LA VILLE DE SION A-T-ELLE, OUI OU NON, DECIDE DE FINANCER LES FRAIS DE JUSTICE DE CHRISTIAN CONSTANTIN ?

Remarque de L’1Dex : le texte qui suit a été prononcé le 19 décembre 2016 dans la partie des « Divers » lors du Conseil général de la Ville de Sion par le conseiller général de l’AdG et cofondateur de notre site.

 

« Monsieur le Président du Conseil général,

Monsieur le Président de la Municipalité,

 

Le premier d’entre vous deux a eu le goût, bon ou mauvais, à chacun de le déterminer, d’inviter, lors d’un plenum du conseil général, Christian Constantin, pour qu’il puisse nous présenter cette XIIIème Coupe de Suisse que, contrairement à d’autres, vous avez certainement pu palper. Cette sensation que vous avez pu ressentir, Monsieur le Président du Conseil général, j’aimerais aujourd’hui que vous puissiez en fixer l’origine.

Vous étiez peut-être encore trop absorbé par vos études lorsque, en 1997 – 1998, par la grâce de celui que vous avez accueilli en héros tantôt, le FC Sion se dirigeait tout droit vers une retentissante faillite. 16 millions de créanciers impayés, un ancien président qui se calfeutrait dans son antre de la Porte d’Octodure, avant de surgir tel un Zorro des Carpates, et un club qui se dirigeait à la vitesse supersonique vers le gouffre de la honte et du désastre. Et voilà que ceux qui ne savaient plus quoi faire me désignèrent avec quelques-uns pour diriger ce bateau impérial qui devait éclater en pleine mer. Nous le ramenâmes à bon port. Dire que le club n’était pas en lambeaux lorsque nous accostâmes serait mentir, mais affirmer que sans nous le FC Sion existerait sous la forme que nous connaissons aujourd’hui serait une toute autre trahison.

 

Et croyez bien, Monsieur le Président du Conseil général, que ce sauvetage extraordinaire se réalisa sans l’aide du PDC, ni d’ailleurs des autres partis de l’époque, puisque votre président d’alors, celui-là même qui ne veut pas même partager un ascenseur avec moi aujourd’hui, décida de refuser à l’association du FC Sion d’apposer sa signature en vue de l’octroi de ce sursis concordataire qui devait sauver, simultanément et dans un même coup, le FC Sion et Christian Constantin, de l’opprobre. Le coût de cette signature eût été gratuit pour la commune. Oui, zéro franc, tel eût été pour la commune de Sion le prix du sauvetage de ce club dont l’aura européenne est aussi liée au football, pas seulement au violon.

 

Ce violon, dans un pays civilisé, CC eût pu le connaître en justiciable refroidi, si l’État de droit existait à la Rue des Vergers. En effet, en 1998, le 31 juillet plus précisément, l’Association du FC Sion déposa une dénonciation pénale pour gestion déloyale et faux dans les titres. La qualité des états comptables était telle que personne, j’entends personne de sain d’esprit, ne pouvait s’attendre à ce que l’on qualifie ces bilans et ces comptes de pertes et profits de vrais. Mais, en Valais, dans la tête du procureur général, on préféra l’inconfort du silence à l’analyse des chiffres.

 

Et c’est précisément la raison pour laquelle, Monsieur le Président du Conseil général, à cet âge de sérénité où vous quittez le législatif pour rejoindre l’exécutif, vous avez appris, cette semaine, un peu plus tôt si vous lisez L’1Dex, que Christian Constantin, c’est le Nouvelliste qui l’écrit, a été blanchi, non pas pour gestion déloyale ou faux dans les titres, mais pour infractions à la loi fiscale régissant l’impôt à la source et pour quelques babioles liées au non-paiement des charges sociales. Cette bonne blague judiciaire est à mettre en relation avec le fait, et cela personne ne veut l’entendre quoique chacun le sait en vérité, que la prescription pénale pour un faux dans les titres est de quinze ans. Pour réduire les coûts de la justice, et permettre à Cri Cri d’Amour de financer un jeune artiste aimant le violon -, la solution est simple : laissons prescrire les infractions pénales, car un dossier bien encavé, c’est-à-dire liophilisé dans un lieu asséché, et jamais traité, engendrera un coût réduit, ce qui ne peut que satisfaire les néo-libéraux, qui croient aux vertus des litiges enterrés et tout soudain oubliés.

 

Cette courte introduction est aujourd’hui à mettre en relation, et c’est à vous maintenant que je m’adresse, Monsieur le Président de la municipalité, à vous, Monsieur Marcel Maurer, qui, bien seul aux côtés du PDC, de l’ancien parti radical et du PS, avez choisi, comme moi, de vouloir sauver le FC Sion. Vous savez, mieux que d’autres dans cette salle, la vérité des faits que j’ai avancés devant la Cité. Vous savez aussi tout le soutien financier apporté au FC Sion, soit à une corporation de droit privé bénéficiant pour accroître ses revenus, d’investissements publics massifs, aujourd’hui, alors même que la Ville de Sion en 1998 avait refusé avec force de sauver le club. Alors vous comprendrez que j’ose en toute liberté vous poser cette simple question qui a surgi dans mon esprit à la lecture des informations parues dans le Nouvelliste, selon lesquelles la commune de Sion aurait accepté de prendre en charge les frais de Christian Constantin liés à la procédure pénale s’il était blanchi par la justice pénale :

Monsieur le président de la Ville de Sion, ce renseignement paru dans le NF est-il vrai ou est-il faux ?

