I
LIMINAIRE
Mais qui est donc Charlotte Manzini, s’interrogent déjà les passionnés de ce feuilleton ? Les Sembranchards, à l’exception peut-être du président et du secrétaire communal, ignorent jusqu’au nom de cette dame. Les lecteurs les plus assidus imaginent déjà qu’un personnage imaginaire a été introduit dans le scénario pour jouer le rôle de l’observatrice curieuse.
J’aimerais que vous me croyiez sur parole : je ne connais pas Charlotte Manzini. Je ne l’ai jamais rencontrée. Je ne l’ai jamais même imaginée. Peut-être est-elle aussi irrésistible que Rachel Ward dans « Les cadavres ne portent pas de costard », aussi pulpeuse et fatable que Ava Gardner dans « La comtesse aux pieds nus » ou aussi capricieuse que Vivian Leigh dans « Autant en emporte le vent ». Je ne la connais pas, mais je suis parti à sa recherche.
II
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini est agrégée de lettres, historienne de la littérature, membre du commissariat général de l’exposition : L’oeil de Baudelaire.
Uue experte de L’oeil de Baudelaire, ça me laisse penser à ce procureur à même de lire la culpabilité d’un homme dans le seul mouvement de la pupille droite du prévenu bientôt condamné.
III
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini est secrétaire du comité de l’harmonie municipale de Martigny.
Je me demande si elle connaît les effets du violon sur les méchants.
IV
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini aime s’envoler pour les mondes inconnus.
V
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini a déjà serré la pogne de Frédéric Favre :
VI
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini a déjà souri au procureur général Nicolas Dubuis, l’ami éternel de Philippe Lorétan :
VII
Charlotte Manzini
Charlotte Manzini tient peut-être dans ses mains le destin de Philippe Lorétan, de Bernard Giovanola, de Daniel Emonet, de Dodo Ribordy et, qui sait, … le mien.
Mais, vous direz-vous, qu’a donc décidé la substitut du procureur général, dame Charlotte Manzini ?
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Merci pour l’organigramme,
le nœud des « problèmes » ou la réponse…
Jusqu’où va se cacher l’inégalité de traitement ?
Il suffit de lire à qui est adressée la décision
-Monsieur Stéphane Riand
-Maître Philippe Loretan
La seule défense acceptable pour Manzini serait que Loretan agisse en tant qu’avocat alors que Maître Riand n’y a un rôle qu’en tant que simple particulier et même là, j’estime que la politesse la plus élémentaire serait d’appeler les deux « Maître » ou aucun.
Saluations à tous
Pierre-Hubert Fornerod
Un grand merci pour cette précision, qui m’avait échappé, et qui me sera d’un grand secours prochainement, comme vous le verrez un peu plus tard dans le feuilleton.