Céline Salamin a la patate

Pdt germeeCéline Salamin travaille avec le quotidien. Et elle peint la nourriture depuis quinze ans. Elle laisse la germer la patate et s'attache à la nature morte du XVIIème siècle, qu'elle retravaille à sa sauce. Elle décline les fruits et légumes, sur un mode répétition et ornement. Elle aime les tomates qui passent du vert au rouge. Elel est ancrée dans le quotidien. Elle place ses fruits dans des assiettes en carton, découvertes en grandes surfaces. Son luxe ? Faire des petites patates. Et elle sourit avec ses pinceaux. Et fait sourire ses tapisseries avec de la nature morte. Céline Salamin a la patate.

Edmond Perruchoud déteste Modigliani et L’1Dex

Le prochain président du Grand Conseil du canton du Valais, UDC, Maître Edmond Perruchoud, Master in Law, avait voulu la dissolution de l’association de L’1Dex au motif que celle-ci poursuivrait des buts illicites. Il avait aussi déposé des mesures superprovisionnelles, dans un premier temps admises, puis définitivement rejetées par le Tribunal de district de Sion et par le Tribunal cantonal, pour atteinte à la personnalité.

Deux poids deux mesures

balance_of_goodD'un côté une couverture médiatique avant et après l'événement; de l'autre rien, les média n'étant pas intéressés. D'un côté beaucoup de participants, de la générosité, résultat, un joli pactole; de l'autre, personne ou presque à part la famille et les proches, et des ventes ne couvrant pas les frais engagés. D'un côté une kermesse pour payer les frais de guérison d'un joli petit garçon à moitié valaisan à moitié canadien; de l'autre la vente de tableaux de peintres africains au profit d'une école, et ses plusieurs dizaines d'élèves, au Kénya. La générosité semble avoir une couleur. C'est vrai que l'Afrique, c'est loin. Et puis, on préfère y ex [...]

Egon Schiele est un génie

Schiele est un génie; on le pense, on l’écrit ! Ce ravagé émotionnel a les coups de crayon comme des coups de scalpel : précis et décidés, immédiats et spontanés, incisifs et sans concession. Inclassable, il expose avec le Groupe Nouvel Art, le Cavalier Bleu, le Groupe Particulier, le Groupe Sema de Munich… S’il reconnaît Gustav Klimt, le gourou de la Sécession Viennoise comme son modèle et son maître spirituel, il lui échappe et crée son propre monde d’émotions brutes, de tensions sexuelles, de portraits désarticulés, de chairs tuméfiées. Ses selfies gorgés d’angoisse, avec ces mains longilines, énigmatiques et torturées, nous agressent dans notre petit confort bobo, nous remuent les tripes et nous prouvent son talent monstrueux, cyclopéen, himalayesque. La grippe espagnole stoppe trop tôt ce géant à peine éclos.

J’ai dérobé un Miró

La Fondation de l’Hermitage, à la route du Signal, à Lausanne, a choisi de mettre en valeur 80 œuvres de Joan Miró. On ne va pas dire que ce sont là les œuvres les plus marquantes du peintre qui se définit comme un Catalan international. Mais le détour vaut le coup d’œil (et ne manquez pas le petit film au dernier étage, une vingtaine de minutes agréables, touchantes, au cours desquelles Miró dévoile toujours son regard d’enfant, fasciné et fascinant.