Monsieur Vitek, ne vous faites, s’il vous plait, pas trop de souci, le ministère public a rangé votre dossier en de bonnes mains, celles du procureur général, Nicolas Dubuis. Écoutez donc les raisons pour lesquelles vous avez bien eu raison d’avoir fêté ce dernier vendredi votre réconciliation avec vos amis de là-haut.
J’avais mis au défi le ministère public, par ma lettre du 15 octobre, me fondant sur cette égalité de traitement qui vous est également si chère, de traiter aussi bien un petit avocat de province qu’un honorable milliardaire de l’est. J’ai été entendu, puisqu’une enquête préliminaire est ouverte contre le riche, comme elle l’avait été contre l’auteur de ce billet. Nous voilà donc frères d’armes dans l’injuste désespoir de l’illégalité la plus crasse.
Toujours attaché à ce sacré principe d’égalité de traitement, il sied maintenant de déterminer si le riche étranger sera traité avec autant d’aménité que le riche Valaisan par le même magistrat. Nicolas Dubuis avait en son temps, il n’y a pas très longtemps, traité avec une remarquable bienveillance Christian Constantin, constatant après 15 ans la réalisation de la prescription pénale, pour des délits économiques similaires à ceux qui vous sont si injustement reprochés. Mais, le ministère public venant de démontrer son indéfectible attachement à l’égalité de traitement, Monsieur Vitek, vous êtes dès lors sauvé des eaux et, dans 15 ans, vous bénéficierez de cette prescription pénale qu’a accordée avec générosité l’ami de Géraldine à l’Empereur d’Octodure. Vous pouvez donc dormir sur vos deux oreilles, cher Radovan, et refuser encore et toujours serrer la main de ce président de la Grande Commune, qui, le maladroit, a cherché à ne pas se faire dépouiller.
Bonjour à tous ceux qui défendent avec tant de ténacité l’égalité de traitement !
Post Scriptum I : le président PLR, de Crans-Montana, qui en a raz les mirettes, voudrait ne plus se représenter.
Post Scriptum II : qu’eussent dit les comtes du PDC si un président de leur bord n’avait pas été convoqué à une telle séance de « réconciliation ».
Post Scriptum III : un cambrioleur de banque peut-il exiger d’un procureur qu’il n’enquête pas sur son effraction dans la mesure où il a remboursé l’établissement bancaire ?
Rien n’est reglé par cet accord. Les actions du CMA des communes du Haut – Plateau ont perdu de la valeur suite à l’ augmentation illicite du capital social .Les autorités doivent donc se porter partie civile,au risque d’engager leur responsabilité.
Affaire à suivre, donc !
Pour notre plus grand plaisir…