Liminaire : ces deux interviews ont paru dans L’1Dex Mag numéro 1, dans la rubrique « LE CERVEAU », pages 121 et 122. Oskar Freysinger, associé à quelques parlementaires fédéraux, avaient proposé d’instituer une norme pénale spécifique au harcèlement. Il n’a pas été entendu.
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L’1Dex Mag questionne …
Le harcèlement, c’est quoi exactement ?
Il s’agit d’une « conduite abusive qui se manifeste notamment par des comportements, des paroles, des gestes, des actes, des écrits pouvant porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique d’une personne ».
Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral au travail, Collection « Qui suis-je ? », PUF, 2014
Pourquoi cela fait-il aussi mal ?
3 questions au Dr Davor Komplita, médecin spécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie (Genève)
- Quelles sont les conséquences, pour une personne harcelée, sur le plan médical ?
Sur le plan psychique s’installe un état d’insécurité et d’anxiété avec une hyper vigilance, et la rumination des préoccupations, qui en général vont atteindre d’abord la qualité du sommeil, puis conduire la personne concernée vers un épuisement progressif. Les capacités d’attention, de raisonnement et de mémoire vont alors s’altérer. Tout cela va ensuite toucher le fonctionnement relationnel, tant sur le plan privé que professionnel, avant que ne s’engage finalement un processus de type dépressif plus ou moins intense, voire même parfois très intense.
Sur le plan somatique, la personne qui subit un harcèlement va présenter tous les symptômes du stress chronique, qui se manifestent d’abord sur le plan neurovégétatif, puis métabolique, endocrinien et immunitaire. Si le corps humain est adapté pour faire face à un stress intense de courte durée, il ne peut supporter un stress durant des mois, voire des années, sans qu’il ne se produise des dysfonctionnements importants, voire des pathologies établies. On peut citer à cet effet l’hypertension, les problèmes cardio-vasculaires y compris l’accident vasculaire cérébral, l’exacerbation ou la déstabilisation d’un diabète existant, les pathologies rhumatismales ou immunitaires, les allergies, les pathologies digestives, sans oublier l’impact sur les fonctions sexuelles et la reproduction. Cette liste, même longue, n’est hélas pas exhaustive.
- Comment imaginer que des mots puissent ainsi faire autant de mal ?
Pour les primates sociaux que nous sommes, l’appartenance à un groupe est lié à la survie, et ceci depuis 8 millions d’années. Donc, nous avons une sensibilité particulière vis-à-vis des figures d’autorité ou des individus proches du groupe auquel nous appartenons.
Cette grande sensibilité aux conflits interprofessionnels a pour but de favoriser la cohésion du groupe. Par ailleurs, elle préfigure une menace concrète, l’exclusion. Une exclusion qui, dans la nature, équivaut à un arrêt de mort. Il n’est dès lors pas étonnant que les individus réagissent fortement quand leur appartenance au groupe, avec lequel ils gagnent de quoi assurer leur subsistance, est menacée.
A cela s’ajoutent, bien sûr, tous les antécédents personnels de la personne harcelée qui peuvent receler déjà des traumatismes sur les plans familial, scolaire, ou social.
Un mot sur la durée, à présent : le harcèlement moral aurait toutes les caractéristiques de l’accident s’il n’était le produit d’un processus de longue durée (plusieurs mois, voire plusieurs années) qui mobilise toutes les défenses de l’individu. Or, à un moment donné du processus, ces mécanismes de défense se retournent contre l’individu lui-même puisque c’est son propre corps et son propre psychisme qui vont générer tous ces dysfonctionnements, et provoquer l’effondrement qui suivra. En ce sens, le harcèlement relève toujours d’une perversion des relations sociales.
- Sur l’échelle nationale des problèmes de santé, à l’heure actuelle, où situez-vous celui du harcèlement ?
Je considère que la souffrance des travailleurs par le harcèlement et l’épuisement, conscient si ce n’est volontaire du fait de leurs collaborateurs ou supérieurs, représente aujourd’hui la principale menace en termes de santé publique. On peut considérer qu’elle est de facto aujourd’hui la première pandémie psychiatrique, dont les conséquences économiques commencent à peine à être mises en évidence (8 milliards de francs par année) et dont les conséquences sociétales sont encore difficiles à évaluer car l’impact de ces phénomènes sur la vie familiale et l’éducation des jeunes générations est encore à mesurer.
En tout état de fait, cette problématique centrale est encore sous-estimée, si ce n’est ignorée, par les partis politiques et les représentants élus. Par ailleurs, étant donné qu’elle se répand au sein même des institutions publiques, elle représente aujourd’hui une véritable menace pour la démocratie, en portant atteinte aux conditions de vie au travail. En effet, un des premiers droits démocratiques consiste à offrir à tous les citoyens un accès juste et équitable aux services publics, assurés par des fonctionnaires intègres et zélés, seuls garants de la répartition juste et équitable des richesses publiques : santé, éducation, justice et protection des plus faibles.
Existe-t-il une norme pénale contre le harcèlement ?
3 questions à Me Stéphane Riand, avocat à Sion
- Que dit la loi, actuellement, concernant le harcèlement ?
Il n’y a aucune disposition pénale spécifique régissant le harcèlement. Les juristes estiment que les infractions de menaces (art. 179 du Code pénal) et de contrainte (art. 181 du Code pénal) suffisent en la matière, ce qui est une aberration. Les sanctions pénales, dans un cas de harcèlement, sont donc malheureusement inexistantes.
- Que devrait dire la loi ?
