Statistique VS. Sur le chemin d’un Etat de droit sans éthique

10 septembre 2019

Comment se fait-il que Sébastien Fanti intervienne auprès des parlementaires, en sa qualité de préposé cantonal à la protection des données et la transparence, au petit matin, à la veille, ou presque, du vote portant sur la LBDR ? La réponse est en lien avec un article de L’1Dex qui n’a pas plu à sa grandeur sérénissime.

L’accès de Sébastien Fanti aux médias dominants est maximal. Pendant des années, il a collaboré avec Rhône FM. Il est invité régulièrement sur la RTS, tant à la radio qu’à la télévision. Il tient une rubrique dans le NF. Il écrit pour l’Antioresse de Slobodan Despot et à mëme participé à L’1DexMag avant d’avoir frayé avec Justin Timberlake par la grâce de sa montre Omega. Il a accès, quand il veut, comme il veut à tous les hommes de pouvoir, avec qui il a mangé, goûté et salivé.

Sénastien Fanti est consulté quotidiennement par des chefs de service ou par des avocats et princes d’entreprises, que, par ailleurs, il critique en coulisses avec le même allant qu’il met à savourer en leur compagnie caviar à la viande séchée ou petit four et foie gras de Picardie.

Sébastien Fanti connaît parfaitement les dessous de la poésie politique et l’art de l’entresoi. Il sait aussi à quelle immonde sauce a été dévoré le fonctionnaire chargé de prendre soin de la statistique cantonale. Il sait que les hauts cadres de l’administration jouent avec leur ministre comme Tom avec Jerry.

Sébastien Fanti a aussi compris que la passion subite du Valais de la petite dominance pour la LBDR n’était pas sans lien avec la cupidité à s’emparer des données relatives aux citoyens et avec le risque qu’un homme tout seul puisse faire capoter un projet de loi avec sa seule intelligence.

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Sébastien Fanti, et j’en ai eu l’avant-goût en direct dans ses bureaux surprotégés, sait que postérieurement à l’entrée en vigueur de la LBDR il deviendra tout seul ou presque l’ultime rempart contre la mauvaise utilisation éventuelle de nos données personnelles.

Comment dans ces conditions ne pas vouloir se salir avec délicatesse les mains et donner le dernier coup de pied qui l’empêche d’accéder définitivement à toutes les données des citoyens valaisans en relation avec des institutions ou avec des établissements de droit public ?

On n’aura donc aucun sentiment, on joue le jeu des requins cupides et avides, on comprend bien que ses propres intérêts ne sont plus le respect de la constitution, ni la protection d’un serviteur de l’État, mais ceux de l’adhésion à ce petit clan qui a décidé en sous-main de faire main basse, en les pillant, sur ces données que l’on va ensuite chérir avec une passion éthique inextinguible. Le voleur législatif l’annonce urbi et orbi : laissez-nous vous piller car, par la suite, notre éthique sera sans faille.

Envolées toutes les leçons données à Google, à Facebook, à Amazon et à leurs cousins et cousines ! Le Valais doit impérativement se complaire dans l’Ancien-Régime, les seigneurs locaux sachant mieux que quiconque ce qui peut plaire à leurs vassaux idiots ou serviles, et à leurs femmes et hommes de trait. La loi, on va dès lors s’en accommoder les yeux bandés.

La machine se grippe lorsqu’un serviteur de l’État, en charge de la statistique publique et soucieux de l’État de droit, fait observer à ceux qui l’entourent, à sa hiérarchie, puis aux représentants du peuple, que ses connaissances approfondies de la chose statistique et son souci du bien-être public lui permettent de dire que des coquins veulent, par convenance illégale, créer une LBDR, instrument de validation d’un pillage hors-la-loi.

Moi, si je m’appelais Sébastien Fanti, je m’empresserais de recommander aux combinards qui l’entourent de demander un avis de droit à un docteur en droit public, valaisanne, dame Marie-Claire, qui saura, après avoir fait avaler au Tribunal fédéral qu’un débit bancaire était strictement identique à un crédit, que toutes les données statistiques que désire si avidement acquérir l’État sont les siennes et que l’intérêt public l’exige. On parviendra même dans ce monde de la novlangue de George Orwell invoquer le respect de la constitution.

Un État de droit sans éthique, ça donne, après réflexion, cette chose que l’on croit bien connaître : le Valais, cher à Marie-Clair, à Jacques Melly, à Maurice Chevrier, à Éloi Rossier, à Frédéric Lorétan (oh, quel vilain lapsus !) et à quelques autres, d’ici et d’ailleurs, qui ont clairement fait main basse sur le droit tel que décrit par Karl Marx dans Le Capital, un instrument de domination sociale dénudé par la langue des formalistes, des idiots, des menteurs et des pervers. Et que ceux qui veulent croire à la vérité des mots s’en aillent au diable avec leur belle aux yeux gris cendre !

Il semblerait, Sébastien Fanti aura de la peine à me contredire, qu’en se rapprochant trop près de pommes pourries et toxiques, l’être humain en oublie jusqu’aux principes qu’il voulait – prétendument – protéger.

Mais, chers citoyens, ne craignez rien, vos droits de citoyens seront ainsi bien mieux protégés.

Bonjour aux passionnés de … littérature.

 

 

Illustration : Christelle Bourdin Cotter

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

One thought on “Statistique VS. Sur le chemin d’un Etat de droit sans éthique”
  1. Qu on l invite à la scala de Milan afin qu il chante rien que la vérité et toute la vérité !
    Et non une parodie de Carmen avec les autorités ! richard pralong

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