
FRANCE : LA MEILLEURE DÉFENSE DU MONDE A PRIS L’EAU
On nous avait vendu une forteresse. La France possédait, paraît-il, la meilleure défense du monde, un effectif sans équivalent et le statut presque administratif de favorite. Elle termine pourtant sa Coupe du monde en encaissant six buts contre l’Angleterre dans la petite finale. Six. Pas une fissure : un effondrement.
Avant cela, l’Espagne l’avait ridiculisée par le jeu, le mouvement et l’intelligence collective. L’Angleterre l’a ensuite pliée dans un match où la prétendue puissance française s’est dissoute dans le désordre. Les Bleus avaient des muscles, des noms, des remplaçants cotés à des dizaines de millions. Il leur manquait simplement une équipe.
Le plus accablant n’est même pas la défaite. C’est le néant tactique, l’absence d’imagination, cette impression qu’on attendait qu’un joueur providentiel répare seul ce que le collectif était incapable de produire. La France n’a pas été malchanceuse. Elle a été moins bonne.
Et pendant ce temps, la grande machine médiatique française continue de se pâmer. On cherche une fatigue, un arbitrage, un détail, un accident industriel. Tout sauf un mea culpa. Tout sauf cette phrase pourtant élémentaire : on s’est trompé.
La France ne quitte pas cette Coupe du monde victime d’une injustice. Elle la quitte démasquée : surestimée, désorganisée et terriblement ordinaire.
Bon ils ont quand même marqué 4 buts.