce qui ne semble pas émouvoir grand monde dans les hautes sphères cantonales officielles et la séparation des pouvoirs devient, régulièrement aussi, une vue de l’esprit.
Même lorsque nos avis divergent, pas un instant l’idée que Stéphane Riand puisse déstabiliser la justice valaisanne ne m’a traversé l’esprit.
Chacun ses comparaisons. Celle qui me vient est dans le domaine des soins. Conseillons donc aux personnes qui font de telles allégations ridicules de ne choisir pour médecin que celui qui leur dira combien elles sont en bonne santé…. parce que suggérer qu’elles puissent être malades ou relever tel ou tel symptôme pourrait les déstabiliser.
Le fait même qu’un débat puisse exister à ce sujet me consterne.
Vous avez juste le tort de tenter de rendre la vue à ceux qui se complaisent dans la cécité, Stéphane Riand, et qui, comme les enfants, pensent que tant que quelque chose ne se voit pas, la chose en question n’existe pas. Et vous avez également, pour les mêmes, le tort d’avoir du coeur plutôt que d’être guidé par des intérêts divers, dont celui d’être adoubé par la gouvernance…
Je propose une consultation psychiatrique !
richard pralong