VERBIERGATE. QUAND ON POUSSE LE BOUCHON TROP LOIN

13 août 2018

(PAR GABRIEL LUISIER)

 

Monsieur le secrétaire-juriste communal, directeur administratif et gardien des traditions,

Pour justifier vos forfaits, vous avancez toujours un seul et unique argument : « j’ai exécuté les décisions du Conseil ». Fussent-ils illégaux, faudrait-il rajouter pour être complet.

Vraiment ?

Le 23 février 2016 (la journée des mensonges, j’y reviendrai une autre fois), vous signiez un courrier mensonger à l’attention du Conseil d’Etat avec copie au Ministère public.

Le procureur général vous avait rappelé « l’obligation de dénoncer à l’autorité de surveillance à savoir le Conseil d’Etat, les infractions à la LRS (loi sur les résidences secondaires) qui auraient été commises. »

A cette date, vous étiez déjà nanti du rapport des experts « Bender & Veuthey » qui avaient constaté six infractions à la LRS.

Or le courrier du 23 février 2016 signé par vos soins ne mentionne qu’une et une seule infraction, celle du vice-président d’alors, M. François Corthay.

Vous avez même poussé le bouchon plus loin et osé écrire : « Naturellement, et s’il nous apparaissait que d’autres infractions à la loi sur les résidences secondaires pourraient avoir été commises sur le territoire de notre commune, nous vous en informerions, conformément aux réquisits légaux qui nous ont été rappelés par M. le Procureur général du canton du Valais » alors que vous saviez qu’au moins cinq autres infractions à la LRS avaient été commises. Pour éluder la responsabilité de la commune et la vôtre (cf rapport Bender & Veuthey point 21), vous avez choisi de mentir au Conseil d’Etat et au Ministère public.

Se posent donc deux questions simples :

1. Le contenu de la lettre du 23 février 2016 que vous avez adressée au Conseil d’Etat et au Ministère public a-t-il été décidé et validé par le Conseil communal ?

2. Le contenu de cette même lettre n’est-il dû qu’à votre seule décision et celle du Président de la commune sans que le Conseil communal ne l’ait décidé ?

Dans le premier cas, cela voudrait dire que le Conseil communal a pris la décision collégiale de mentir en connaissance de cause au Conseil d’Etat et au Ministère public. Si tel devait être le cas, les Conseillers communaux, qui ont été réélus doivent démissionner, (sauf ceux qui se seraient manifestés contre ce mensonge et fait protocoler leur position) avec les deux signataires de la lettre.

Dans le deuxième cas, si vous n’avez pas exécuté une décision du Conseil communal mais pris la liberté de signer un courrier mensonger dans le but de tromper le Conseil d’Etat et le Ministère public, vous devez être licencié immédiatement pour faute grave.

Je parie une bouteille que la vérité se trouve dans la deuxième solution.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.