ETAT DU VALAIS. Frédéric Favre, le désespérant

22 février 2020

Frédéric Favre a-t-il, franchement, la carrure d’un conseiller d’État ? Si un doute pouvait encore exister dans l’esprit de ses plus chauds supporters, l’affaire Chevrier les aura levés sans que quiconque ne puisse avoir la moindre chance de me convaincre du contraire. L’apprenti Favre vient d’échouer lamentablement dans les épreuves faciles qui lui avaient été proposées pour valider sa formation de trois ans.

 

I

L’AFFAIRE CHEVRIER

 

Résumé

Gabriel Luisier requiert une modification de la décision du gouvernement validant son licenciement par la commune de Bagnes. À l’appui de la démonstration de la nécessité légale d’annuler la décision inique et scandaleuse du licenciement de l’Ours de Bagnes, Gabriel Luisier évique l’existence d’une clef USB, clef de voûte de la nouvelle argumentation de son avocat. Cette clef USB est mentionnée comme annexe dans le recours réceptionné par la chancellerie, qui transmet tout le dossier pour traitement à Maurice Chevrier, qui dépose la chose sur le bureau de son adjoint Coquoz.

 

Par la suite, le SAIC décide de proposer en quelques jours au Conseil d’État de rejeter le recours. Le Conseil d’État s’exécute avec célérité. Gabriel Luisier eut alors l’idée divine de se rendre en prrsonne dans les locaux du SAIC pour vérifier le contenu réel du dossier sur lequel s’est prononcé le SAiC. Et là,!oh stupéfaction, le justiciable s’aperçoit que le SAIC n’a jamais eu à disposition la clef USB. Yvan Coquoz, l’adjoint de Chevrier, admet l’inexistence de la clef USB. Les secrétaires présentent confirment. L’avocat de Luisier s’interroge : mais pourquoi n’avoir pas simplement demandé un nouvel exemplaire de la clef USB, puisque tout les arguments du recours étaient fondés sur les déclarations proprement incroyables faites par le président de Bagnes devant un parterre de citoyens sougneusement choisis de manière privilégiée ? Et c’est alors que l’avocat et Luisier, dans un éclair de révélation foudroyante, comprennent que personne n’a même lu le tecours !

 

Frédéric Favre, lorsqu’il est interrogé par le journaliste du NF sait tout cela. Il en a été informé à plusieurs teprises sous toutes les formes. Il sait aussi que des excuses ont été demandées et que Chevrier a même refusé de répondre.

 

Or, sachant tout cela, Frèdéric Favre, a osé prétendre qu’il ne s’agit que d’une inadvertance. Prendre les gens pour des cons à ce degré de foutage de gueule a un nom est indigne d’un magistrat.

Car Maurice Chevrier, grand ami politique de Éloi Rossier, fonctionnaire ayant protégé par ailleurs la commune de Bagnes au-delà de l’imaginable, a sciemment, délibérément, volontairement et intentionnellement refusé d’inclure la clef USB dans le dossier, refusé d’obtenir un autre exemplaire de la clef, refusé de lire le recours, refusé d’entendre ainsi les arguments du recourant. La faute lourde commise par Maurice Chevrier a un nom en droit pénal : abus [caractérisé] d’autorité. J’imagine déjà un procureur, faisant un copier-coller de l’ordonnance Dick Marty, soutenir que le brave homme a agi avec négligence, emporté par son excès de précipitation ou son manque d’empressement. Dick, vous ai-je bien lu, lors de votre séjour institutionnel en Valais ?

 

Pourquoi dés lors l’apprenti Favre choisit-il de répondre ainsi à la presse. Je vous offre les pistes suivantes :

 

  1. A) par méconnaissance totale du cas;
  2. B) par incompétence abyssale;
  3. C) par servilité indigne à l’égard d’un haut fonctionnaire;
  4. E) par choix politique constitutif de prévarication;
  5. F) par décision aboutie de coactivité à l’infraction pénale;
  6. G) par volonté de nuisance envers l’Ours du Châble

 

Une certitude : l’une ou l’autre de ces réponses discrédite à un point tel le conseiller d’État Favre que personne de sérieux n’accepterait de renouveler le mandat de ce désespérant.

 

 

II

L’AFFAIRE SEMBRANCHER

 

Simultanément à son exploit bagnard, Frédéric Favre a la chance d’éviter le 1 de présence lors de son passage à Sembrancher. En effet, devant la position sidérante d’obstruction par la commune à un acte institutionnel légal du préposé à la protection des données et la transparence, Frédéric Favre choisit de ne pas intervenir, de ne rien faire, n’impose pas même à son chef des affaires intérieures d’intervenir auprès de la commune de Sembrancher ou auprès de l’avocat de celle-ci, dont l’un des associés est un proche de son chef de cabinet !

 

Frédéric Favre a choisi de jouer à la politique en hors-la-loi à Bagnes. Il ne s’est pas racheté à Sembrancher. Il ne peut qu’être renvoyé à ses études.

 

Bon courage à son nouveau professeur qui tentera de lui faire passer son prochain concours d’entrée dans le monde du travail. C’est pas gagné.

 

 

Post Scriptum I : Monsieur Favre, s’il ne s’était agi, comme vous le dites publiquement, dans la presse, que d’une simple inadvertance, auriez-vous une explication au fait que votre subordonné, que vous protégez au-delà de toute décence, ne s’est jamais excusé en dépit de trois demandes formelles ?

 

Post Scriptum II : Un conseiller d’entreprises valaisannes, honorablement connu, proche du milieu des affaires, après lecture du NF, écrit ceci : « Le vrai problème, c’est Frédéric Favre. Peu à l’aise dans sa mission de surveillance des communes, son manque de formation, d’expérience, de logique, lui empêche même de réaliser que ses employés sont nuls. » 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

5 thoughts on “ETAT DU VALAIS. Frédéric Favre, le désespérant”
  1. Sa tête est effectivement encore trop froide et ce n’est pas une montre au poignet qui l’aidera dans ses prochaines études,…

  2. Pourquoi , je le dis depuis longtemps ; la vérité n est pas un songe ni un singe ; ni le peuple ! Et maître Riand a raison sans enfumages politiques encore moins monsieur Frédéric Favre et il sait comment !
    richard pralong / singes pardonnez moi .

  3. Dans le Nouvellistes d’aujourd’hui :

    Je n’ai suivi que de loin cette histoire de clef cachée USB, argumentant le dossier, mais tous l’ont lu sur l’1Dex depuis des mois.

    Désespérant.

    Mais sur le scandale total de l’APEA du Val d’Herens et SCJ qui sévit à Evolène et Hérémence, c’est sinistre et glauque, foi de professionnel.

    Pierre-Hervé Tavelli, Sierre

  4. Désespérant en effet dans Le Nouvelliste d’aujourd’hui

    … « Maurice Chevrier ne s’exprime pas sur ce dossier, laissant la parole à son chef, le conseiller d’État PLR Frédéric Favre. Celui-ci ne remet pas en cause la probité de Maurice Chevrier. Il évoque une erreur humaine et regrette que le tribunal l’interprète différemment :« Personne dans mes services n’a jamais vu cette clé USB et la seule faute du service et de ne l’avoir pas réclamée. Il s’agit d’une inadvertance qui ne relève pas de l’intention. Il n’y a là-derrière aucun scandale.»…

    Pour info.

    Pierre-Hervé Tavelli, Sierre

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