Une héroïne, Rachael Denhollander

2 janvier 2019

(TRADUCTION LIBRE DE L’L1DEX D’UN ARTICLE PARU DANS LE NEW YORK TIMES LE 28 DECEMBRE 2018 SOUS LA PLUME DE JULIETTE MACUR)

 

TITRE ORIGINAL. Rachael Denhollander: The Hero

 

I

ARTICLE DANS SA LIBRE TRADUCTION FRANCAISE

 

Savez-vous qui a arrêté le Docteur Lawrence G. Nassar, l’ancien médecin de l’équipe nationale de gymnastique, dont le nom représente aujourd’hui le visage infamant de l’agression sexuelle dans les sports ?

Ce n’est pas la Fédération américaine de gymnsatique. Pas même l’Université de l’Etat du Michigan, dans laquelle Nassar a examiné des patients dans une clinique et les a moletés pendant des décennies sous le prétexte d’un traitement médical.

Ce n’est pas même le FBI, qui a pris connaissance durant l’été 2015 des accusations contre Nassar et a initié laborieusement une enquête, – si l’on peut décrire cette chose ainsi, après avoir considéréque le principal témoin n’a pas même été contacté pendant près de 11 mois.

Il y eut tant de gens ou d’institutions  qui ont eut la chance d’arrêter Nassar à agresser des filles et des femmes. Pourtant ce crédit est à donner à Rachael Denhollander, une ancienne gymnaste du club, devenue avocate, qui a finalement fait le nécessaire pour que cela advienne et pour rendre ainsi plus sûrs les sports olympiques.

Denhollander, âgée de trente-trois ans, fut la première personne qui publiquement accusa Nassar d’agression sexuelle. Sa voix puissante a déclenché une réelle action institutionnelle contre cet homme et a sauvé des vies.

Sans elle, il est possible que la Fédération américaine de gymnastique ait continué à travailler activement pour enterrer ces mauvaises conduites sexuelles contre ses entraîneurs. Et c’est probable que le Congrès n’aurait pas exigé des changements quant à la manière avec laquelle les membres gouvernants du Comité Olympique des Etats-Unis agissaient dans les cas de mauvaises conduites sexuelles.

Pendant des années, dans beaucoup de sports olympiques, les cas de mauvaise conduite sexuelle croupissaient à l’intérieur des organisations sportives, qui, de manière inexplicable, ne les transmettaient pas automatiquement pour que la loi soit respectée. Maintenant, à cause de l’affaire Nassar, le fait de ne pas dénoncer un cas d’agression sexuelle dans les sports olympiques est devenu un crime fédéral.

Sans l’intervention de Denhollander, il est possible que des centaines de jeunes filles et femmes molestées par Nassar pendant des années souffriraient encore en silence.

« Vous avez rendu cela possible », a dit Denhollander la juge Rosemarie Aquilina, en janvier, lors de l’une des auditions condamnant Nassar, au cours de laquelle Denhollander fut le 156ème, et de dernier, témoin à déposer. « Vous êtes la personne la plus courageuse que j’ai eue dans cette salle de justice ».

Dans le courant de l’été 2016, Denhollander a lu un article dans l’Indianapolis Star indiquant dans le détail que la fédération américaine de gymnastique n’a pas traité des rapports portant sur des agressions sexuelles. Cela l’a convaincue d’entrer en scène et de révéler son douloureux secret.

« Ce n’était pas quelque chose que je voulais faire à cause de la peur et du risque derrière ça, mais c’était quelque chose que je savais que je devais faire », a-t-elle dit au New York Times en février. « Je ne voulais pas que Larry Nassar blesse un enfant de plus. J’ai ressenti une responsabilité à la fin d’essayer de l’arrêter ».

Denhollander pris contact avec l’Indianapolis Star et a dit que Nassar l’avait agressé sexuellement quand elle avait 15 ans. Le journal a publié son histoire en septembre 2016, alors que Nassar travaillait encore auprès de l’Etat du Michigan. Il avait été écarté de la fédération américaine de gymnastique plus d’une année auparavant.

Elle a aussi déposé une plainte contre Nassar auprès de la police de l’Etat du Michigan.

L’Etat du Michigan a relevé Nassar de sa charge clinique le jour où Denhollander a déposé sa plainte auprès de la police. Une semaine après la publication de l’histoire dans l’Indianapolis Star, l’Etat du Michigan l’a renvoyé.

Vers la fin 2016, Nassar fut emprisonné sur la base d’accusations fédérales d’actes de pornographies avec enfant.

Depuis lors, l’Etat du Michigan s’est accordé avec les victimes de Nassar – plus de 300 cas en cours – for 500 millions de dollars. La Fédération américaine de gymnastique a pris intégralement le nouveau commandement du dossier et elle a institué des réformes pour la sécurité des athlètes. Le Congrès, l’avocat général de l’Indiana, le Département de la Justice et d’autres institutions essaient de découvrir qui a permis cela de la part de Nassar et qui a permis ces crimes, et essaient de fixer les responsabilités.