 

Serait-il vrai qu’il faudrait alors me donner les noms de ceux qui ont accepté en toute connaissance de cause de devenir de serviles mécréants de la chose publique. Serait-il faux que cela amplifierait le peu de cas qu’un homme de raison doit donner à l’information émanant de certains médias.

 

Dans votre réponse, vous saurez éviter la langue de bois.

 

J’aimerais enfin transmettre à tous ceux qui s’inquiètent de la réaction de l’organisateur de choucroute en cas d’exigences raisonnables de la commune envers lui, notamment quant à l’évolution des loyers, que vous n’avez aucune crainte à avoir, puisque CC sait tout le bien que lui a fait il y a quelque temps un homme qui a été interdit par ses parents d’assister en 1965 à la première finale victorieuse, en ce temps de jadis où vous n’aviez pas encore été conçu, Monsieur le Président du conseil général. Avoir été sauvé par un citoyen sédunois peut rendre un Ayentôt moins déraisonnable.

 

Vous aurez compris, Messieurs les Présidents, que je ne suis pas homme à aider le FC Sion et à refuser de me souvenir. Peut-être suis-je en cela différent de vous ?

 

Si vous aviez eu enfin quelque mémoire, vous eussiez pu rappeler, à un moment ou à un autre, dans une plaquette publicitaire ou lors des festivités dans la salle du parlement cantonal, que la grandeur napoléonienne de notre éminence bonarpatiste avait nécessité plus que quelques grognards, un valeureux qui méritait bien mieux que la sottise ou la méchanceté d’un procureur, un simple merci.

 

A l’évidence, c’était bien trop demander. »

 

Bonjour à mes vrais amis !

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

7 pensées sur “LA VILLE DE SION A-T-ELLE, OUI OU NON, DECIDE DE FINANCER LES FRAIS DE JUSTICE DE CHRISTIAN CONSTANTIN ?

  • 20 décembre 2016 à 4 h 37 min
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    Les historiens consigneront que signer pour l’UBS et signer pour le semi-milliardaire mendiant ont constitué les 2 obsessions de la bande des 15 Sédunois à la charnière entre le 20ème et le 21ème siècle.

    Ils écriront un peu plus bas que les ferments de la perte de cette ville étaient déjà intégralement à l’oeuvre à cette époque.

  • 20 décembre 2016 à 7 h 10 min
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    Le Valais pays champion de l’impunité!

  • 20 décembre 2016 à 7 h 47 min
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    A lire et à relire.

  • 20 décembre 2016 à 8 h 13 min
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    Les représentants du parti socialiste au Conseil Municipal avait refusé de voter pour le concordat et avait voté avec le PDC pour le refuser !

  • 20 décembre 2016 à 8 h 30 min
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    Le diable attira Jésus sur la colline de Platta.

    -Tu vois ce four ? J’ai présidé à sa naissance. J’assure sa maintenance. Ma vigilance lui est acquise.
    Tu vois cette dioxine, là, sous nos pas et tout partout ? C’est à moi que tu la dois.
    Tu vois là-bas, Sion-Est, son enceinte et ces espaces de laideur qui ne ressemblent à rien ? Qui d’autre que moi ?

    Tout ça peut devenir réversible si tu m’aides à gagner la présidence du comité de candidature pour les JO.

    Jésus réfléchit.

    -Faut-il que tu aies aussi peu confiance en ton adjoint, Christian, qu’il te faille chercher un intercesseur ?
    Pour les gens de cette terre, je demanderai au Père de prêter longue vie à Franz Weber.

    A ce nom, le diable se volatilisa. Dans le silence qui s’ensuivit, Jésus s’assit sur une pierre sans ciment et laissa son regard vagabonder sur le paysage. Lorsqu’il vit la barre d’immeubles avec laquelle ceux se réclamant de son parti avaient balafré le vignoble, il se mit à pleurer.

  • 20 décembre 2016 à 8 h 35 min
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    Devant la gare il y a des gardes façon vieille république française , tout blanc , et costume . Crousille par terre .

    Quelle parterre de centimes ! Le portique de l absolu .

  • 20 décembre 2016 à 13 h 20 min
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    Paresseux, toi qui es médecin cantonal, si tu avais la moindre idée de la saloperie que les 30’000 sans-dents abandonnés de la capitale touristique invivable du Paradis Des Constructeurs ont respiré ce matin, tu prendrais pitié de nous.

    Tu dirais seulement une parole dans le journal officiel de Sandra et Vincent et nous serions un peu guéri.

    Nous savons tous maintenant que nous pouvons crever la gueule ouverte à l’insu des 5 Grâces de la Planta et de la sale braquaille de l’administràSion.

    Te fais -tu seulement communiquer les chiffres par le remplaçant d’Arnold, le transfuge PDC, parti gagné gros à la Lonza?

    Ah, oui. Ça, j’avais remarqué : Anne Hidalgo n’est pas Marcel Maurer. Etonnant quand même le silence des parents sédunois moutons nuets!

    PS: Paresseux, je te dédicace ce disque : Papaoutai.

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