
Dans son cours sur l’état dispensé au collège de France le jour de la Saint-Valentin en 1991, Pierre Bourdieu, le sociologue français de la genèse de l’état interrogeait : « qui se sert de l’État ? Est-ce que ceux qui servent l’État ne se servent pas en servant l’État ? Autrement dit : n’y a-t-il pas des profits privés de l’ordre public ? Des intérêts particuliers à l’ordre public ? Y a-t-il des gens qui ont particulièrement intérêt à l’ordre public, qui ont un monopole de l’ordre public ? ».
Ces questions ne doivent pas être posées à Christophe Maret, premier président de Val de Bagnes qui, tel un perroquet de lui-même, dirait avec une feinte conviction, « je ne réponds pas à cette question ».
Ces questions ne doivent pas être posées aux élus communaux qui dans leur léthargie assumée préfèrent ne pas être importunés.
Ces questions ne seront pas résolues par l’autorité cantonale qui saurait se réfugier sans courage derrière le principe dit de l’autonomie communale ; que chacun s’occupe de ses fesses et tout ira pour le mieux sous le soleil.
Ces questions ne doivent pas être posées aux policiers de la sécurité qui sont des agents de la fonction publique tout à fait intégrés au processus constitutionnel qui les place sous le joug de leur hiérarchie.
Ces questions ne doivent pas plus être posées aux citoyennes et aux citoyens trop avâchis dans leur canapé aux couleurs tristes convaincus de l’indépendance des fournisseurs de menottes.
Dans un film au scénario bien ficelé, le metteur en scène se risquerait à choisir un procureur à la gueule d’archange, inébranlable dans ses convictions construites par la grâce de la vérité qui, tel un diffuseur de qualité s’inquiéterait que l’on puisse imaginer le tromper ou l’assimiler à un demeuré incapable de lire une écriture trop prolixe à son goùt alors même qu’il ne l’a que parcourue en catimini.
Qui s’est servi de l’État à Bagnes ? L’1Dex répond lui à cette question. Ou mieux exprimé : L’1Dex a déjà répondu à ces douloureuses questions à travers ses quelque 1500 articles que d’aucuns, même dans la magistrature, jugent trop prolixes, alors qu’ils ne le sont nullement, mais sont simplement ressentis comme tels par ceux-là mêmes qui devraient se mettre à travailler après dix ans de farniente.
Et pour parler crû il n’est pas nécessaire de détenir un doctorat en finances pour aller zieuter sur les décisions de taxation fiscales et sur les comptes bancaires engorgés de ceux qui à travers les constructions illicites se sont servis en prétendant servir l’État, donc en respectant le droit des constructions.
Un seul procureur suffit.
Y en aura-t-il au moins un(e) ?
Quelle synchronicité !
J’ai reçu ce jour un recommandé de la commune citée en titre. Et qui est en tout point pareil à votre article du jour.
Merci pour cette rédaction.
Pensez « Libre, liberté » chaque soir pendant 3min. à 21:21. ( égrégore, aussi efficace que les D-E W )