Nassar est en prison, purgeant une peine entre 40 ans et 175 ans de prison pour une multitude de crimes sexuels.

Lors de son audition en janvier, Denholland a été mis en face de son agresseur sexuel. Le juge l’a décrite comme un « général cinq étoiles » de l’armée des survivants d’abus. Le public est demeuré captivé lorsque Dehollander s’est exprimé et a demandé à la cour, à nouveau et à nouveau, « Combien vaut une petite fille ? ».

Pour le monde sportif, cette réponse n’était pas claire jusqu’à ce que Denhollander s’est souvenu qu’une petite fille n’avait pas de prix.

A tout le moins, lorsqu’elle a souligné que cette petite fille mérite protection.

 

 

 

 

II

ARTICLE DANS CETTE VERSION ANGLAISE ORIGINALE

 

Do you know who stopped Dr. Lawrence G. Nassar, the former United States gymnastics national team doctor who is now infamous as the face of sexual assault in sports?

Not U.S.A. Gymnastics. Not Michigan State, where Nassar saw patients at a clinic and molested them for decades under the guise of medical treatment.

Not even the F.B.I., which in the summer of 2015 learned of the accusations against Nassar and proceeded to plod along in an investigation — if it can be described as that, considering it didn’t contact the main witness for nearly 11 months.

So many people or entities had the chance to stop Nassar from hurting girls and women. But credit Rachael Denhollander, a former club gymnast turned lawyer, for finally making it happen and for subsequently making Olympic sports safer.

Denhollander, 33, was the first person to publicly accuse Nassar of sexual assault. Her powerful voice sparked real institutional action against him and has saved lives.

Without her, it is possible that U.S.A. Gymnastics would still be actively working to bury sexual misconduct accusations against its coaches. And it is likely Congress would not be demanding change in how the United States Olympic Committee and Olympic sports’ national governing bodies deal with sexual misconduct cases.

For years, in many Olympic sports, misconduct cases languished within the sports organizations that inexplicably did not automatically report all cases to law enforcement. Now, because of the Nassar case, it’s a federal crime to fail to report sexual assault in Olympic sports.

Without Denhollander, it is also possible that the hundreds of young girls and women Nassar molested over the years would still be suffering in silence.

“You made this happen,” Judge Rosemarie Aquilina told Denhollander in January at one of Nassar’s sentencing hearings, where Denhollander was the 156th, and final, one of Nassar’s victims to provide a witness statement. “You are the bravest person I’ve ever had in my courtroom.”

In the summer of 2016, Denhollander read an Indianapolis Star story detailing how U.S.A. Gymnastics, for years, had mishandled sexual assault reports. It was her cue to finally come forward with her painful secret.

“It wasn’t something I wanted to do because of the fear and the risk behind it, but it was something I knew I had to do,” she told The New York Times in February. “I didn’t want Larry Nassar to hurt one more child. I felt a responsibility to at least try to stop him.”

Denhollander contacted the Indianapolis Star and said Nassar had molested her when she was 15. The newspaper published her story in September 2016, when Nassar was still working at Michigan State. He had been let go from U.S.A. Gymnastics more than a year earlier.

She also filed a complaint against Nassar with the Michigan State police and a Title IX complaint with the university.

Michigan State relieved Nassar of his clinical duties a day after Denhollander filed her police complaint. About a week after her story ran in the Indianapolis Star, Michigan State fired him.

By the end of 2016, Nassar was in jail on federal child pornography charges.

Since then, Michigan State has settled with Nassar’s victims — more than 300 of them and counting — for $500 million. U.S.A. Gymnastics has entirely new leadership, and it, along with the U.S.O.C., is instituting reforms to keep athletes safer. Congress, the Indiana attorney general’s office, the Justice Department and other entities are trying to figure out who enabled Nassar and his crimes and attempting to make them accountable.

Nassar is in prison, serving a 40-to-175-year sentence for a multitude of sex crimes.

At his sentencing hearing in January, Denhollander faced her molester. The judge described her as “a five-star general” of an army of abuse survivors. The public remained rapt as Denhollander spoke and asked the court, again and again, “How much is a little girl worth?”

For the sports world, that answer wasn’t clear until Denhollander reminded them that a little girl is worth everything.

At the very least, as she pointed out, that little girl is worth protecting.

 

 

 

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2 thoughts on “Une héroïne, Rachael Denhollander”
  1. La génome bonobodantesque semble éternel tant que la perversité existe ! Le Vatican a échappé d une mesure pour crime contre l humanité ! Toutes ses enfances volees . Que dirait mr Macron et son institutrice ? …
    Une fessée …

  2. Oh, pas besoin d’aller bien loin. Un notable de nos contrées alpestres ne s’est pas gêner pour engrosser un membre de sa famille, tout en prodiguant moultes règles à l’éthique irréprochable.
    Pour le moins la morale est restée vierge. Quel homme!

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