(PAR MICHELE HERZOG)
Bonjour,
Une internaute, que je remercie très vivement, m’a appris que Mme Nathalie Dongois, professeure de droit pénal à l’Université de Lausanne, va donner une conférence sur les VICTIMES D’ERREURS JUDICIAIRES le mardi 21 mai 2019 à 18h30 au Caffé Bellini situé à la rue de la Barre 5 à Lausanne.
Voilà un lien concernant le travail de Mme Nathalie Dongois:
https://applicationspub.unil.ch/interpub/noauth/php/Un/UnPers.php?PerNum=69072&LanCode=37
En 2017, j’avais envoyé des messages à plusieurs professeurs des Facultés de droit des Universités de Suisse romande, dont à Mme Dongois, pour savoir s’ils pouvaient étudier, avec leurs étudiants, des cas d’erreurs judiciaires ayant eu lieu en Suisse romande et créer une structure identique au « Innocence project » existant aux USA. Concernant cet « Innocence Project », voir par exemple ce lien :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Innocence_Project
Je n’ai reçu aucune réponse positive. Il faut bien constater que les professeur-es de droit sont très discrets concernant les dysfonctionnements très graves du pouvoir judiciaire dans les cantons romands. Raison pour laquelle j’ai été très étonnée de prendre connaissance de cette conférence de Mme Dongois.
Pour participer à cette conférence, gratuite, organisée par des étudiants dans un bar, vous devez vous inscrire. Voici le lien :
https://www.eventbrite.com/e/billets-victimes-derreurs-judiciaires-61802956306
Si certaines personnes vont écouter cette conférence merci de demander à Mme Dongois ce qu’elle fait de réellement efficace pour les victimes d’erreurs judiciaires … dans les cantons romands.
Merci de diffuser ce message à vos amis et aux très nombreuses victimes judiciaires vivant dans les cantons romands.
Coïncidence très intéressante: Un article a été publié ce 19 mai dans le Matin-Dimanche au sujet de 60’000 innocents ayant été internés en Suisse au XXe siècle (dans les années 1930 à 1981). Pourquoi ont-ils été internés ? Car leur comportement, non répréhensible, ne correspondait pas aux normes de l’époque … Des experts indépendants, ayant étudié ces cas, vont publier des livres à ce sujet. L’article indique que de très nombreuses personnes étaient au courant de ces pratiques, mais elles se taisaient !
L’article dit aussi qu’une survivante, racontant actuellement le calvaire vécu, reçoit souvent cette réponse: « Tu fabules » ! Effectivement, les faits sont tellement graves que personne ne veut ou ne peut y croire car les Autorités nous font croire que la Suisse est un Etat de droit !
Cette situation « incroyable » est toujours vécue actuellement en Suisse par les récentes victimes d’erreurs judiciaires portant sur la période 2000-2019 ! Souvent, quand elles racontent les faits, même avec pièces écrites pour preuves, personne ne les croit ! Faudra-t-il attendre 50 ans pour que des experts indépendants étudient ces cas et dénoncent les erreurs judiciaires actuelles, qui sont très souvent intentionnelles (même si vous n’y croyez pas …) ?
Merci d’avance pour vos commentaires.
Meilleures salutations.
Post Scriptum : un petit coup de pub pour L’1Dex (cf. abonnement) pour ceux qui sont passionnées par les « erreurs » judiciaires : allez jeter un coup d’oeil dans la boutique et, surtout, ne manquez pas le feuilleton actuel qui semble captiver, « Il est cinq heures, la justice s’éveille ».
Madame,
En premier lieu, je vous remercie pour l’information concernant cette « conférence ».
Je m’y suis rendu et j’ai interrogé la Professeure Dongois à propos des erreurs en Suisse romande. Elle m’a répondu qu’elle envisagerait de participer à une association qui s’occuperait des erreurs judiciaires. Elle a toutefois également indiqué qu’elle ne pouvait pas s’en prendre trop durement au canton de Vaud par loyauté, elle pensait clairement à son poste universitaire.
Je lui avais simplement indiqué avant sa réponse qu’il existait bien des erreurs judiciaires en Suisse et que je regrettais un peu qu’elle ne prenne pour exemple que l’affaire Patrick Dils. Je lui ai donné l’exemple de la bijouterie Kunz, un français innocent, Henri Poulard a purgé trois ans et demi de prison alors qu’il avait un alibi pour le casse de la bijouterie susmentionnée. La justice genevoise a reconnu l’erreur, elle ne fait donc aucun doute. La Professeure Dongois a également expliqué qu’elle pensait qu’il était plus facile d’analyser une affaire comme le dossier Dils car il avait été très médiatisé, elle admettait que là aussi les choses évoluent en Suisse et que la médiatisation des affaires douteuses fait son chemin. En Valais, je crois que sans nul doute, l’1Dex y contribue.
En vous remerciant, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes meilleures salutations.
Pierre-Hubert Fornerod
Bonjour Monsieur,
Mille remerciements pour votre commentaire. Sachez que M. Gérard Ulrich, après cette conférence à laquelle il a participé, a envoyé une lettre ouverte à Mme Dongois en lui faisant part de ses observations. Si vous désirez recevoir cette lettre ouverte, je peux vous l’envoyer suite à votre demande à mon adresse mh@herzoginfo.ch
Il devient très urgent de créer cet « Innocence Project » en Suisse romande. Mais qui va le faire ?
Meilleures salutations.
Des erreurs judiciaires ? Lisez mon feuilleton.
Et je vous interroge : erreurs, est-ce un synonyme pour vous de crimes ?
Bonjour Monsieur,
De quel feuilleton parlez-vous ?
Si l’erreur n’est pas intentionnelle mais due à de la négligence ce n’est pas un crime, mais elle doit impérativement être corrrigée dès que la victime en fait la demande. Et les magistrats acceptent très rarement de corriger leurs erreurs. Ce qui permet de penser que l’erreur était intentionnelle …
Si l’erreur est intentionnelle car les magistrats ont modifié des faits, ignoré le contenu des pièces produites, refusé de rechercher la vérité ou n’ont pas appliqué les lois alors OUI c’est un crime. Mais ces crimes restent impunis … car ceux qui les commettent ne sont jamais sanctionnés.
Meilleures salutations.
Une personne a filmé cette conférence très intéressante. On comprend par cette conférence que personne n’étudie à l’Université de Lausanne les cas pratiques d’erreurs judiciaires ayant lieu dans les cantons romands. Mme Dongois ne cite que les erreurs judiciaires ayant fait l’objet d’ouvrages et ayant eu lieu dans d’autres pays !
Voilà la vidéo de cette conférence de 117 minutes que je vous conseille très vivement de regarder. Surtout la fin dès la minute 55.
https://youtu.be/9R95-m6QECE
Crimes ! Que sans répondeur et la réponse l écrou ! Les affaires connues et médiatiques très graves en Valais ! Que pire encore ….
ÇA !