Je vous réponds en mon nom et chaque Collègue peut le faire au sien. Je préférais Confrère, autrefois.
Mais je reviens à la perversité. J’ai écrit qu’évidemment elle existait. Après réflexion, je dirai non.
Si je n’arrive pas à prouver que la perversité en elle-même ou que le noyau pervers de Racamier n’existent pas, ça ne veut pas dire qu’ils existent. J’ai entendu Racamier in vivo à quelques reprises. J’avais l’impression de suivre Harry Potter dans un monde fantastique…où toutes ses paroles seraient nécessairement justes.
En souriant un peu, je veux dire par là que je préfère parler de COMPORTEMENT PERVERS pour éviter la réification du mot perversité ou celui de Racamier.
Je prends un bout de la question. Un peu en vrac.
Un comportement est le résultat de multiples choix préalables plus ou moins réfléchis.
Si j’ai « choisi » la religion d’un groupe social, par exemple catholique, je vais appliquer peut-être les dix commandements.
Ils sont pas mal mais il faut suivre les trois premiers en croyant. Les suivants sont : honore ton père et ta mère, pas de meurtre, pas d’adultère, pas de vol, pas de faux témoignages et le 10ème : « Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. ».
Si je choisis le bouddhisme, presque une religion, je vais pratiquer le chemin octuple.
Si je choisis une philosophie, disons le stoïcisme, je vais tenter d’en appliquer les conseils. Je devrais alors être responsable de ce qui dépend de moi, de ce que je fais, de ce que dis, de ce que je pense et de la façon de le penser. Évidemment que c’est plus simple si c’est cohérent, et donc si je fais ce que je pense.
Le pouvoir au sens strict n’est légitime que sur moi-même. Je peux influencer, voire être responsable d’autrui, mais avec des outils qui sont plus de l’ordre du service que du pouvoir. La mort ne pose pas question puisque nous n’avons pas de pouvoir sur elle ; nos molécules sont rendues à la nature, etc.
En bref, pour dire que la réflexion philosophique, spirituelle ou religieuse est une base des comportements même si l’analyse du lien social, de la famille et du couple manque un peu. C’est le lien à Dieu ou à Bouddha qui passe devant.
Cette réflexion est, pour moi, préalable à la psychologie ou la psychiatrie. Et je vais l’appliquer en cheminant dans ces disciplines.
Je raccourcis beaucoup.
Je reviens au comportement pervers et à Della Chiesa. Si je veux éviter un comportement pervers, je ne vais exercer ni pouvoir ni ruse aux dépens d’autrui. Ça s’entraîne.
Et mes capteurs vont s’affiner. Et je vais dépister et me protéger de la tricherie ambiante. Ça se cache dans les détails quelquefois.
Exemple d’une parole de tricherie ambiante. Il y a plus de 15 ans, une dame mûre vient me voir, déprimée. Un mari connu, aisé et coureur de jupons.
.- « Mais tous les hommes sont comme ça… », me dit-elle avec désinvolture.
.- « Non. Tous les hommes ne sont pas infidèles. » a été ma réponse, sans laquelle un lien de confiance n’aurait pu s’élaborer.
Je fais cours. A la même époque, une simple phrase lors d’un seul entretien m’avait alerté : « Ah, vous savez, l’AI c’est comme ça comme ça… », m’avait répondu un homme de plus de 40 ans, à qui j’avais posé la question du pourquoi à l’ AI pour raison psy, alors qu’il voulait que je reprenne le suivi universitaire d’un autre canton, pour la forme puisqu’il disait aller bien.
Il voulait venir travailler bénévolement dans une crèche valaisanne.
Quelques mois plus tard, la transmission de mes notes au juge d’instruction d’une capitale romande m’a évité de devoir m’y rendre. L’homme a été condamné à la peine maximale pour abus de petits enfants de crèches. Le suivi psy depuis longtemps était passé à côté.
Pour paraphraser Della Chiesa.
Un mafieux est dans une organisation et exerce un pouvoir non légitime.
Un pervers nous incite à la tricherie. Il ne faut pas jouer avec lui, et lui rappeler le respect de la loi, d’entrée.
De mon point de vue, tout tricheur sait au fond qu’il triche, et ce n’est que peu une pathologie mentale. Ce n’est pas un tabou pour moi.
