
La journée de voyage vers la Catalogne fut très longue; elle fut baignée des souvenirs partagés avec le docteur Raymond Berclaz qui a quitté l’obscurité de notre monde pour la lumière qu’il a toujours essayé de côtoyer. Ses mots, ses analyses, ses découvertes, ses synthèses, ses saillies, et tout le reste, manqueront à tous ceux qui ont eu la chance d’échanger avec lui. Je l’ai connu peu après la création de L’1Dex grâce à Jean-Claude Pont et j’ai ainsi bénéficié de son regard sur le monde, sur la vie et sur les diverses facettes de ce peut être un engagement citoyen dans la Cité.
Me remémorant ce que je sais de lui un mot peut-être le décrit mieux que tout autre signifiant : la discrétion. Et je pourrais aisément enrober cette qualité de toute une série de qualificatifs qui permettraient au lecteur de s’approcher de l’humanité inscrite dans les profondeurs de son être. Mais je laisserai au bon souvenir de chacun la description de mon propos.
Comme beaucoup de lecteurs de La Liseuse, je n’ai pas même un éclair de consolation qui pourrait adoucir les larmes de Françoise. Mais je suis sûr que les moments joyeux, tendres et féconds partagés entre eux deux sauront traverser avec force le cœur et l’esprit de celle qui a su aussi grâce à lui apaiser ou animer les « liseurs » d’ici et d’ailleurs.
Repose en paix Raymond et n’oublie pas, même discrètement, de nous éclairer.
Et merci pour tout.