La Constituante. Il était une fois « Valais Demain » et l’Affaire BCV-Dorsaz : pour une proportionnelle au Conseil d’Etat

11 septembre 2021

L’1Dex serait anti PDC primaire, contre le Haut-Valais et ne serait pour ces simples motifs pas objectif. Voilà l’une des critiques les plus récurrentes que nous affrontons.

La vérité serait plutôt celle-ci : L’1Dex est très opposé à toute force de domination clanique, totalitaire, intransparente et hors du bon sens. Le copinage désarticulé, imbécile et déraisonnable est un poison pour la Cité.

L’1Dex est donc franchement opposé à un système constitutionnel qui voudrait augmenter le nombre de conseillers d’Etat à sept et maintenir un système d’élection majoritaire. Une telle alternative, que semblent vouloir défendre Madame Marie Zuchuat et Madame Kamy May, toutes deux PDC, est la promesse d’un retour délétère d’une majorité orange et haut-valaisanne au gouvernement.

Une telle éventualité ferait renaître de ses cendres « Valais Demain », l’ancien journal du PDC.

Pour comprendre ce dont il s’agit dans le maniement de la contre-vérité, de la manipulation d’Etat et du foutage de gueule à grande échelle, un exemple probant me tombe sous la main (il n’y a donc pas de hasard), un article paru le vendredi 13 septembre 1991 signé « Valais Demain » du temps où Guy Voide présidait le parti démocrate-chrétien :

Cet article est la démonstration dans l’après-coup, pour qui sait ce qu’il est advenu réellement de l’Affaire BCV-Dorsaz, de l’intensité de la contre-information qui a sévi en ces temps pas si lointains où la presse valaisanne dominante cherchait à cadenasser l’information et à faire briller l’obscurité dans l’esprit des citoyens.

A la fin de l’article, on vomit sur la presse à la recherche du sensationnel qui fuirait la vérité et le bien pour le canton. Or, cette presse a été la seule qui a préservé un peu d’honneur, celui que chérit au fond de son coeur chaque Valaisan.

L’Affaire BCV-Dorsaz a démontré la mainmise proprement incroyable des dossiers dans les mains de certains dominants très peu soucieux des intérêts du Valais. Lorsque l’on peut lire, aujourd’hui en 2021, dans « Valais Demain » de septembre 1991, qui reprend la position du président de la CFB, que connaissait très bien Hans Wyer, un Haut-Valaisan, qu’il n’y a pas eu d’infraction à la législation sur les banques – sans parler des infractions pénales -, on a compris que la presse de cette époque avait pour fonction de construire une réalité admissible hors de la vérité, hors de la loi, hors de toute éthique, et sans souci des faits réels connus de beaucoup.

Que les Constituants cherchant à trouver une solution quant au mode de désignation du Conseil d’Etat, le point crucial de la nouvelle constitution, se rendent compte que l’équilibre des pouvoirs passe exclusivement aujourd’hui en Valais par l’adoption d’un système proportionnel pour choisir le gouvernement.

La Nouvelle Constitution doit avoir pour but essentiel d’abandonner le système majoritaire pour désigner les membres de l’exécutif cantonal.

 

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Post Scriptum I : pour ceux qui voudraient être certain de la véracité de cet article quant à la dérive sans nom à laquelle incitait l’article de « Valais Demain »du 13 septembre 1991, je ne peux que conseiller aujourd’hui encore la lecture de mon livre « Affaire BCV-Dorsaz, Mensonges et Manipulation d’Etat », disponible à la Médiathèque cantonale.

Post Scriptum II : personne ne doute dans le Haut-Valais, de Visp à Brig, que, vivant, Hans Wyer soutiendrait le système majoritaire qui lui a permis de résoudre l’Affaire BCV-Dorsaz à sa manière; il ne fait pas de doute non plus que Hans Wyer serait une fois de plus en désaccord profond avec tous ceux qui souhaitent pour le Valais un brin de transparence, plus d’informations fiables venant du gouvernement et moins de transactions conclues dans les carnotzets. On a compris dans quel camp se range aujourd’hui L’1Dex.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

8 thoughts on “La Constituante. Il était une fois « Valais Demain » et l’Affaire BCV-Dorsaz : pour une proportionnelle au Conseil d’Etat”
  1. bonjour Maître, vous avez évidemment le droit de privilégier le système proportionnel même dans la forme préconisée par M. Berclaz qui se veut inclusive par la garantie d’un siège à chacune des trois régions. Cette solution n’est pas adéquate cependant pour diverses raisons que le plenum appréciera. Vous vous doutez bien que Je ne partage pas votre approche du système dont il sera débattu. Je me limiterai à vous rappeler que seuls deux cantons sur les vingt-six que compte notre nation ont adopté le système proportionnel. Et plusieurs cantons qui ont fait l’exercice d’une refonte totale de leur constitution dans un passé relativement récent ont conservé le système majoritaire. Et ces cantons-là sont à vos yeux progressistes. Comme quoi votre approche peut être perçue à géométrie variable. Evoquer les affaires qui ont secoué la république il y a une vingtaine d’années n’est pas pertinent pour justifier un système d’élection plutôt qu’un autre. D’ailleurs, l’auriez-vous fait si le système proportionnel avait été de mise à cette époque-là? je ne le pense pas.
    Discutons-en si nous avons l’occasion de nous rencontrer.
    Ah, j’allais oublier de vous dire que Mme Kamy May avait six ans au moment des faits dont vous parlez et Mme Zuchuat fréquentait le cycle d’orientation….

  2. Erratum: Mme May n’était pas encore née en 1991 et Mme Zuchuat n’avait encore débuté son cursus scolaire. Mes excuses sont adressées à ces dames

  3. Le point central ne résiderait-il pas fondamentalement ailleurs ?
    Mettre fin à la subidvision du vote par district, en permettant ainsi à chaque citoyen de voter pour le candidat de son choix sur l’ensemble du canton, qu’il réside à Viège, Sion, Martiginy ou Monthey.

  4. Encore une pépite produite ici pour éclairer le soutien d’infractions pénales poursuivies d’office par l’oligarchie du Valais.
    De nos jours, les organes claniques n’ont plus besoin d’un « journal du PDC » pour couvrir leurs infractions. Car le Nouvelliste (et d’autres) a depuis lors pris fonction de haut-parleur des oligarques.
    Reste à savoir jusqu’à quel point l’oligarchie parviendra à soutenir ses infractions dans les affaires minant quotidiennement les organes publics de notre canton.

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