J’espère avoir un peu répondu sans vous lasser.

Je crois que ça vaut la peine de relire les commentaires du Patatras (84). Jaffé. Le discours boursouflé des sciences de l’éducation, pour suivre la discussion avec Raoul.
MAGISTRAL
(du latin Magistralis et Magister).
très bien écrit, merci mais évidemment ici qu’il convient d’apprendre à tous de quelle manière éviter les comportements pervers, et cela n’est pas gagné d’avance ni aussi simple que vous tentez de le démontrer, si cela était, à nouveau nous n’en serions pas dans cet état de délabrement dont attestent les nombreux Patatras de l’1dex, Patatras au cours desquels vous avez, si je me souviens bien utilisé des mots comme chacal, barbarie ou brutalité ou ignominie, cela ne serait donc effet que de choix personnels et totalement conscients ?
reste pour ma part en suspend la question du poisson qui pourrit par la tête, question lumineusement logique de laquelle découle la question de: à quel régime voir à quelle nourriture sont donc nourris ces poissons ? de laquelle découle une autre question tout autant simple et lumineuse qui est : et si un poisson coincé dans l’aquarium ne désire pas de cette nourriture comment peut-il se sauver ou se protéger, macérant et directement influencé par la qualité de l’eau dans laquelle il se trouve et ce malgré sa volonté ou son désir propre ? induisant une autre question : l’humain est-il malgré lui et quelle qu’en soit les raisons fortement influencé par le milieu dans lequel il se trouve ?
respect pour vous qui êtes raisonnablement immunisé par toute attaque de perversité possible, mais peut-on autant occulter le fait même de la perversité, du comportement pervers sachant que comme vous le dites il se promène souvent incognito, se révèle parfois dans de minuscules détails et voyage souvent inaperçu pas essence, et échappe comme vous le dites vous même, même au suivi psy ? la perversion étant le fait de prendre pouvoir de corrompre de corroder, voir en finalité de rendre bon ce qui est mauvais et mauvais ce qui est bon, et ce peu importe la durée du processus il semblerait recommandé de sortir du monde fantastique dans lequel nous vivons tous à quelque part et de faire face à cette réalité-là tout autant fantastique mais moins dicible et moins simpliste semblerait-il, en attestent la réalité qui nous sort aujourd’hui par exemple sur la question des abus au sein de l’église, pour ne parler que d’entre eux, comment ceux-ci tout comme les autres abus constatés dans divers domaines : enfants, femmes, violence, harcèlement, maltraitance…etc…. ont-il pu échapper à la vigilance voir même à la connaissance du plus grand nombre d’entre nous professionnels y compris si tout était si simple si clair et sans tabous ? il demeure une grandiose contradiction quelque part dans tout ceci.
Raoul
Je vous réponds volontiers.
Votre commentaire pose beaucoup de questions.
Non, c’est pas du tout simple. Chacun doit s’entraîner, et plus on est entraîné, plus c’est simple pour Epictète.
Peut-être c’est gagné d’avance pour chacun, mais pas pour tous, puisque le pouvoir légitime ne peut s’exercer que sur soi.
Oui, chacun pour apprendre à surfer sur ce Bronx. Nécessité fait loi.
Oui, on peut dépister les comportements pervers, incognito avant d’être démasqués, mais pas la perversité qui est un mot. Les psychiatres qui sont passés à côté ont été taxés de négligents.
Oui, quand je suis arrivé dans les Patatras, j’ai parlé de barbarie ordinaire et d’omerta.
Je m’étais heurté à un mur de sauvagerie et de silence plus d’un an auparavant déjà, méprisant les victimes.
Oui, j’ai cherché à comprendre, avec les autres contributeurs de l’1Dex, pourquoi la mafia des Patatras n’est que le sommet de l’iceberg, en Valais, des dérives idéologiques et sociétales actuelles.
Nous pouvons regarder cela un peu comme un ludion dans son bocal, et chercher les facteurs de pression.
Nous trouvons alors beaucoup de réponses aux réalités d’aujourd’hui que vous citez : épidémie pédophile dès 1970, enfants, femmes, etc. On peut y revenir.
Les réponses ont déjà été évoquées : les boursouflures du juridisme forcené et des sciences de l’éducation, la loi de Parkinson, le communautarisme généralisé et sa pire dérive homme contre femme, etc.
