
Xavier Lambiel apprécie la limpidité du discours, la concision de la démonstration et la brillance du trait.
Le voilà à l’oeuvre, ce jour, dans Le Nouvelliste, pour faire comprendre au lecteur le rôle joué par un architecte dans le Verbiergate.
Je lui cède la parole :
« Dans la station, Grégoire Comina compte. Un e-mail rédigé peu avant l’explosion de l’affaire montre que son associé Thierry Schaer a demandé à un employé communal de suspendre son travail sur un bâtiment irrégulier. Il précisait: «MM. Rossier et Baillod sont au courant des enjeux.» A ce moment-là, Thierry Schaer siégeait dans la commission des architectes, chargée de préaviser les dossiers. Cette commission dépendait du conseiller communal Jean Baillod, qui était chargé des constructions, et qui est aussi l’associé de Grégoire Comina dans une société immobilière. Pour le promoteur, «en Valais, tout le monde se connaît et il y a des risques de conflits d’intérêts partout». Il insiste: «Je travaille avec Jean Baillod depuis vingt ans et je n’allais pas cesser cette collaboration parce qu’il a été élu!» ».
Leonard Bender et Pierre-André Veuthey avaient choisi eux aussi la brièveté, affirmant en substance l’existence de la mise en place d’un système destiné à favoriser quelques-uns.
La question devient : quelle est donc la différence, dans l’essence des objets analysés, entre :
a) des conflits d’intérêts
b) un système organisé de faveurs
c) une mafia hors-la-loi
?
La question est posée.
Qui veut tenter d’affronter la question et d’y répondre ?
Bonjour à tous ces valeureux !