Christian Constantin a décidé de licencier 9 joueurs du FC Sion, dont le capitaine Xavier Kouassi. Ces joueurs n’ont pas accepté le chômage technique proposé par le président sédunois.
La fin de saison, si elle a vraiment lieu, sera bien celle de tous les dangers pour le FC Sion. Le club devra, en effet, composer avec un effectif réduit.
Pajtim Kasami, Alex Song, Ermir Lenjani, Xavier Kouassi, Seydou Doumbia, Mickaël Facchinetti, Christian Zock, Johan Djourou et Birama Ndoye ont été congédiés avec effet immédiat pour avoir refusé les mesures dictées par le chômage technique prises par le club pour faire face à la pandémie du coronavirus: 80 % du salaire avec un plafond à 12’500 francs.
Un arrêt du Tribunal Fédéral de février 2012 précise qu’un tel refus est un juste motif de résiliation. Mais comme les huit joueurs sont au bénéfice de contrats à durée déterminée, il y a sans doute une brèche dans laquelle ils chercheront à s’engouffrer pour faire valoir leurs droits.
Avec ce choix fort, Christian Constantin prend le pari que cette saison 2019/2020 sera « blanche », qu’elle ne pourra pas aller à son terme en raison de la pandémie du coronavirus.
Une affaire de pure pognon. D’un côté, un employeur qui prend appui sur un virus pour réduire sa charge salariale, à court et moyen terme; de l’autre, des joueurs au bénéfice de juteux contrats qui ne veulent pas que leurs revenus soient ainsi réduits à peau de chagrin (bon, 12’500 fr. pendant quelques mois, c’est pas la mort non plus). La question juridique pourrait être formulée ainsi : en ces temps imprévisibles, le Tribunal fédéral admettra-t-il un complètement du contrat ? Marie-Claire Pont, juge fédérale suppléant, est une spécialiste des résiliations contractuelles sur lit d’imprévisibilité (courrez lire « Il est cinq heures, la justice s’éveille »). Se débarrasser de contrats embarrassants par la grâce du coronavirus … En 1930-1945, certains se sont enrichis au marché noir … Bien malin est celui qui pourrait être certain aujourd’hui du résultat des courses … Et puis, Cri Cri d’Amour s’appuayant sur la loi pour ne pas périr, c’est pas beau ce retour de la « légalité » au royaume d’Octodure.
La situation des joueurs de foot est un peu spéciale, ils ne peuvent plus jouer donc travailler, mais ils doivent continuer à maintenir leur forme physique ce qui fait partie de leur travail. Alors est-il logique de les faire payer par le chômage, honnêtement je n’en sais rien.
Ce que je sais c’est qu’ils refusent une indemnité de chômage de 12500.- par mois ce qui représente plus du double du salaire moyen suisse et la je dis que ce sont des rats.
Au vu des prébendes qu’ils ont touché en temps normal je pense qu’ils auraient pu prendre exemple sur les joueurs du Borussia qui ont renoncé à leur salaire jusqu’au retour d’une situation normale.
Sans être un supporter inconditionnel de CC, bien au contraire, j’estime que dans le cas présent il a pris la bonne décision.
Votre proposition tendant à une suspension salariale est assez intelligente et pourrait faire l’objet d’une clause de complètement contractuelle.
J’en parlerais à Marie-Claire P. si je la rencontre un jour.
Vous démontrez en tous les cas ici que votre esprit pratique est empreint de bon sens, celui qui peut faire défaut même à une juge fédérale suppléant.
On peut aussi imaginer une prolongation contractuelle naturelle pour les contrats à durée limitée, avec complément salarial lors de la reprise de la saison sportive. Dans ce contexte, nous verrons comment CC et les autres présidents de clubs traiteront la question des abonnements des supporters et les financements des sponsors.
Voici les prémisses d’un futur très aléatoire.