PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. CASA NOSTRA

17 mai 2020

Casa Nostra : antipathie et connivences

 

Gabriel Luisier, Frédéric Favre, Éloi Rossier, Frédéric Perraudin, Bernard Giovanola, Dodo Ribordy, Sébastien Fanti, Nicolas Dubuis, la Commune de Bagnes, la Commune de Sembrancher, Olivier Beney, Alain Cottagnoud … Mais quel est donc le syntagme qui recouvre tous ces noms ? Serait-ce « Philippe Lorétan » ou/et « L’Étude du Ritz » ?

Un lecteur très peu bienveillant interroge en privé : « mais y a-t-il une raison à cette antipathie envers Le Ritz ? », laissant poindre l’idée qu’il pourrait y avoir déraison dans la fixation de la cible ou peut-être même une idée de vengeance dans le choix des mots.

Si le stade d’incompréhension des motifs de la démarche atteint ce point de bêtise, je ne peux que renvoyer ce mauvais commentateur à une vraie lecture de deux livres introductifs au sujet qui nous préoccupe, « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud » et « Il est cinq heures, la justice s’éveille ». Le lecteur soucieux d’impartialité comprendra de lui-même dans quel camp se situe la manipulation et siège la méchanceté associée à l’injustice la plus crasse. Si cet effort ne peut être accompli, je ne peux plus rien pour le promeneur léger qui ne grimpera jamais au sommet de la montagne de vérité qu’il aurait pu atteindre à la fin de son périple. Je ne peux alors que lui dire adieu et bonne route.

Les autres, qui auront saisi un tout petit peu la vraie nature des personnages rencontrés, pourront se concentrer sur la question de la vengeance, en répondant à cette question : une victime d’un méchant coquin doit-il se voir refuser l’accès au déploiement de la justice lorsque le vilain, obsédé par sa personne, le poursuit jusque dans le quartier de Upper East Side à New York ? Ce jour-là, j’ai décidé qu’à la bienveillance souterraine pouvait laisser place une fermeté publique tenace et résolue.

Ces considérations devraient inciter Frédéric Favre et ses petits copains dépravés à se remettre sur leurs pattes, à se saisir d’une loupe efficace ou d’écoutilles auriculaires plus récentes pour prendre connaissance des éléments publics démontrant la vraie nature des organes dirigeants de l’Étude du Ritz qu’ils semblent vénérer bien au-delà du respect qu’ils portent à la loi.

Je ne suis donc pas du tout obsédé par un très quelconque filou, mais je ne suis qu’un citoyen qui n’accepte pas que des institutions valaisannes soient dévoyées à son propre détriment et à celui de tous les autres.

Et ce n’est tout de même pas de mon fait si mes pérégrinations multiples m’ont conduit â chaque fois devant les mêmes héros délinquants et épargnés.

Les exemples qui suivent n’ont pas eu pour effet de limiter mon entrain dans mes recherches, actives et passives, quant à l’existence de pratiques récurrentes que plus personne, après ce fastidieux exercice de remise à niveau, ne qualifiera de déontologiques, ni de légales.

On s’empressera naturellement de m’opposer le fait que le pouvoir policier et judiciaire ne s’est guère intéressé sérieusement à ces choses-là. Je répliquerai très sérieusement que le tissu de protection rapprochée organisé a permis cet éventail remarquable de coulage institutionnel. Il faut tout de même rappeler que les héros du feuilleton, Filou de la Chanterie et les associés de l’Étude du Ritz, sont les amis, militaires, commerciaux, institutionnels ou autres d’un nombre impressionnant de personnes qui ont su ne pas voir ce qui sera ci-dessous une nouvelle fois dénombré et articulé.

Avant cette tâche pénible, nommons ces gens-là dans une liste non exhaustive qui, je le pressens avant même de la rédiger, fait froid dans le dos.

 

Mais le lecteur aura quelque peine à saisir la profondeur abyssale de la chose s’il ne garde pas à l’esprit le mode d’organisation incomparable du Valais, une exclusivité presque mondiale dans le champ des démocraties, la mainmise totale du PDC et de quelques affiliés soigneusement choisis, sur les décisions cruciales qui engagent la famille ou ont des effets sur elle. Un clan partisan a fait main bassse sur « leur » « CASA NOSTRA ».

D’ailleurs, les remarquables journalistes d’investigation du Nouvelliste, après la lecture de ces premiers événements de Sembrancher, devraient s’interroger : comment se fait-il que « Le Filougate » soit confié à une jeune procureure substitut peu expérimentée, alors même que sont mises en cause des pratiques impliquant des vieux briscards de la politique et l’Étude d’avocats la plus importante de la République ?!

Mais, pour l’instant, ne nous écartons pas de la route principale choisie et nommons ces braves, si proches de l’Étude du Ritz. N’ayant pas l’âme du collectionneur, je ne vais pas opérer une opération de classement botanique, ni chronologique, ni par classes d’intérêts, car cette manière de procéder serait à mes yeux rébarbative et sans intérêt pour la démonstration du moment.

