Ministère public du canton du Valais : les doutes de façade (9/10)

Se retourner dans sa tombeJ’ai démontré plus haut que le doute de Nicolas Dubuis avait cette qualité particulière de s’inscrire dans les yeux de l’accusé qui malencontreusement s’agiteraient vers la droite de son visage, signe indubitable de ses prochains mensonges.

Supposons que cette saillie ne soit pas vraie, qu’elle ne serait alors que l’opinion dénigrante de celui qui l’aurait propagée. Alors il convient d’entendre à nouveau la parole de ce procureur pour savoir ce qu’elle vaut.

Interrogé par Vincent Fragnière, Nicolas Dubuis, désigné par Canal 9 « homme de l’année en 2012 » [ce n’est pas un gag !] s’exprime ainsi : en cas de doute, « j’investigue sur les raisons pour lesquelles ces autorités et ces fonctionnaires n’ont pas dénoncé ces infractions ». Si le lecteur considère que le procureur a une parole, la conséquence logique et implacable est simple et peut se formuler ainsi : actuellement une enquête préliminaire est ouverte contre Jean-René Fournier, contre Maurice Tornay et contre le chimiste cantonal pour avoir été si charmant avec Dominique Giroud durant quatre années consécutives (je ne fais ici référence qu’à l’aspect chimique du dossier et non point à l’affaire fiscale dans laquelle on sait que Maurice Tornay chef des finances ne savait pas ce que Maurice Tornay fiducaire a toujours su). Mais qui sérieusement croit à cette hypothèse ?

L’autre alternative est que le procureur ne dit pas vrai puisque toute la population doute sur les circonstances qui ont conduit à l’exonération de toute responsabilité pénale de Giroud au sujet de ces coupages réguliers et excessufs de ses vins.

En vérité, il y a une troisième alternative et c’est la plus cruelle : le procureur n’a jamais eu le moindre doute sur la parfaite honorabilité de ces hommes qui n’avaient pas à être par conséquents soupçonnés.

J’ai démontré dans l’affaire du petit  Luca et du chien Rocky comment la capacité à ne pas pouvoir douter amène à la certitude que le chien est le seul agresseur de l’enfant.

C’est bon pour un dominant de chez nous de savoir que l’absence de doute du plus haut magistrat du parquet les préserve de mauvaises surprises de procédure.

Un homme qui ne doute pas sait aussi qu’il est un magistrat intègre, impartial et compétent, ce qui lui permet ensuite d’asséner à la face du Valais que le jour où il sentirait en lui des tendances partisanes, ce serait alors le moment de changer de métier.

Ignace Rey n’est pas mort, il ne risque donc pas de se retourner dans sa tombe.

 

Post Scriptum : Luca ou la culture du doute est à relire pour cette justice qui fait semblant d’avoir oublié.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

3 thoughts on “Ministère public du canton du Valais : les doutes de façade (9/10)”
  1. Cet homme , doit demissionner , moi je peux le dire . Ma documentation federale , atteste de ce qu il a toléré et fait faut ,
    moi je declare demission a effet immediat . Vous ne savez pas encore tout , de cette justice valaisanne et loin de la .

    richard pralong , ( sont citees , les plus hautes autorites suisses , un exemple monsieur Peter Hafliger , il y en a a choix … )

  2. COJU totalement inefficace et on se demande si un Conseil supérieur de la magistrature serait différent. Affaire Luca : Recours au niveau du canton, durée 17 mois puis rejet. Recours au TF, durée 3 semaines et notre recours est accepté… cherchez l’erreur !!

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