
En ce jour de mon anniversaire, avocat motivé et non retraité, au grand dam de certains, dont le mien, je m’en voudrais de ne pas vous conter en lien avec le scandale le plus éhonté de l’histoire contemporaine du Valais les destins judiciaires croisés de Gégé, l’un de mes mandants, et de Raymond, l’un des deux ou trois bénéficiaires les plus connus des largesses criminelles d’une corporation communale qui eût mérité depuis des années une mise sous tutelle étatique dans le champ des constructions.
Au moment même où je commence l’écriture de ce petit article je reçois à titre de cadeau inconscient d’anniversaire par courriel tout un dossier singulier caractérisant les actes de hors-la-loi commis à Verbier en faveur de Raymond et de ses amis en forfaiture architecturale en zone à construire . Pourtant je ne vais pas m’appuyer sur cette situation qui fera l’objet d’un autre développement ultérieur.
Sachant que cet article sera bien lu, j’ose une parenthèse en forme de simple question : ne pourriez-vous pas, chers lecteurs, Bagnards ou Valaisans, soutenir L’1Dex et affirmer ainsi avec moi votre soutien indéfectible à l’état de droit, à la liberté d’expression et à l’éclosion des compétences et du mérite ?
Je poursuis. Gégé est ulcéré que sa demande d’autorisation pour l’aménagement d’une petite terrasse lui permettant d’installer une table et quelques chaises et un cabanon pour ranger ses outils lui soit refusée. Il argumente : oui, je sais, mon habitation est située hors zone à bâtir, mais j’y vis depuis quinze ans et à la retraite j’ai besoin de cet aménagement qui s’inscrit tout à fait naturellement dans le prolongement de mon chalet. Je lui fais observer délicatement que les chances de succès de recours auprès du Conseil d’État puis auprès de la Cour de droit public du tribunal cantonal seront refusés. Toutefois il veut de lui-même constater la réalité de ce que je lui annonce. Je veux recourir, rédigez les recours, nous verrons ce qui adviendra. Ni le Conseil d’État ni le Tribunal cantonal ne se laissent attendrir par ce justiciable coriace : il n’y a pas d’égalité de traitement dans l’illégalité, les aménagements illégaux doivent être détruits. Gégé me téléphone : j’ai fait une erreur, jamais je n’aurais dû demander une autorisation de construire, j’aurais dû agir sans rien demander, je n’aurais pas dû faire confiance aux autorités.
Raymond, lui, est un constructeur de magnifiques objets immobiliers vendus à des milliardaires lui rapportant des dizaines de millions de francs. Il est propriétaire d’un petit chalet et de terrains avoisinant situés hors zone à bâtir, même en zone rouge avec risque d’avalanche. Il est aussi créateur de droits, couturier architectural inventif. Que ce serait magnifique un immense chalet de plusieurs centaines de mètres carrés, point besoin de demande de construire auprès de la commune puisque celle-ci n’est point compétente. Point de risque que la Commission Cantonale des Constructions ne soit trop curieuse puisqu’elle est sous le flot constant de broutilles autrement plus essentielles que de grandes constructions immobilières rapportant des millions aux corporations de droit public qui financent son propre fonctionnement. Et voici un milliardaire devenant propriétaire de biens immobiliers qu’il croit en toute bonne foi avoir acquis en toute légalité permettant dans la foulée à Raymond et aux artisans entrepreneurs de continuer à vivre si bien. Raymond avait tout compris, il ne faut rien demander, il faut foncer, il ne faut pas même contribuer à indemniser l’Ours, il faut croire en sa bonne étoile et aux grandes vertus de ses amis élus ou nommés.
Le grand danger qui nous guette tous, de l’Ukraine à Gaza, de la Syrie aux USA, de Sion à Val de Bagnes, de Vétroz à La Planta est celui de la disparition de l’État de droit.
Et c’est pourquoi hic et nunc les détenteurs de l’État de droit en Valais, les 27 institutions valaisannes impliquées à leur corps défendant ou non doivent après dix ans de circonvolutions procédurales simplement … se sortir les pouces du cul.
Que celui qui considère inutile cette dertière vulgarité lise les 1500 articles parus sur le sujet à L’1Dex et les prochains articles estivaux de L’1Dex et s’en prennent vraiment aux responsables de cette débâcle sans nom.
Inutile d’inculper l’Ours pour de fictives atteintes à l’honneur qui ne sont que l’exacte vérité et inutile de poursuivre un retraité pour l’empêcher de poursuivre son activité d’avocat, le risque de boomerang serait alors bien trop important tant les missiles bien conservés pendant dix ans sont massifs et armés.
 bientôt !
Post Scriptum :
À bientôt … pour l’explication grandiose de l’image illustrant cet article mais qui est strictement sans lien avec le sujet du jour. Raymond s’inquiète ? Grégoire aussi ? Un ancien président ? Le président actuel ? Ne savaient-ils donc pas qu’un cancer ascendant cancer est très très gentil mais qu’à un moment donné il ne transige plus il agit. Leurs derniers espoirs résident dans la pusillanimité absolue des hommes de pouvoir. Je ne parierai pas dans ce sens à leur place. Et qu’ils se rappellent bien ceci : nous avons attendu dix ans. Et je mérite une retraite joyeuse !
Mais ,STEPHANE , un article pareil pour TON ANNIVERSAIRE,très BON ANNIVERSAIRE,longue vie et SANTE.
Le prochain peut-être daté du même jour sera de haut vol.