J’ai reçu hier la visite inopinée d’une jeune fille de douze ans, qui m’avait écrit et qui voulait me rencontrer. Que voulait-elle ? Elle voulait changer d’avocat, n’appréciant pas du tout l’homme de loi qui lui avait été imposé, qui ne la comprenait pas et qui requérait exactement le contraire de ce qu’elle désirait.
Je vous ferai grâce du contenu délétère du dossier pour que vous puissiez vous concentrer sur un élément formel tout à fait remarquable.
La jeune fille, nommons-la Mathilde, première de classe, aime écrire. Elle a donc adressé force écritures à l’APEA, à son avocat et à d’autres intervenants. Elle écrit très bien. Et la voilà, dans quelques lettres, utiliser le jargon des juristes et des « adultes ». L’avocat s’empresse de faire remarquer à l’autorité qui l’a nommé que cette manière d’écrire ne peut être celle de l’adolescente, mais que celle-ci est sous la coupe de quelque sorcière ou ogre la manipulant. Découvrant l’argumentation de « son » avocat, Mathilde sourit : « Mais, il ne comprend rien à rien, la formulation de ces paragraphes, je l’ai reprise en copiant le contenu des lettres que j’ai lues du dossier. C’était très facile, et je voulais leur montrer que je pouvais les imiter ». Et l’avocat de faire remarquer que la bonne utilisation de ces formules nécessite au moins « six mois de stage d’avocat ».
Lorsqu’une autorité ou un curateur ne veulent pas entendre la parole d’une jeune fille, on argumente n’importe comment, on imagine ce qui n’existe pas et, d’un plafond blanc, on peint un plafond noir ébène.
Parcourant le dossier et ayant bien entendu la parole de l’enfant, je me suis exprimé ainsi devant elle : « cette affaire, c’est un crime contre l’enfance ». Savez-vous quelle fut la réaction de la fille, soudainement délivrée : « enfin quelqu’un qui m’entend ! C’est tout à fait ce que je ressens et personne ne veut m’entendre ».
Et j’ai reçu il n’y a pas longtemps une lettre de Christophe Darbellay qui a pleine confiance en ses services, en la compétence des employés de son départements, au Service cantonal de la jeunesse et à tous les intervenants oeuvrant dans le domaine de l’enfance maltraitée.
Et je souris ici à Mathilde, à ses cheveux bouclés et à sa bonne humeur que l’on voit assassiner avec des revolvers administratifs honteux.
Dire merde à la connerie humaine, c’est parfois le devoir de l’avocat.
Bonjour à toutes les adolescentes qui me liront !
On n est pas loin de l inquisition , avec sa chasse aux sorcieres.
Je me réjouis de ma participation, en décembre prochain, à un cours à l’hets-GE sur « le Recueil de la parole de l’enfant : de l’enfant victime à l’enfant sujet », dont le but est de pouvoir ensuite, entre autres, questionner nos pratiques institutionnelles…
Pouvoir ensuite questionner nos pratiques institutionnelles, arguments et quelques compétences à l’appui, sera plus que bienvenu !
Si ce cours en intéresse d’autres, il est donné sur 3 jours à la Haute Ecole de Travail Social à Genève et les inscriptions sont encore possibles jusqu’à fin octobre.
Le commun des mortels, notre société, n’est pas à l’aise avec les enfants et adolescents hors norme de par leur vivacité intellectuelle. D’où la probable réaction, si inadéquate, de cet avocat.
J’espère que vous allez pouvoir aider Mathilde et que vous serez entendu !
Il ne faut jamais cesser d’y croire…
Pourquoi je dis amen !
Mr Bianchi.
Qu’est-ce que c’est que ce commentaire si sommaire en face de situations aussi graves ?
C’est pas sérieux.
Qui est l’Inquisition et qui sont les sorcières ?
En lisant les Patatras, vous n’avez pas honte d’être valaisan ?
Une info récente : la grand-mère de la fillette enlevée à sa mère pour quelques gifles en novembre 2015 et qui habite dans la même maison villageoise, ne l’a plus revue depuis.
Elle m’écrit le 25 septembre 2018 : «…Je pense que le père est toujours en colère car à plusieurs reprises nous avions mon mari et moi-même refusé de lui laisser Myriam* parce qu’il était ivre. Ça doit être sa façon de se venger en montant la tête de Myriam et de ceux qui l’accompagnent contre sa mère. ».
*prénom d’emprunt
Nul besoin d’être spécialiste des RH ou de l’éducation pour voir où est le problème. Le bon sens élémentaire suffit.