Relisez dans le Patatras (82) des Chacals, le texte surligné par la rédaction :
« Loin de moi de crier à complot. Il ne s’agit que de convergence de petits intérêts non avoués, associés un peu de lâcheté ordinaire, noyée dans des discours factices. »
Démasquer les imposteurs permettrait aussi d’améliorer la vigilance professionnel. C’est aussi un vrai sujet.
Je vous réponds par bribes et un peu en vrac, mais nous pouvons poursuivre.
À bientôt.
merci de votre réponse.
et non comme vous dites ce n’est pas tout simple, même si l’entraînement est utile ce qui importe aujourd’hui et qui a toujours importé est l’information, la juste et bonne information auprès du public, seule une bonne et juste information pourrait servir de protection voir de prévention.
L’univers est informationnel reconnaissent de plus en plus et de mieux en mieux certains scientifiques, ce n’est probablement pas sans dessein que celle-ci a tant de peine à circuler du moins pour ce qui est nécessaire et qui serait primordial aujourd’hui. Retrouver la bonne information, la raison et la logique pure et simple pour le bien de tous !
il serait possible peut-être de taxer un certains nombre de psychiatres de négligents si un constat devrait être fait, mais sont-ils négligents, ont-ils peur de ces comportements , sont-ils soumis aux pressions du groupe ou de la profession ou du monde politique qui les conserve dans un silence et des moyens d’actions rétrécis voir basiques, voir dans le rôle de pansement uniquement ?
les comportements pervers bien que vous prétendiez bien les connaître font toujours un peu peur et ont la capacité encore aujourd’hui de déstabiliser même les juges ou magistrats des cours de justice. il y a de grandes lacunes entre la loi et la connaissance des comportements pervers, et de leurs conséquences effectives sur des humains, et qui pourraient permettre de neutraliser, limiter, cadrer quelque peu et ces comportements et les dégâts qu’ils causent et prendre les bonnes décisions de justice.
La presse relate parfois des jugements ou des faits plus abracadabrants les uns que les autres, mettant en scène des personnages classés peut-être dans la grande et vaste catégorie des « manipulateurs ».
« Loin de moi de crier à complot. Il ne s’agit que de convergence de petits intérêts non avoués, associés un peu de lâcheté ordinaire, noyée dans des discours factices. »
pour le reste votre phrase ci-dessus citée parle d’elle-même d’une vaste voir même d’une immense problématique, bien que écrite sous une forme dans laquelle cette problématique se retrouve banalisée, elle condense à elle-seule le pourquoi du comment de la raison et des Patatras et de tous les articles et commentaires de l’1dex.
– la convergence d’intérêts non avoués, figure peut-être l’immensité des réseaux sous-terrains qui phagocytent nos sociétés, tels un mélange entre mafia, franc-maçonnerie, secte prosélyte et autre espèce de pieuvre n’agissant pas au grand jour mais avide de pouvoir de contrôle et de domination ainsi que de possessions matérielles ?
-la lâcheté ordinaire elle pourrait bien plus figurer la confiance absolue que seule la loyauté absolue et la dévotion absolue au régime auquel l’individu est soumis et imager quelque peu cette immense problématique de ces comportements individuels sacrifiant tout ou presque au profit du groupe, (emprise, contrôle, pressions diverses, etc….) sentiment d’appartenance obligeant et primant sur tout le reste, même au détriment de son identité bien souvent, voir pire. Impossible ou presque dès lors que d’attendre des prises de conscience individuelles et salvatrices, impossible mais possible quand même.
– noyé dans des discours factices, là évidemment à nouveau l’image du poisson ! ( le pauvre d’ailleurs ) du poisson noyé par des discours factices, image parfaite de la lente et progressive érosion de la structure psychique interne soumise depuis tant de temps à de la manipulation mentale de masse, à des discours déstructurés et contradictoires en permanence, à des mensonges circulant sous le visage de la vérité, au décervelage, à la double-contrainte et on en passe…
De longs discours et échanges pour dire qu’en vrai ( de la vérité ) nous sommes tous globalement dans un triste état, profondément trompés, et le valais dans le domaine des Patatras, et le reste du monde aussi. Bienheureux ceux qui se contentent de se voiler la face et de se tenir dans des attitudes d’irresponsabilité, mais la question qui demeure est bien : que voulons nous léguer à nos enfants et aux générations futures ? ça ?
