ABONNEZ-VOUS A L’1DEX

7 janvier 2019

Sur la question de la gratuité des média, L’1Dex a une position strictement identique à L’Antipresse. L’Antipresse est une lettre de réflexion dirigée par Slobodan Despot qui paraît tous les dimanches matin depuis le 6 décembre 2015. L’1Dex, qui s’inscrit dans le créneau de l’immédiateté, paraît tous les jours depuis le 1er mai 2011.

Plagiant in parte qua L’Antipresse, L’1Dex copie/colle :

« Tout ceci, on le voit, représente un investissement considérable, tant en étude et développement qu’en gestion et maintenance. […] Pour financer [cela], nous avons dû abandonner le modèle gratuit (assorti de dons à bien plaire) et introduire un système d’abonnements » différencié selon diverses modalités de packaging (prix de base : 48 fr. par an).

Cette « révolution » nous a valu des flots de réactions déçues, voire offensées. La nature humaine ne change pas : ce qui est gratuit finit toujours par être considéré comme un droit. Quoi qu’il en soit, la grande majorité des utilisateurs de la version gratuite (plusieurs milliers par jour) ont renoncé à prendre l’abonnement lors du lancement de la nouvelle version en juin 2017. Depuis lors, nos nouveaux abonnés viennent pour partie de ce public originel, mais ce sont aussi et surtout des lecteurs qui n’ont jamais connu la version gratuite.

Le passage à l’abonnement ne représente pas seulement un moyen à court terme de financer le développement de notre projet. Il résulte d’une réflexion de longue haleine sur l’évolution des médias. Après tout, cette prospective est l’un des grands sujets de réflexion de L’1Dex.

L’introduction d’un modèle payant dans un environnement où la gratuité était de règle était un pari risqué. On nous a prédit une disparition rapide. Pour le moment, ce pronostic est démenti. Si nous avons été optimistes sur le pourcentage de ralliement de notre public originel, nous sommes rassurés par la cadence des nouvelles adhésions à notre plateforme. »

 

Slobodan Despot a en outre décrit à plusieurs reprises dans sa lettre hebdomadaire, ce qu’il a désigné sous le syntagme « Le leurre de Pinocchio » :

« Le leurre de Pinocchio

La gratuité de l’information sur l’internet est la plus colossale des fake news. Pour s’en convaincre, il suffit de se poser une simple question : comment les géants du net cotés à milliards auraient-ils pu devenir ce qu’ils sont en n’offrant que des services gratuits ? Et, quand d’aventure ils ont commencé par le tout-gratuit, pourquoi leurs investisseurs ont-ils consenti à endurer des années de pertes abyssales ?

« Il n’y a pas de dîner gratuit » : c’est l’un des proverbes chéris de nos amis anglo-saxons. Si ce n’était pas évident sur l’internet « cool » des débuts, c’est une évidence aujourd’hui. Et ce sera la seule loi demain. Chaque fois que vous consommez un produit que ne vous coûte rien, rappelez-vous que le produit, c’est vous!

Or le produit que vous êtes est examiné et exploité sous toutes les coutures. Soit vous serez abreuvé de publicités ciblées, pollution mentale majeure de notre temps qui s’attaque à nos facultés d’attention et de concentration. Soit vous serez rendu accro à des services pratiques qu’on facturera ensuite à volonté car vous ne pourrez plus vous en passer. Soit vos comportements seront analysés statistiquement pour les besoins de la politique ou de la grande industrie. Soit — comme on l’a vu avec le scandale Cambridge Analytica — vous serez discrètement influencé dans vos choix électoraux. »

 

L’1Dex, à l’exemple d’autres médias en ligne, a choisi la voie de l’exclusion de la gratuité, assortie de quelques exceptions, convaincue que le citoyen comprend, de jour en jour avec plus d’acuité, que la presse gratuite est un leurre dont il devient, à l’insu de son plein gré, un poisson à capter, puis à dévorer.

Le prix d’un abonnement, c’est aussi un signe donné par les citoyens, par les gens, par vous, que la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’opinion, la franchise et la sincérité dans les énoncés reçus ont une valeur et ne sont pas rien.

 

L’1Dex, qui n’exclut ni le mécénat, ni les dons, ne reviendra pas gratuit, comme certains nous le proposent jour après jour, afin que notre poids ne soit pas rien. La valeur de L’1Dex, comme celui d’autres médias non gratuits, c’est celui de son lectorat. A vous lecteurs de convaincre autour de vous que 48 fr./an, ce n’est pas une arnaque, mais un choix personnel, libre et indépendant.

Le vôtre.

Bonjour à tous les fidèles lecteurs de L’1Dex !

 

 

 

POUR S’ABONNER A L’1DEX

 

POUR UN DON A L’1DEX

3 thoughts on “ABONNEZ-VOUS A L’1DEX”
  1. Les Valaisans peuvent remercier l’1Dex d’exister.
    Déjà rien que pour les millions d’impôts en retard que Giroud a dû payer.

    Et aussi pour nous éviter d’avoir eu des J.O,, alors que nos hauts élus peinent à faire le job.
    Ta gratuité pour les étudiants, 5.- pour les AVS et AI me paraissent parfaits

    Car IL Y A LES DONS.

    N’hésitez pas et dites-le autour de vous, il s’agit d’assainir le Valais. Et sur le forum, on peut juger sur pièces. C’est vraiment bien.

  2. L’1Dex est un Soutien Nécessaire à la Liberté d’Expression que veulent faire refouler les plus Frustrés de ce canton.
    Un très GRAND MERCI à l’1Dex pour son coût Accessible à Tous.
    Ce n’est juste qu’une question de volonté car Combien dépensent son argent pour des futilités sur E-Bay ou Whish…
    ABE

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