Le Nouvelliste, par sa nouvelle investigatrice, Marie Parvex, annonçait le 27 juin 2019 la démission du Chef du Service de l’Environnement, Joël Rossier, en ces termes :
« Presque trois ans jour pour jour après le départ de Cédric Arnold, c’est au tour de son successeur de donner son congé. Le chef du Service cantonal de l’environnement (SEN), Joël Rossier, a remis sa lettre de démission au Conseil d’Etat le 17 juin dernier. Il deviendra chef de la filière Technologies du vivant à la Haute école d’ingénieur (HEI).
«J’ai fait neuf ans à l’Etat et le tour de l’affaire du mercure, aujourd’hui j’ai l’opportunité de faire de la formation et de laisser la place à d’autres personnes», explique-t-il. Joël Rossier a travaillé sur la pollution au mercure dans le Haut-Valais entre 2010 et 2016 en tant qu’adjoint du chimiste cantonal, puis comme chef du service de l’environnement depuis 2016. Il travaillera à mi-temps dès septembre et son mandat à l’Etat se terminera à la fin du mois d’octobre. »
Dans la réalité, selon des informations confidentielles reçues par L’1Dex, il apparaît, avec une vraisemblance confinant à la certitude, comme disent les juges malicieux du Tribunal cantonal, élèves de l’ancien juge fédéral suppléant et ancien juge cantonal Victor Gillioz, le Chef de l’Environnement a adressé une lettre d’une gravité gravissime grave à la Commission de Gestion du Grand Conseil et à l’Inspectorat Cantonal des finances, dirigé par un autre Anniviard, un autre Melly, le dénommé Christian Melly. Joël Rossier y dénonce, ou y révèle, c’est selon votre dictionnaire personnel, des dysfonctionnements aigus qui nécessiteraient que les citoyens en aient pleinement connaissance.
Le Groupe UDC au Grand Conseil, ayant eu vent, comme d’autres, plus muets, de la nature et du contenu de cette missive explosive, serait sur le point d’exiger la production publique de cette lettre.
Le Conseil d’Etat serait, le conditionnel est ici de rigueur, sur le point de requérir la fin des rapports de travail immédiat, avec salaire versé, audit fonctionnaire, de crainte peut-être d’enquêtes intensives auxquelles pourrait participer alors le Chef du Service de l’Environnement, ce que pourrait ne point vouloir par trop l’exécutif cantonal, respectivement le Chef du Département de l’Environnement lui-même.
Tout ce beau monde est naturellement lié par le secret de fonction. On voit ici l’usage perverti qui est fait dudit secret de fonction. On fait croire souvent aux citoyens que le secret de fonction est destiné à préserver leurs intérêts. Dans la réalité du monde de chez nous, le secret de fonction est de nature surtout à préserver l’Ancien Régime qui prévaut toujours en Valais, et qui a pour effet une protection accrue et aiguisée du système des clans.
Sont donc liés, par exemple, par le secret de fonction : Jacques Melly, Christian Melly, le président de la Commission de Gestion du Grand Conseil, les membres de la Commission de Gestion du Grand Conseil, les membres du Bureau du Grand Conseil, Joël Rossier, le Chef du Service de l’Environnement, Sébastien Fanti, qui, en vrai caméléon des Alpes, fait semblant de ne rien voir, de ne rien connaître et de rien pouvoir dire (cela s’appelle, en Valais, la transparence
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) et tous les fonctionnaires du Service cantonal de l’Environnement. Sont aussi liés par ce damné secret de fonction les autres membres du gouvernement. Personne n’ira donc demander son avis à « l’ami » politique de Jacques Melly, Christophe Darbellay. Ni à Roberto Schmidt, empêtré, certainement contre son gré, dans l’Affaire des statistiques cantonales, dans laquelle un haut cadre de l’administration a également été « viré », tel un malpropre, pour avoir expliqué à ses supérieurs hiérarchiques les graves manquements récurrents et répétés du Canton du Valais dans le champ des statistiques (il faut ici rappeler que le Valais est l’un des derniers cantons à n’avoir pas adopté une loi sur la statistique cantonale et à s’être référé à la Loi fédérale sur la statistique … non appliquée !).Jacques Melly arrive au terme de ses mandats successifs de conseiller d’Etat chargé de l’Environnement. Une question, immanquablement, surgit, après l’Affaire du Mercure : a-t-il géré son département d’idoine manière ou a-t-il été un remarquable conseiller d’Etat de l’Ancien Régime capable d’avoir agi pendant douze années dans l’intransparence la plus totale ?
L’1Dex, aux moyens d’action limités, se réjouit à tout le moins aujourd’hui de la grand enquête que ne manquera pas de diligenter Le Nouvelliste pour tenter de débroussailler de manière plus approfondie encore ce terrain nauséabond, à laquelle se joindront ces « libres » médias que sont Radio Rhône et Canal 9, financés par la redevance publique, et qui devraient donc avoir à coeur d’informer tous les citoyens qui les financent.
Cette affaire surgit à un moment bien opportun pour le Parti des Verts qui vise clairement un siège au Conseil national en automne. Il n’est pas sûr que Jacques Melly, à l’insu de son plein gré (expression on ne peut plus limpide in casu), n’ait pas été leur publicitaire le plus efficace. L’avenir dira si les Verts sauront remercier plus tard l’Anniviard pour services rendus.