Raoul
On reste sur terre. Je vous réponds un peu en vrac en suivant votre texte.
J’ai mis un commentaire sur le Serment d’Hyppocrate Patatras (88) que La Méduse a occulté.
Je signalais l’article du Dr W.Bauer de 2010 qui explique très bien pourquoi les médecins n’interviennent plus de façon décisive, y compris dans les Patatras.
Le suivi psychiatrique négligent du cas pervers que j’ai cité a rempli un tiers de page du Temps à l’époque. S’ils appliquaient Hippocrate, ils ne seraient pas des pansements mais des facteurs de liberté et des démasqueurs d’impostures.
Le poisson dans le bocal doit être critique et s’instruire pour choisir la nourriture la moins toxique possible pour devenir plus clean et surfer sur le Bronx quand il le pourra. C’est pour ça, que l’individu joue gagnant s’il le veut. Je peux développer.
Chercher la bonne information ne peut être qu’un cheminement, finalement personnel, car chaque personne est un roman et occupe une place particulière. Donc on laisse tomber l’univers informationnel.
Je n’ai pas prétendu bien connaître les comportements pervers, mais plutôt dire comment on peut s’en préserver assez simplement sans être déstabilisé, comment on peut les démasquer. Leurs méfaits sanctionnés leur ouvrent parfois les yeux. J’ai vu des manipulateurs pas trop graves devenir authentiques.
La problématique même généralisée n’est pas immense car en une dizaine, ou un peu plus, de sujets, on devrait arriver à démasquer les réseaux toxiques, les idéologies toxiques et ceux qui en profitent. La Pieuvre mafieuse est analogue au réseau de la Famille et de l’Egalité VS.
La loyauté est un terme qui ne convient pas à la collusion mafieuse. Le sens strict des mots condamne la novlangue et les menteurs, et l’Honorable Société sicilienne.
La structure psychique interne n’est pas responsable de celui qui ment ou se laisse tromper. La double contrainte a eu ses heures de gloire, mais sa contradiction dans le réel saute vite aux yeux. Lacan, Racamier et consorts ne sont plus de saison.
Je suis d’accord avec vous qu’en vérité on est profondément trompé, et le reste du monde aussi. C’est pour cela que je me cantonne au Valais, où on peut identifier les personnages et les réseaux qui nous empoisonnent, profitent du pouvoir et massacrent les plus faibles ou les malheureux qui croisent leur chemin. Dans notre beau canton.
A mon sens, il y a déjà pas mal de réponses éparses dans les Patatras.
Je dirais même qu’il y en a assez pour ne pas se faire piéger, ou espérer se sortir des griffes des menteurs et des imposteurs.
C’est pour cela qu’il nous faut des hauts élus honnêtes, francs, qui répondent aux questions.
Ce qui n’est pas le cas actuellement sur le sujet des Patatras, où, je le répète, c’est Darbellay qui est en tête par l’OPE qui conseille les APEA.
J’ai encore d’autres arguments.
Raoul, si vous voulez, on continue à discuter et on se met à l’ouvrage.
Hippocrate,
ici et en relation à votre commentaire ci-dessus et brièvement je dirais
oui on reste sur terre
et la vie sur terre est faite d’information
une information est ce qui se transmet et qui arrive dans le cerveau
et qui permet de former d’instruire de formater, pourquoi pas ? voir le contraire voir pire peut-être parfois, ce qui ressort quelque peu, ou beaucoup, dans les constats et articles précédents.
réfléchissons ensemble et peut-on vraiment minimiser le rôle de l’information ?
elle révèle à elle seule et les boursouflures signalées par l’autre article et les « malformations » ou dysfonctionnements qu’elle peut avoir induit et qui sont révélés dans tous les Patatras.
CQFD oui sur terre l’information est primordiale partout ailleurs aussi je suppose.
oui l’information bonne ou mauvaise est ce qui forme ou déforme, nourrit ou intoxique.
oui tout comme pour le poisson et sa nourriture elle a un rôle et une influence des plus centraux essentiels et importants qu’il m’apparaît nécessaire de ne pas minimiser bien au contraire.
on pourrait dire l’importance du noyau informationnel sain qu’en pensez-vous ?