Il faudrait instituer une norme pénale spécifique au harcèlement, comme l’avaient demandé Oskar Freysinger et quelques parlementaires fédéraux le 13 septembre 2012, hélas sans succès.
- Quelle est la situation dans les pays qui nous entourent, comme la France, par exemple ?
Le harcèlement moral est un délit pénal en droit français, puni de deux ans de prison, et de 30’000 euros d’amende (art. 222-33-2 du Code pénal français).
Oui mais Freysinger il a toujours eu des idées loufoques.
Non mais c’est vrai… faire une loi contre le harcèlement !!! NIMPORTE QUOI !
On a bien fait de le virer.
Et moi ce serait à refaire je revoterai pas pour lui. Mais pour le PDC qui lui, depuis 70 ans qu’il est en place dans ce canton, n’a jamais rien fait de tel. (Et voir rien fait tout court même d’ailleurs. . . Construits quelques chalets au mieux)).
Le harcèlement le plus criminel est constitué de l article 33 ccp .lorsque des autorités conscientes de crimes graves les tiennes sous silences criminels .
Et c est pas que questions cochonnes dotées d une particule » c .
bien sûr qu’il faut une loi contre le harcèlement ainsi que contre toutes les violences qu’elles soient sexuelles, physiques ou psychologiques.
Peut-être que lorsque l’on aura fait une très sérieuse évaluation des dégâts causés par la violence, de quelque origine qu’elle soit, sur les individus et sur ce qu’elle « induit » c’est à dire traumatismes divers, dépression, burn out, comportements autodestructeurs, anxiété, stress permanent, insomnie, suicide ou tentatives de suicides à répétition, dissociation de la personnalité et j’en passe….avec les prises en charges médicales et sociales qui s’en suivent ET LES COÛTS SOCIAUX QUI S’EN SUIVENT AUSSI…. on devrait dans ce domaine changer de politique sans aucune hésitation et illico presto !
De plus selon le degré de harcèlement voir de capacité de manipulation, il semblerait qu’il soit démontré que bien des harceleurs sont des individus malades eux même, ne gérant pas leurs pulsions ne respectant aucune limites bien souvent dotés de ce fameux « sentiment de toute puissance » voir aussi à tendance perverse, il serait alors bien pour la société entière de pousser les cas les plus graves à des suivis thérapeutiques sérieux, et ce pour le bien de tous les harcelés et de la société entière…..
D’ailleurs passablement d’enfants aujourd’hui ont des caractéristiques hyperactivité ou sentiment de toute puissance aussi, et ceci peut une fois devenu adulte poser de sérieux problèmes DE HARCÈLEMENT justement alors on fait quoi avant d’agir et de prévenir avec intelligence de grands dégâts futurs ?? on attend ?
bien sûr qu’il faut une norme pénale !!!
http://bjp.rcpsych.org/content/209/3/189
d’ailleurs aussi concernant le harcèlement, la prédation, la manipulation et toutes ces choses pas très saines, avec et toutes leurs causes, leurs origines, leurs conséquences, leurs divers modes de fonctionnement ou divers degrés de gravité sont appelées par certains « un psychovirus » presque planétaire, il paraîtrait même que l’OMS se penche sur la problématique afin d’éviter une pandémie ! et oui …..
Et bin Non, en fait il ne faut pas légiférer sur le sujet du harcèlement.
Et parce que
– ce sujet n’est que l’une des (millions d’assassines) conséquences induites par le Système (« le Système »: cette manière dont (ne) fonctionne (PAS) le monde et qui con-sacre le fait celui-ci aujourd’hui que 1,5 million d’années après l’apparition de l’Homme sur terre, nous n’avons n’a pas réussi à dépasser le stade animal… (de prédation… ALIMENTAIRE, celui-ci)), et que
– partant, si on veut régler le problème de la prédation sexuelle, il faut régler celui de la prédation « existentielle »; c’est non seulement le meilleur mais le SEUL chemin possible pour régler TOUS les problèmes de « niche » au monde; j’ai dit.
Et ainsi
– l’idée de Freysinger était-elle une fausse bonne idée en fait (24 h. plus tard j’en reviens)
– le conseil fédéral (et ses femmes notamment) a-t-il été très averti (et courageux) de donner son (juste) avis (à bien plaire) sur ce sujet (et Anne Reiser aussi sur Infrarouge l’autre mois, et Grégoire Rey aujourd’hui sur ce site (et même dans un autre domaine celui-ci)), et
– les conseillers nationaux avertis aussi de ne pas entrer en matière sur ce sujet, et
– les pires et premiers prédateurs (à abattre) au monde en conclusion, les prédateurs économiques (on les appelle aussi populairement les sales riches) (comme celui (également paru dans un autre article de ce jour sur ce site) qui veut fourguer des jeux de cirque au peuple et fait tout et n’importe quoi pour y parvenir…) (et tout cela pour s’en foutre plein les poches bien sûr; celui-là est LE prédateur en effet par excellence (prédation… économique, « alimentaire », existentielle), responsable(s) de TOUS les maux du monde).
(Voilà. Et comme ça j’ai fait tous les articles du jour en un seul coup, un seul comment.)
Trop de mots inutiles
d’ailleurs encore Mme Ariane Bilheran a publié hier sur sa page FB un très bon article sur des sujets instructifs pour tous …même si pas toujours faciles à admettre voir à déceler…
lien pour les intéressés :
https://www.facebook.com/notes/ariane-bilheran/sur-les-relations-entre-un-parent-parano%C3%AFaque-et-ses-enfants/1821840388031370/