(PAR JOHAN ROCHEL [VIA FACEBOOK])
Sentiment de gâchis : le débat préliminaire sur les droits fondamentaux aura duré 59 minutes en tout et pour tout. Sur proposition d’un amendement VLR, avec le soutien du PDC et de l’UDC, la majorité des constituant-es n’a pas laissé le débat démarrer. Aucune discussion de fond sur les droits fondamentaux. L’amendement VLR a effacé les 9 mois de travail de la commission pour la remplacer par sa propre proposition, sans discussion aucune.
Au mépris du règlement de la constituante, le débat n’a pas eu lieu. Dommage pour tous ceux qui voulaient une discussion sur l’avenir du canton et des droits fondamentaux.
Prenons acte et retournons au travail pour œuvrer à la protection des droits et des libertés de ses concitoyen-nes. Le grand public aura l’opportunité de participer à la consultation citoyenne bientôt !
Post Scriptum de L’1Dex : …
Un lecteur assidu commente ainsi :
Art. 275 3. Mise en danger de l’ordre constitutionnel / Atteintes à l’ordre constitutionnel
3. Mise en danger de l’ordre constitutionnel
Atteintes à l’ordre constitutionnel
Celui qui aura commis un acte tendant à troubler ou à modifier d’une manière illicite l’ordre fondé sur la Constitution ou la Constitution d’un canton2, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
La dêmocratie aurait-elle pour vous une autre définition que pour moi?
Ça sent bon l’arrivée dans quelques années d’une anarchie,…
Les droits ne sont pas importants, il faut des obligations d’assurances et des dettes.
Si le règlement de la constituante n’a pas été respecté afin d’atteindre un gain partisan, l’affaire est grave. Il me semble qu’une attitude responsable consisterait à consulter des spécialistes en droit constitutionnel pour déterminer la suite à donner.
Et si la procédure devait être reconnue comme illicite, je ne vois pas pour quelle raison son résultat ne serait pas purement et simplement invalidé.Il convient de dénoncer de tels agissements en leur faisant la plus large publicité possible, afin de décourager, dans la mesure du possible, toute récidive.
Sinon, sans réaction, « on va dans le mur » en matière de droits fondamentaux.
Toute ma vie, j’ai été en faveur d’une attitude tolérante et pacifique, mais cela ne signifie pas
se résigner à une attitude passive et fataliste lorsqu’on porte atteinte à des intérêts aussi vitaux
que nos droits fondamentaux.
Si les constituants concernés se permettent d’agir de la sorte, il faut vite leur rappeler les devoirs et responsabilités qu’ils ont à l’endroit des électrices et électeurs et, sinon, lever la matze !
Se permettre de jeter ainsi aux orties, sans discussion, nos droits fondamentaux, si essentiels et qui se rattachent de la façon la plus étroite au fondement démocratique de l’État, est un scandale aussi incompréhensible qu’inadmissible.
Les Valaisans de tout âge ne veulent vraiment pas d’une nouvelle constitution qui aurait été engendrée dans l’illégalité, si cela devait se confirmer. Et ils sauront, au moment du vote au plus tard, faire entendre leurs voix.
Michel Clavien, Sierre