Une semaine après l’éclatement du scandale financier de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) annoncé en deux séquences du 19h30 du 29 avril 2020, le Nouvelliste nous propose, aujourd’hui seulement, sa vision des choses : « Comment expliquer un déficit de 18 millions à Rennaz ? »
L’1Dex pour sa part a mis en route dès le début une série de chapitres qui apportent un éclairage effarant sur les dépassements des coûts de construction de l’HRC, sur le fiasco financier des 6 premiers mois d’exploitation et sur les 3 administrateurs valaisans du Conseil d’établissement (9 membres) qui sont en place depuis 2010.
La lecture attentive de l’article du Nouvelliste du jour apporte les réflexions, les précisions et les questions suivantes.
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Les chiffres
La manchette et le titre de l’article évoquent surtout un déficit d’exploitation de 18 mios.
La réalité des chiffres est d’un tout autre ordre :
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90 mios de dépassement des coûts de construction de l’HRC
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Demande d’un fond de roulement de 80 mios (60 pour Vaud 20 pour le Valais) en vue d’assurer le proche avenir en prédisant des chiffres rouges jusqu’en 2025
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Aveu d’un emprunt de 20 mios sans garantie, début 2020, auprès d’une banque extérieure au canton de Vaud sans avertir les 2 cantons pour payer les salaires et les fournitures
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Rallonge déjà accordée de 15,5 mios comme prime au déménagement et à la pré-installation
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Soutien de 7 mios pour une ligne de bus
Bref, au total un couac de l’ordre de 200 mios dont 50 mios à la charge du canton du Valais.
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Le retard du Nouvelliste dans cette analyse fragmentaire interroge
Visait-t-il à permettre aux responsables politiques et administratifs d’échafauder d’invraisemblables arguments pour masquer leur incompétence ?
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La haute protection du Prof Éric Bonvin
Le Nouvelliste évite soigneusement de mentionner le 3ème administrateur valaisan du HRC, en place depuis 2010, qui n’est autre que le directeur général de l’Hôpital du Valais (HVS), le Prof Bonvin lui-même. Le rédacteur en chef du Nouvelliste, en contact quotidien depuis 2 mois avec le Prof Bonvin, aurait eu tout loisir de l’interroger au sujet de l’HRC et de contribuer ainsi à enrichir l’article en question.
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Au final plusieurs questions essentielles restent ouvertes pour les journalistes d’investigation :
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Quelles seront les conséquences de ce désastre financier sur la marche de l’HVS dont le Prof Bonvin est directeur général et sur la construction des hôpitaux de Sion et de Brigue ?
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La double casquette du Prof Bonvin est-elle acceptable ?
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Les modifications de 2011 de la LAMal introduisent des notions de concurrence et d’économicité entre les hôpitaux. Dès lors est-il possible aux parlements vaudois et valaisans d’accorder respectivement 60 et 20 mios au HRC après 6 mois d’exploitation en annonçant des chiffres rouges jusqu’en 2025 ? Ces subventions dans l’exploitation d’un hôpital constituent une concurrence déloyale selon la LAMal. Cette dernière imposerait à l’HRC, pour retrouver son équilibre financier, de réduire ses activités et le nombre de ses lits.
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Les audits, souvent complaisants à l’égard de leurs mandants, sont-ils suffisants ? Vu l’ampleur du désastre financier une Commission d’Enquête Parlementaire intercantonale (CEP-HRC) n’est-elle pas la seule voie possible pour comprendre et corriger ?
A l’époque une CEP-RSV avait été nécessaire pour réussir à remettre l’Hôpital du Valais sur rail.
Bonjour à tous les journalistes d’investigation.
Référence : LE NOUVELLISTE DU 6 MAI 2020, PAGE 5
Le nom de Madame Esther Waeber-Kalbermatten du Parti socialiste n’est jamais cité dans votre article ? C’est pourtant elle qui est à la tête du département de la santé, des affaires sociales et de la culture.
Elle dit « à aucun moment nous n’avons été informés de cette situation alarmante, c’est inacceptable »
Elle est au sommet de la pyramide des responsabilités et elle ose dire cela !
Sa tâche première est justement de savoir ce qui se passe dans son département, de mettre en place des procédures de remontée d’informations et de contrôle de celles-ci. Pas d’essayer de mettre la faute sur ses collaborateurs !
L’1dex aurait-il une couleur socialiste ?
Cher Monsieur,
L’1Dex se lit en feuilleton.
Donc, patience.
Cela dit, comparez avec les autres médias ….
Ah ……. Stéphane ….. Tu nous manques !!!!
(L’autre bien sûr…. Celui de Nendaz !!!)
Je suis impatient de lire l’épisode 2 de la saison 1.
comme actuel chef du service de cancérologie HRC, le service phare HRC, je peux que être d’accord avec vous: Commission d’Enquête Parlementaire intercantonale (CEP-HRC) !