Parking des Marais Verts. Les Bagnards peuvent trembler. Peines fermes en perspective !

5 mai 2021

I.

Vevey

Un an de prison avec sursis contre le municipal Lionel Girardin

Les juges ont condamné l’élu veveysan pour gestion déloyale des intérêts publics. La présidente a parlé de faits «graves».

Le Tribunal correctionnel a reconnu mardi matin le municipal Lionel Girardin coupable de gestion déloyale des intérêts publics et l’a condamné à un an de prison et 40 jours-amendes, le tout avec un sursis de deux ans. La présidente du tribunal a parlé d’une «culpabilité relativement lourde» pour des «agissements (des dizaines de millers de francs) qui ont eu lieu entre 2013 et 2018 et n’ont cessé que parce qu’ils ont été découverts», a déclaré la présidente.

La juge a regretté la «prise de conscience nulle» du prévenu, qui ne reconnaît pas d’erreur. «Il s’est comporté de façon toute-puissante», a-t-elle dit. Plusieurs fois lors de la lecture du verdict, elle a prononcé les phrases «il a décidé unilatéralement», «une décision prise sans en référer au conseil de la fondation», «la décision a été prise par le prévenu seul».

Tout en critiquant le «dilettantisme des autres membres du conseil», qui auraient eu les cartes en main pour mettre fin aux actes incriminés, elle a parlé «de faits qui restent graves». «Il est manifeste que le prévenu avait un dessein d’enrichissement illégitime. Il était conscient du risque de conflits d’intérêts et il s’en est accommodé», a-t-elle déclaré, sous l’oeil de Lionel Girardin, visiblement marqué, se prenant la tête et les yeux entre les mains à plusieurs reprises.

 

II.

Verbier

Combien d’années de prison pour les « intéressés » du Parking des Marais Verts ?

L’Affaire du Parking des Marais, dans laquelle il n’y a pour le moment que des présumés innocents, porte sur des centaines de milliers de francs, en fait des millions de francs; elle porte sur des conflits d’intérêts massifs et sur des factures dépourvus de la plus élémentaire décence qui ont enrichi certains notables au-delà du supportable.

Un automobiliste peut commettre des excès de vitesse à 150 km/heure sur l’autoroute. Mais l’infraction devient plus que criminelle s’il s’agit d’un chauffard roulant à 200 km/h, à l’envers sur l’autoroute, sous l’influence de l’alcool et des médicaments, et accompagné sur le siège avant d’un bébé de dix-huit mois.

A Verbier, lors de la construction du Parking des Marais Verts, on a dépassé toutes les bornes envisageables.

Le ministère public est toujours en train d’enquêter et de réfléchir. On attend d’une telle autorité qu’elle déploie son énergie et qu’elle dresse sans délai un acte d’accusation à la hauteur des agissements constatés. Puis qu’elle requière des peines fermes et exemplaires.

La venue d’un nouveau procureur général pourrait avoir pour effet enfin de mettre les priorités sur les dossiers qui l’exigent et non pas sur des dossiers résultant de plaintes et de dénonciations pénales sans queue ni tête.

La politique pénale fondée sur le respect dû aux petits copains doit cesser.

 

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