VERBIERGATE. LE POUVOIR, ENCORE LE POUVOIR, RIEN QUE LE POUVOIR. WHAT ELSE ?
19 avril 2020
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Le mandat confié par le gouvernement valaisan à Me Jean-Pierre Baechler, ancien magistrat devenu consultant, est le signe avéré que l’exécutif cantonal, sous prétexte de faire appel à un sachant pour mieux apprécier une situation prétendument complexe, se moque des nécessités de la loi pour simplement gagner du temps et tenter, bien maladroitement, de sauver les fesses d’oranges communales et dominantes, coupables et responsables d’une débâcle institutionnelle indépassable dans nos contrées. La démonstration de cette affirmation est chose facile pour celui qui ne veut pas tomber sous le charme d’un faux discours et part vraiment à la recherche des preuves.
Deux ou trois rappels méritent d’être remis en perspective avant de déposer devant la Cité le document démontrant que la vérité, la transparence, la loi, l’État de droit sont les derniers soucis du Conseil d’État, de la Chancellerie et de certains hauts fonctionnaires dans le Verbiergate :
Me Jean-Pierre Baechler a déposé son deuxième rapport en 2020 et a été mandaté il y a moins de deux ans, après qu’un mandat préalable ait été dans le même dossier confié au Professeur Nuspliger (1). De plus, deux autres expertises initiées par la commune avaient été confiées par la commune à MM. Bender & Veuthey, puis à l’ancien juge fédéral Claude Rouiller. Toutes ces expertises, sous une forme ou une autre, de manière étonnamment avenante ou bienveillante, ou de manière sèche et abrupte, constataient la commission en série d’actes illicites et illégaux commis par les organes de la commune de Bagnes.
L’1Dex, le NF et Matin Dimanche ont apporté dans leurs diverses éditions les preuves de la commission de très graves infractions commises dans le champ du droit des constructions, ayant permis la réalisations de bénéfices extraordinairement juteux au bénéfice de clans soigneusement choisis, dont certains avaient leurs taupes et instruments au sein du conseil communal ou au sein de la commission des architectes (un exemple parmi des dizaines d’autres : parcelle numéro 570, Chalet Mix).
Une enquête pénale, à l’insu du plein gré du procureur général Nicolas Dubuis, a dû être initiée par le ministère public, qui débouchera inéluctablement un jour prochain sur des inculpations en série (2).
Les questions soulevées par les actes commis par l’administration communal, par le conseil communal, par le président de la commune, par le secrétaire communal, gardien des traditions sont très simples, puisqu’il s’agit d’examiner des faits limpides : a) les constructions érigées en violation des autorisations données à fin d’augmentation massive des surfaces à vendre, confirmées par des permis d’habiter illicites; b) des ventes autorisées dans le champ de la LFAIE fondées sur de faux plans destinés à tromper les autorités ou/et à obtenir des autorisations illégales de vente à des personnes domiciliées à l’étranger; c) des constructions de nouvelles résidences secondaires ou d’agrandissements de constructions existantes supérieures à 30 % en violation de la Loi fédérale nouvelle régissant les résidences secondaires.
Sous le couvert de la fausse complexité des cas liés au Verbiergate, le gouvernement valaisan a mandaté Me Jean-Pierre Baechler en connaissant parfaitement la situation illicite créée par la commune de Bagnes et favorisée ou soutenue par certains hauts fonctionnaires.
Or, le 8 juin 2016, il y a près de quatre ans, en osant même se référer à l’affaire des constructions illicites de Verbier, le Conseil d’Etat sommait la commune de Chamoson, qui avait pourtant admis ses erreurs et avait accepté librement de les corriger, de faire son travail et qu’à défaut il pouvait lui-même ordonner les mesures nécessaires et à défaut se substituer à la commune. Ce communiqué de presse transmis à toutes les rédactions pour être communiquées aux citoyens date du … 8 juin 2016. A ce moment-là, le Conseil d’Etat avait déjà connaissance de la gravité des faits liés au Verbiergate (cf. communiqué de presse en référence ci-dessous publié en intégralité).
Jamais, entre le 8 juin 2016 et aujourd’hui, s’agissant de la commune de Bagnes, le Conseil d’Etat n’a ordonné lui-même les mesures nécessaires et jamais il ne s’est substitué à la commune de Bagnes, alors même que le 8 juin 2016 il menaçait la commune de Chamoson, pour des faits d’une gravité éminemment moindre, de prendre à sa place des mesures et même de se substituer à elle.
Les rapports Nuspliger et Baecher, commandités par le Conseil d’Etat, aux frais des contribuables, n’avaient que des buts fort simples : disséminer du brouillard, organiser l’opacité et la transparence et, surtout, peut-être même exclusivement, gagner du temps et conserver le pouvoir sans avoir à assumer la moindre responsabilité.
L’Etat de droit se délite au-delà de l’imaginable et des hommes de loi ont participé à la disparition de la loi en Valais.
Les gouvernants et dominants se moquent des citoyens, qui paraissent accepter sans sourciller ces turpitudes commises contre la démocratie institutionnelle, refusant d’admettre que le Verbiergate est clairement une tumeur visant à constituer une zone létale de non-droit qu’aucun puissant ne veut combattre avec le moyen prévu à cet effet : la loi.
Bonjour aux quelques valeureux résistants.
(1) Le Professeur Nuspliger n’a été mandaté que pour « contrer » le rapport Rouiller qui engageait aussi la responsabilité du canton.
(2) Si tant qu’un zeste d’Etat de droit demeure ici en Valais
Référence :
Rapport du 8 juin 2016 du Conseil d’Etat en relation avec la commune de Chamoson
2 thoughts on “VERBIERGATE. LE POUVOIR, ENCORE LE POUVOIR, RIEN QUE LE POUVOIR. WHAT ELSE ?”
Félicitations pour votre compte rendu. J’ai connu le Valais peuplé de Bergers, mais depuis quelques années, je vois défiler un peuple de moutons. Quel dommage! Faut-il croire que nous avons la gouvernance que nous méritons. Mon avis est que nous avons malheureusement en place, le pire conseil d’Etat que j’ai connu, complètement englué, dans ses propres sables mouvants.
Dominique Musy
Crans-Montana
Félicitations pour votre compte rendu. J’ai connu le Valais des Bergers, depuis quelques années, je vois le Valais des montons. Faut-il croire que nous avons les gouvernants que nous méritons ? Je pense malheureusement que nous avons les plus médiocres que j’ai connu, enlisés dans leurs propres sables mouvants!
Dominique Musy
Félicitations pour votre compte rendu. J’ai connu le Valais peuplé de Bergers, mais depuis quelques années, je vois défiler un peuple de moutons. Quel dommage! Faut-il croire que nous avons la gouvernance que nous méritons. Mon avis est que nous avons malheureusement en place, le pire conseil d’Etat que j’ai connu, complètement englué, dans ses propres sables mouvants.
Dominique Musy
Crans-Montana
Félicitations pour votre compte rendu. J’ai connu le Valais des Bergers, depuis quelques années, je vois le Valais des montons. Faut-il croire que nous avons les gouvernants que nous méritons ? Je pense malheureusement que nous avons les plus médiocres que j’ai connu, enlisés dans leurs propres sables mouvants!
Dominique Musy