LCI, RTS, DARIUS ROCHEBIN. LES ARMES DE LA FOURBERIE

13 novembre 2020

Comment se défendre contre la rumeur, vraie ou fausse, qui se distille de Plainpalais jusqu’à la patinoire de Bienne, disant que Monsieur Robert est un harceleur, que Monsieur Georges est son complice et que Monsieur Trucmuche est leur mentor. En un mot comment se défendre contre une allégation publique attentatoire à ce que l’on considère être son honneur ?

Monsieur Robert pourrait songer ou singer une confession, avouant ses errements, constatant dans l’après-coup des souffrances qu’il eût pu éviter s’il avait fait preuve de plus de chaleur humaine et de moins d’erreurs récurrentes de jugement. « Je te demande pardon, Marie-Cécile, Geneviève, Astrid, Monique, Élisabeth et Romaine pour le mal que je vous ai fait et que je n’ai même pas pu imaginer ». L’aveu avant la contrition et la pénitence !

Monsieur Georges, un guerrier aguerri, peut choisir le silence. Laisser dire et se taire. Car le temps guérit même les fautes les moins légères. Se taire et faire de son mieux pour que les autres ne s’avilissent point à dire trop de mensonges, car finalement, tout bien pesé, Georges a été con, mais pas trop.

Monsieur Trucmuche, et j’en connais beaucoup de ces filous de la morale et du droit qui remplissent leurs âmes de saletés funestes, peut se délecter dans le déni dont les formes sont légion. Le silence, désapprobateur mais non muet, est l’une des armes les moins inacceptables. Mais souvent ces mauvais s’en vont en guerre contre leurs proies, les faisant même plonger dans les immondices de la justice, s’ils ont la chance de tomber sur un juge poivrot, sur un magistrat incompétent ou malhonnête, sur un taré ou un autre frappé d’insanité, parfois même sur un lunaire. Le pervers alors se délecte de chaque acte judiciaire atroce ou inconsistant sachant qu’il a su éviter la confession et le silence pour démontrer sa puissance indépassable. L’empathie et la compassion lui sont à jamais inaccessibles. Seule la jouissance de sa malignité le fait frémir. Il pourra à l’occasion faire semblant de demander pardon au Seigneur dans l’antre d’un confessionnal.

Jusqu’au jour où un courageux lui aura fait la peau au moyen de la balance judiciaire dont la lame parfois est plus tranchante que la hache médiatique.

Telles sont les voies ouvertes aujourd’hui à Darius R., présumé innocent pour tout ce qu’il a fait ou pas fait, même si, comme il l’a dit lui-même à Roman Polanski à Gstaad, ce qu’il y a sous son vernis, « c’est terrible ».

Bonjour aux lecteurs du chapitre 26 de « J’aurais préféré Baudelaire heureux ».

2 thoughts on “LCI, RTS, DARIUS ROCHEBIN. LES ARMES DE LA FOURBERIE”
  1. J’aurais préféré Baudelaire heureux est une paraphrase de J’ai même rencontré des tziganes heureux?

    Merci de votre article, espérant qu’il amènera quelques uns à se remettre en question.

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