Un employé communal en exercice, lecteur assidu de L’1Dex, m’adresse ce dimanche copie de l’article paru dans Le Matin Dimanche sous la plume de Julien Wicky, de retour de vacances. À nouveau, les organes de la commune de Bagnes sont sous les projecteurs, éclairés de leur incommensurable bêtise.
Si ces hommes avaient réflèchi avec leur peu de jugeote, ils auraient, en 2012, dès avant l’entrée en vigueur de la Lex Weber, changé le règlement des constructions. Ils ne l’ont pas fait. En 2016, dans Le Matin Dimanche, le même journaliste narrait les malheurs de la commune de Chamoson confrontée à la même problématique réglementaire. Qu’a fait la commune de Bagnes ? Absolument rien. C’est ainsi que l’ancien règlement communal des constructions est toujours en vigueur, empêchant de nouvelles constructions en résidences principales dans des zones prévues pour les chalets de vacances ou à titre de résidence secondaire. La commune de Bagnes s’est donc – une fois encore – totalement fourvoyée.
Le rigolo de la chose est que le président de la commission du conseil général de l’époque est un certain Raymond Bruchez, surnommé Le Spectre sur les Hauts de Verbier, lui-même atteint aujourd’hui par sa propre clairvoyance de jadis.
Saisi d’une opposition d’un tiers, le Tribunal cantonal a rappelé aux organes bagnards qu’ils étaient eux aussi assujettis à la loi. Vous rendez-vous compte, Bagnes condamnée à respecter le droit valaisan ! Mais où va-t-on ?!
La commune de Bagnes sous l’ère de ce duo inoxydable, Rossier-Perraudin, a atteint les bas-fonds de l’incompétence et de l’imprévoyance cumulées. Si les Bagnards acceptent que la législature s’achève sans démissions préalables, cela signifiera simplement que les citoyens, du Châble aux Hauts de Sonalon, auront apprécié ces hommes s’échappant des zones du droit pour favoriser, croient-ils, l’économie locale, plus particulièrement quelques châtelains copains.
Même les plus orange des Oranges devraient s’interroger : est-il d’une quelconque utilité de faire semblant de sauver le soldat Rossier et le troufion Perraudin, alors même que vont fondre sur la commune, les organes et des promoteurs, des procédures, pénales, civiles et administratives, en cascades, qui illumineront toujours plus les agissements des dominants bagnards ?
Éloi, le directeur d’école, et Frédéric, le Gardien des Traditions, ont erré, errent et erreront, car ils sont incapables d’entendre la parole de ceux qui ne les idolâtrent pas. Ils seront donc dans la nécessité de boire le calice jusqu’à la lie.
On n’a plus même envie de dire « dommage », mais simplement « Tant mieux ».
Bonjour aux confesseurs des dominants de là-haut !
Référence : merci à mon informateur qui m’a donc transmis cette chose : pages_8_9_Le_Matin_Dimanche_2019-07-14
Ce qui ressort, comme un leitmotiv, des affaires de Bagnes, c’est le manque de transparence, le manque d’infos. Comment prendre une initiative au sein du Conseil Général, par exemple, si l’on ne nous dit pas tout ce qui est autorisé à être dit?