Le Valais est-il à ce point gangrené par la loi des clans, qui prévaut si souvent sur l’état de droit ? A chacun de répondre à cette terrible question.
Bonjour aux journalistes qui intervieweront les premiers Joël Rossier !
Post Scriptum I : Oskar Freysinger, pourfendeur du système clanique PDC, adversaire constant de Jacques Melly pendant la précédente législature, auteur de son prochain thriller « Cendre Rouge », qui dénonce l’esprit totalitaire, jeune retraité, doit aujourd’hui se frotter les mains, et penser que l’UDC n’est pas en si mauvaise position pour les prochaines élections fédérales en Valais, dès l’instant oû il est certain aujourd’hui que les dysfonctionnements qu’il a tenté de dénoncer et d’affronter, vont se révéler au grand jour. Et l’on s’interroge : Sébastien Fanti a-t-il passé un « deal » avec Jacques Melly pour ne plus s’occuper de son département ? Voilà une question à laquelle personne ne répondra ! Pas même Sétastien Fanti le prétendu champion de la transparence .
Post Scriptum II : une commission d’enquête législative ne devrait-elle pas être lancée immédiatement aujourd’hui sur la gestion pendant douze ans du Département de l’Environnement ? Qu’en pense le PLR de Philippe Nantermod, champion libéral de l’écologie renouvelée ?
Post Scriptum III : On se réjouit de la grande enquête journalistique que va déclencher dès ce jour Fabrice Germanier, conseiller communal PDC, à Vétroz, (accessoirement journaliste à Radio Rhône), si enclin à critiquer en privé L’1Dex, depuis que celui-ci lui a donné une petite leçon de journalisme lors de la première sortie de L’1Dex Mag.
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Comme Sandra Jean et d’autres journalistes vont quitter Le Nouvelliste (certains départs n’étant pas encore officialisés), ce média sera encore plus le journal des dominants. Les derniers jeunes arrivés se contenteront de rapporter le contenu des assemblées primaires et autres conseils généraux.
Petite pensée pour cette jeunesse déjà pleine de désillusions.
A noter que Vincent Pellissier (chef du service des routes, transports et cours d’eau) a aussi dénoncé un manquement grave dans la rénovation des routes et ponts valaisans.
Il n’y a que le clan dominant qui dit que tout va pour le mieux en Valais. Finalement, la nouvelle équipe au conseil d’Etat est pire que la précédente.
Haut-Valaisan et Bas-Valaisan à100 % il y a des chances que l’eau en amont de Viége est meilleur qu’en aval.Brigue belle ville, la vallée de Conches ,magnifique. Chaque fois que je passes la Haut je bois de l’eau de source naturel.
on sait combien les français ont cette habitude bien ancrée de se plaindre de leurs responsables politiques. Mais à lire les commentaires de 2 ou 3 valaisans sur l’1dex, force est de constater que cette « tradition » bien française anime certains valaisans ! A tord ou à raison ?
André Hofer, Verbier
En l’espèce, et ce n’est pas une tradition de la France jacobine, la critique émane d’un fonctionnaire d’État.
Il est demandé ici aux lecteurs de comprendre que les critiques des affaires liées à la protection de l’environnement, à la statistique cantonale et aux constructions illucites de Verbier émanent des serviteurs de l’État !
Donc : réfléchissons.
réfléchissons ? C’est une manière bien offensante de « juger » mon commentaire, M.Riand ! Vous devriez quelque peu pondérer vos réactions !
André Hofer, Verbier
Offensant de proposer de réfléchir ? Je suis surpris.
Disons alors cela encore autrement : dans le cas du Verbiergate, est-il, après tous ces articles, le temps de « juger » ce qui s’est fait à Verbier ou doit-on encore imaginer qu’il est possible que les dominants bagnards aient été trop mal traités par L’1Dex et par d’autres médias eu égard à la qualité de leur engagement pour la commune de Bagnes et de leur respect magnifique des lois cantonales, communales et … fédérales ?
Connaissant tout de même un peu le dossier, je crois que le seul doute encore permis est celui de privilégier l’incompétence ou de préférer la malhonnêteté.
J’ajoute, à l’attention de Monsieur Guinnard, que la question du remplacement du président et du secrétaire sera prise après le départ de ces deux personnages. A moins que vous ne suggériez réellement que ceux-ci doivent achever leur mandat et que le mandat de Monsieur Perraudin devra être reconduit pour quatre années supplémentaires. Est-ce bien cela, Monsieur Guinnard, que vous proposez ?
Comment expliquer que le red en chef de Rhône FM reste en place alors qu’il est engagé politique comme conseiller communal?
Cette situation ne correspond pas à l’éthique d’un journaliste.
Que de révélations honorables par ici , par la , et toujours comme encore ! j invite la question de la lassitude citoyenne à chercher l anguille , la roche , et la botte de foin ! Eh bien lisez l 1dex , et la question du futur , serait une grande inquiètude sans mots , ou l indéfinissable . ( … ) .
l infini . richard pralong .