À ce stade, le lecteur s’interrogera : mais pourquoi alors canaliser son énergie sur le jeune apprenti Frédéric Favre ? La réponse est très simple : les dysfonctionnements, les illégalités et les illicéités gravissimes commises au sein de la commune de Bagnes et au sein de la commune de Sembrancher, – d’ampleur différente, je vous l’accorde déjà -, commises donc au sein de ces deux corporations de droit public dont la défense des intérêts a été assumée depuis de nombreuses années par l’Étude du Ritz, interroge tout citoyen ayant connaissance de ces extraordinaires et édifiantes anomalies. Frédéric Favre le savait et, bien peu politique avant son accession au trône, a préféré clore ses magnifiques paupières alors même qu’il avait la plus haute charge, celle de Gardien des Institutions, aujourd’hui totalement perverties. Je considère, en citoyen de bon sens et pas couard, que ce n’est pas admissible. Tous les autres, hormis le procureur général dont le cas a déjà été réglé ici à L’1Dex depuis longtemps, pourront toujours évoquer leur rôle fonctionnel très limité. Frédéric Favre ne le pourra tout simplement pas.

Le lecteur pourra souvent, s’il le veut, cliquer sur le nom de famille de la personne et mettre un visage sur le listé, ou cliquer sur la fonction et lire un aperçu de la science relationnelle à la valaisanne de la dominance de chez nous. Il pourra également plusieurs fois se reporter aux notes de bas de page explicitant une curiosité significative, actuelle ou récente, toutes incluses dans un document unique facilitant la consultation.

Voici la liste non exhaustive :

David BAGNOUD, président de la commune de Lens,

Olivier BENEY, Secrétaire administratif du Département de la Sécurité et des Institutions,

Gilles BERREAU, chroniqueur judiciaire au Nouvelliste,

Jean-Marie CLEUSIX, ancien Chef du Service de l’enseignement du canton du Valais,

Évelyne CRETTEX-REBER, Préfet du district de SIon,

Jean-Pierre DERIVAZ, juge cantonal

Nicolas DUBUIS, Procureur général

Daniel ÉMONET, secrétaire de la commune de Sembrancher,

Jérôme ÉMONET, juge cantonal,

Sébastien FANTI, Préposé cantonal à la protection des données et la transparence,

Frédéric FAVRE, Chef du département de la sécurité et des institutions, vice-président du conseil d’État,

Françoise FITOUSSI-BALMER, présidente et juge du Tribunal cantonal,

Vincent FRAGNIÈRE, Rédacteur en chef du Nouvelliste,

Bernard GIOVANOLA, président de la commune de Sembrancher,

Christophe JORIS, ancien juge du Tribunal des Districts de Martigny et St-Maurice,  juge cantonal,

Géraldine MARCHAND-BALET, ancienne conseillère nationale, ancienne présidente de Grimisuat,

Philippe NANTERMOD, conseiller national,

Joseph PITTELOUD, ancien juge cantonal, ancien juge d’instruction cantonal,

Marie-Claire PONT, juge fédérale suppléant,

Valentine RODUIT-ROSSIER, présidente de l’autorité de conciliation de bail à loyer,

Carole SEPPEY, membre de la Chambre de surveillance des avocats,

Stéphane SPAHR, juge cantonal,

Stéphanie SPAHR, juge de district et membre de la Chambre de surveillance des avocats,

Yves TABIN, ancien Doyen du Tribunal de district de Sion,

Maurice TORNAY, ancien président du Conseil d’État, ancien chef du département des finances

Christian VARONE, commandant de la police cantonale,

Olivier VOCAT, ancien président de la Chambre de surveillance des avocats.

 

(Les explications complémentaires sont à lire dans ce texte : « NOTES DE BAS DE PAGE AU FEUILLETON « PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER ».

Les Valaisans qui voudraient que cette liste déjà remarquable soit complétée ne doivent pas hésiter à mettre leurs informations au service des citoyens et à les partager à travers L’1Dex.

Le lecteur est à nouveau pris de court et constate qu’une autre liste fait ici défaut, la liste des hauts faits déjà connus des exploits remarquables réalisés par mes « amis » du Ritz.

À bientôt, peut-être.

À moins que le scénariste, par souci du maintien d’un bon suspense, ne choisisse momentanément un autre chemin, avant qu’il ne retombe sur ses pattes comme il l’avait magistralement [ironie orgueilleuse] fait dans « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud ».

Une particularité doit ici s’imposer au lecteur : l’auteur a confiance en la suite, car il n’a besoin pour construire son scénario que de s’attacher à la vérité et aux faits. Contrairement au menteur pathologique qui est souvent pris à son propre jeu, celui qui se fie à sa sincérité intérieure et aux actes connus, sera bien moins trahi par sa mémoire que le conteur de sornettes fausses.

Que le lecteur fasse alors simplement confiance à l’auteur et progresse avec lui dans ce moment d’histoire contemporaine du Valais que nous aimons.

Bonjour à tous ceux qui soutiennent avec sincérité L’1Dex.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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