Un lecteur valeskocompatible de L’1Dex m’adresse une triple salve pour avoir soutenu inconsidérément la journaliste RTS Jennifer Covo.
Je vous livre les trois salves reçues au petit matin :
« Ton article sur Covo est du bullshit … tu n’as plus de recul, elle a servi la soupe à Berset. Fait attention de ne pas tomber dans le sentimentafeministe ».
« Si l’1Dex devient bobo compatible il finira comme L’Hebdo. »
« Mon cul c’est une pure bobo qui sert la soupe avec son mari Favre qui est à infrarouge aux autorités… du pure montage. Tu n’es pas crédible tu peux pas mettre la vidéo sur le journalisme de la parisienne qui est brillante et tomber dans le féminisme exacerbé parce que trois crétins la traitent de saucisse … et que le chef de l’information TSR monte en épingle la victimisation mais ne lui traite pas le fonds du problème.
LA TSR FINIRA COMME L’HEBDO AUX CHIOTTES …
Putain de redevance ».
Les lecteurs devinent déjà que je ne vais pas critiquer la forme de l’expression. Les temps sont si incertains qu’il serait dépourvu de raison de mettre à la poubelle cette opinion au simple motif qu’elle n’est pas rédigée par Apollinaire, ni par Céline. Il faut donc s’attacher au fond comme le suggère mon amical assaillant.
Je vais donc répondre à ce contradicteur en suivant son discours modéré :
a. Mon article sur dame Covo serait donc de la merde. Je laisserai le lecteur apprécier la chose en relisant mon excrément;
b. Dame Covo ne serait qu’une soupière. Je fais ici observer que certains critiques de la journaliste disent l’exact contraire de cette allégation : elle aurait été détestable avec notre conseiller fédéral. Personnellement, je pense qu’elle a été parfaite dans la confrontation et qu’elle n’a pas fait du Rochebin ou du Drucker, c’est-à-dire qu’elle n’a précisément pas servi de la soupe mielleuse à Alain Berset;
c. Mon article serait affecté par quelque excès de sentimentalisme à l’égard des femmes, ce qui appauvrirait mon sens critique. Je ne suis pas sûr que Esther, Karine, Romaine ou Stéphanie partagent cette opinion. Cela posé, je ne crois pas que la même interview de Monsieur Alain Berset, strictement la même, conduite par un journaliste mâle eût conduit à cet acharnement;
d. L’argument du caractère « bobo » de tel ou tel intervenant est devenu à mes yeux au fil du temps la marque avérée de la non-pensée;
e. La comparaison avec L’Hebdo est-elle valable ? Le lecteur répondra seule à cette question sans intérêt sur le fond du sujet que semble apprécier notre fin commentateur; la même remarque s’impose pour Infrarouge que je ne regarde pas et qui ne peut donc m’influencer;
f. Les crétins étaient plus que trois, ce qui explique le communiqué de la RTS;
g. Dire que L’1Dex ne peut sans se contredire défendre Madame Covo et publier des interviews de Madame Ferrari me laisse sans voix : même les meilleurs pianistes, Cher Monsieur, doivent refaire régulièrement leurs gammes;
h. Le fond du problème évoqué dans la critique qui m’est faite est cachée dans un magnifique lapsus commis par mon opposant. Le fond n’est pas le fonds. Et c’est vrai que la question des fonds, celle de l’argent, n’a pas été abordée par Jennifer. Mais, bon dieu, ce n’était précisément pas le sujet ! On ne peut tout de même pas tomber dans la vulgarité au motif qu’une rédaction s’exprime un soir sur la question sanitaire et laisse un instant de côté la question économique ? Il y a là une dérive de l’intelligence qui est inquiétante, dès l’instant où tous les médecins nous expliquent la situation à l’intérieur des hôpitaux;
i. La redevance devrait être plus mise à mal avec le Dariusgate qu’avec l’interview de Jennifer. Mais la culture mâle a encore de beaux jours devant elle, avant qu’elle ne saisisse ses propres contradictions;
j. La TSR finira aux chiottes ? Elle n’existe déjà plus puisque la RTS l’a remplacée. Ainsi va la vie, nous finirons tous en poussière, mais essayons dans l’intervalle de ne pas être trop cons.
