Avec Alain Delon, vous dites être restés amis malgré la brouille judiciaire à cause de l’affiche de Borsalino. Vous ne partagez pourtant pas ses prises de position assez radicales.
Je ne parle jamais de politique avec Alain. Nous évitons. On a bien d’autres choses à se dire quand on se voit. Ce n’est pas très fréquent, mais on est heureux quand cela arrive.
« Je suis perplexe. Je ne sais pas pour qui voter »
Vous étiez enfant pendant la Seconde Guerre mondiale, mobilisé en Algérie. Que pensez-vous de l’état de la société française. Êtes-vous inquiet?
Oui, je suis inquiet, comme tous les Français. Ce qui se passe est grave. Les attentats m’ont bouleversé, que ce soit à Paris, à Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray. Je ne comprends pas ce monde qui semble devenu fou. Que fait-on pour arrêter les guerres, en Syrie aujourd’hui avec tous ces enfants qui meurent? On ne voit pas la solution.
Vous vous exprimez rarement sur la politique. Néanmoins, que vous inspire cette période électorale?
Je suis perplexe. Je ne sais pas pour qui voter. Je pense qu’il faudrait un homme neuf, nouveau. Franchement, personne ne m’inspire parmi les candidats. Mais j’irai voter, je l’ai toujours fait. Contre Marine Le Pen et contre tous les extrémismes.