Merci de vous expliquer, Mr Bianchi
JE M EXPLIQUE. L INQUISITION EST L ORGANISME QUI A IMPOSE A CETTE JEUNE FILLE UN AVOCAT DONT ELLE NE VOULAIT PAS CAR, DIT-ELLE, IL NE ME COMPREND PAS, ME CROIT MANIPULEE PAR UNE SORCIERE OU UN OGRE ET NE SEMBLE PAS CONSCIENT QUE JE PUISSE SI BIEN ECRIRE. BIEN SÛR QU ELLE N EST PAS UNE SORCIERE, MAIS COMME ELLE CHERCHE A SE DEFENDRE, COMME AU TEMPS DE L INQUISITION, ON AIMERAIT LA BRULER SUR LE BUCHER DES INSTITUTIONS.Peut-etre ME SUIS-JE MAL EXPRIME, EN EFFET OU AI-JE MAL DECODE L ARTICLE EN QUESTION. JE VOUS PRIE DE M EN EXCUSER. MON ETAT DE SANTE ACTUEL, CANCER DU CERVEAU, AVEC 5 OPERATIONS DEPUIS LE 25 JUIN, DES COMPLICATIONS NOSOCOMIALES, DONT UNE MENINGITE QUI A BIEN FAILLI M ACHEVER. UN VOLET OSSEUX QUI NE SERA REMIS QUE DANS SIX MOIS, UNE HEMIPLEGIE GAUCHE ET DE NOMBREUX MEDICAMENTS EN SONT PROBABLEMENT LES CAUSES, MEME SI JE NE VEUX PAS M EN DEDOUANER. MERCI DE VOTRE COMPREHENSION.AUTREFOIS, LE SEUL FAIT D AVOIR DES CHEVEUX ROUX SUFFISAIT A ETRE CONSIDEREE COMME UNE SORCIERE, DONC DIABOLISEE ET CONDAMNEE AU BUCHER.
Merci Mr Bianchi, de votre explication. On vous tient très fort les pouces.
Malgré les interventions sur le cerveau, vous pensez plus clairement que de nombreux citoyens qui ne s’offusquen pas de ces injustices scandaleuses.
Et malgré votre santé altérée, vous avez un grand cœur pour l’ecrire avec force.
Ainsi, nous partageons avec vous une pinte de bon sang, de solidarité amicale.
Bon vent !
Merci de votre solidarite et de votre empathie. C est vrai que lorsque l on poste un commentaire, il y a ce que l on croit vouloir ecrire et ce qui est reellement perçu par celles et ceux qui le lisent. Comme quoi, il faut toujours rester tres prudent au moment de la redaction. Content que mes explications vous aient convaincu. Bonne journee à vous.
Monsieur Bianchi. Merci de votre soutien.
Il y a des jours où on apprécie un supplément de vent dans les voiles. Ce serait pas mal que les écrivains sur la Catalogne, le Verbiergate ou le GIEC soufflent aussi.
Sms reçu ce matin:
«Je fais de plus en en plus de crises de polyarthrite, les articulations se détruisent de plus en plus, vous le savez vous etes médecin je peux plus continuer comme ça.»
LA HONTE.
Messieurs Favre et surtout Darbellay, je ne vous pardonnerai jamais d’avoir bousillé cette mère, et sa fille. Quoiqu’en dise la stupide APEA concernée, j’ai une longue expérience professionnelle sur ce terrain. Je ne me souviens pas avoir vu autant de bêtise et méchanceté de longue durée. Honte aussi au CDTEA qui ne réagit pas à des situations inhumaines.
J’avais largement fait le tour de la situation à la mi-janvier 2017, qui permettait des solutions. Mais je n’avais pas pensé rencontrer des institutions aussi folles.
Deux associations de victimes de l’Etat, et pas contre le service Auto ou les Impôts. Il n’a pas de quoi être fier.
Cher Monsieur Hippocrate,
Je lis régulièrement vos commentaires mais je dois vous avouer que je ne connais pas grand chose aux problèmes que les familles peuvent rencontrer avec les fonctionnaires de « la machine infernale APEA OPE CDTEA. » selon vos termes.
Par contre, je suis convaincu que de par votre profession et votre expérience vous êtes dûment qualifié pour en débattre et pour vous faire entendre. Dans ce sens, je vous soutiens à 100%.
Dès lors la question est comment ? Comment se faire entendre, comment faire comprendre à Messieurs Darbellay et Favre que ces problèmes sont urgents et gravissimes ?
Continuez votre combat.
Bien à vous.
Michel Rey
Sion (VS) et Pebble Beach (CA)