VERBIERGATE. QUAND LE CONSEIL D’ETAT LÂCHERA-T-IL EFFECTIVEMENT LA COMMUNE DE BAGNES ?

23 avril 2019

Le promeneur solitaire, qui ramasse des pierres aux formes insolites, sur les chemins de Bruson, s’interroge : mais quand donc le Conseil d’Etat va-t-il lâcher la commune de Bagnes ?

 

Pas si solitaire, le lonesome cow-boy, car, dans un bar de Verbier, l’ouvrier en fin de journée se pose la même question : combien de temps encore le président et le secrétaire pourront-ils faire semblant de diriger la commune ?

 

Et, plus loin, un père de famille, prenant soin du teckel familial, ramassant même ses crottes au sortir d’un virage, sur le macadam, pense : pourquoi Christophe, Roberto et Jacques croient-ils qu’il est encore de bon aloi de préserver Monsieur Rossier et Monsieur Perraudin ?

 

A quelques encablures des élections au Conseil aux Etats, alors que le PDC s’essaie durement à faire élire une femme, Mariane Maret, un commentaire insolite répond à la question que pose l’envoyée spéciale du PDC au sein du NF, Stéphanie Germanier : mais qui peut faire perdre la femme PDC ? Et Monsieur Alexy Vouilloz répond sur le site du journal : « Maurice Chevrier ». Qu’entend-il par là ? Que les éleccteurs, qui connaîtront toutes les omissions et fariboles commises dans le Verbiergate, ne pourront que reporter une grande partie de la gabegie sur un pur produit local des Oranges, l’ancien conseiller national PDC d’Evolène dont la passivité confine aujourd’hui, avec une vue rétrospective, à une complicité de connivence qui ferait presque rougir Juan Branco si cela était arrivé au sein de l’administration Macron, marqué par une servilité assourdissante. Une vue aérienne de la situation, sans examen au microscope, peut même laisser apparaître que tous ceux qui, déjà en 2015, signalaient les lacunes de l’Etat, particulièrement du Service des Affaires Intérieures, dans la gestion de certaines communes, pourraient avoir eu raison avant tous les autres. Et il ne fait jamais bon, avant les élections, de lâcher dans la nature de telles évidences.

 

Alors, oui, la question est d’une terrible acuité : quand donc le Conseil d’Etat va-t-il lâcher la commune de Bagnes et l’exécutif de cette municipalité ?

 

La question aurait paru saugrenue il y a quelques mois. On aurait alors questionné la situation en se demandant si l’exécutif allait « tutelliser » les Bagnards. Aujourd’hui, la réponse est évidente et affirmative; d’où la question suivante : quand ?

 

Même les plus brillants sophistes n’arrivent plus à avancer des arguments pour préserver cette certitude : le Conseil d’Etat n’a plus le choix. L’exécutif cantonal ne le dit pas encore, mais les événements récents, non encore connus du public dans toute leur saveur, ne permettent plus au gouvernement de La Planta d’opter pour un sauvetage miraculeux. Dans les officines de là-bas et de là-haut, on espère qu’un inespéré médiateur puisse rassembler tout ce beau monde autour d’une raclette pour faire comprendre aux errants que certains ont beaucoup moins erré que d’autres et qu’il faut alors savoir justement remercier ceux qui ont tenté de sauver la dignité bagnarde (et ils sont quelques-uns).

 

Il est possible que le gouvernement cantonal tarde à révéler sa vraie stratégie dans l’espoir de trouver le preux chevalier qui remplacera Saint Eloi à la tête de la commune, le vice-président, pourtant avocat, paraissant avoir été dépassé dès le premier jour par la rude besogne de réparation des innombrables dégâts, mésestimés par lui.

 

Bagnes, c’est un peu Notre-Dame, avec des milliardaires dans les alentours, qui ne paraissent pas vouloir être les dindons de la farce en dépit des multiples avantages fiscaux, liés aux impôts forfaitaires, dont ils bénéficient.

 

Alors quand ? Tentons un ultime pronostic : avant la fin du printemps.

 

Bonjour à tous les nettoyeurs de crottes de chiens !

 

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

5 thoughts on “VERBIERGATE. QUAND LE CONSEIL D’ETAT LÂCHERA-T-IL EFFECTIVEMENT LA COMMUNE DE BAGNES ?”
  1. et bien vive les nettoyeurs de crottes de chiens, ils feront appel à Rossier pour le ramassage uniquement et vérifieront que l’encens d’Ecône ne leur monte pas trop à la tête jusqu’à leur en faire perdre leur capacité de discernement auquel cas si une évaluation serait nécessaire qu’ils fassent appel à des médecins hors cantons ou des autorités décentes.
    Merci d’avance donc à tous les volontaires nettoyeurs, y a du boulot !
    Merci au Conseil d’Etat d’agir de réagir de cadrer de redresser de tutelliser aussi !

    la raclette ce sera pour après !

  2. Une intervention fédérale aura finalement raison de la passivité d’élus négligents. Dommage pour eux d’en arriver là car la population comprendra alors à qui elle a à faire. Et, miracle, même le Nouvelliste sera bien obligé, à contre-coeur probablement, de produire une vraie information.

    1. la passivité d’élus négligents, tout juste !
      si c’est ce que le peuple veut alors le peuple est bien triste et soumis, ressemblant plus à un mouton qu’à une reine de race !

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