Soutien total donc encore à Jennifer Covo. Oui, il y a même Pascal Crittin qui n’en croit pas ses yeux : L’1Dex qui partage son avis !
Bonjour à toi, Jenny !
Les critiques sont en effet souvent contradictoires, à croire que certains détracteurs n’ont pas vu le TJ de dimanche soir. Jennifer Bovo a essayé de montrer le décalage existant entre les propos des milieux médicaux et ceux d’Alain Berset, en se demandant comment la population pouvait s’y retrouver. Il s’est passé un peu la même chose sur Canal9 où les propos d’Esther Weber Kalbermatten étaient plutôt « rassurants » par rapport à ceux (enregistrés) d’Eric Bonvin. Le journaliste s’est par contre contentée de poser de poser ses questions sans essayer d’ouvrir un débat contradictoire.
Pour ma part, je supporte difficilement ses émissions soporifiques où le journaliste se contente de poser des questions et de jouer parfois le rôle de faire-valoir de l’interviewé. Et l’on se retrouve ainsi avec des contenus identiques dans une certaine presse écrite et audiovisuelle.
Le fond est économique certes mais dans le cas précis de la Suisse : c’est le fédéralisme qui est la cible actuellement et qui fait tilter cette mondialisation : un programme de la Banque mondiale repris en coeur par les Task Force, les politiques et les médias. Dans ce sens, cette posture critique très appuyée de Covo (ne pas servir la soupe) sent le barratin à plein nez pour une équipe qui a des intérêts communs à marteler plus de mesures à l’échelle nationale.
Ne serait-ce pas inquiétant pour la démocratie suisse de constater cette dérive fascistoïde de nos institutions fédéralistes ?
Pour ma part, j’apprécie les interview de Mme Jennifer Covo. Sur son visage, il est facile de voir qu’elle est à l’écoute de la réponse de son interlocuteur. Si celui-ci « s’égare » de la question posée, ou s’il rallonge le temps dont il dispose pour la réponse, Mme Covo l’interrompt de manière courtoise et polie afin de poursuivre son interview selon le temps qu’il lui est imparti. De plus, jamais et quelque soit la personne interrogée, je n’ai vu dans les yeux de Mme Covo autre chose que de l’intérêt pour le sujet traîté. Mme Covo me semble d’un professionnalisme exemplaire. A mon avis, certains présentateurs TV devraient en « prendre de la graine ».
Je respecte les propos de mon homonyme mais ne les partage pas. Pascal Rey, ancien député, Corin
Découvrant ce jour les 9 min. de l’interview dominical incriminé de M. Berset par Mme Covo, mon œil d’octogénaire le décrirait en soi positivement, vif et animé par des arguments et questionnements défendables de part et d’autre, d’un même enjeu hautement vital, complexe et sensible pour toute une population. Je me garderai de m’épancher sur mon humble et insignifiant avis pour ou contre. En revanche je m’étonne ici, un euphémisme, du déversement d’immondices dont il est question sur les médias, cette journaliste, ses pairs. Où tout et son contraire, hors contexte, y est jeté sans vergogne ni respectabilité. Un grand dégoût pour ce tout-à-l’égout. Qui sont-ils ces donneurs de leçon qui dégorgent à tout-va, en mode excrémentiel, leurs pensées profondes, autre euphémisme, sur tous, tout et rien ? Cela me rappelle d’autres temps lointains au relent de caniveau complotiste. Quels sont leurs vécus et leurs compétences qui les autorisent à déverser ainsi leur fiel, voire leur haine sur l’autre ? Le connaissent-ils vraiment ? Sont-ils capables d’un semblant d’autocritique intellectuelle avant d’agir ? Que de questionnements sans réponse…
Un vaccin Covid salvateur pointe à l’horizon.
A quand celui qui guérira l’humanité de cette fange pestilentielle ?…
Après la lecture de ce commentaire, j’espère que les journalistes de la RTS verseront un petit don de fin d’année … à L’1Dex ! On verra …
Pour une fois qu’une journaliste pose les vraies questions…bravo Miss Covo, vos opposants sont le plus souvent plus intéressés par l’aspect économique que par la santé de nos concitoyens.