STEPHANE RIAND : « VOICI POURQUOI J’ECRIS CE FEUILLETON, PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER »

17 mai 2020

Les lecteurs de L’1Dex ont apprécié un commentaire émis par l’auteur du feuilleton « PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER ». Ce commentaire, sous forme de lettre à Monsieur Michel B., est reproduit ici.

 

« Cher Monsieur,

Je ne vous connais pas, mais votre message m’a fait, je le dis publiquement, chaud au coeur.

Je regarde de ma terrasse Valère et Tourbillon, un peu le symbole du Valais que j’aime, que nous aimons, dans lequel se meuvent des forces mauvaises, qui ne sont simplement pas acceptables dans un Etat de droit.

Alors, oui, je regarde tout ce beau monde droit dans les yeux et je leur dis simplement, sans crier, mais avec fermeté : « Messieurs, ça suffit ».

Nous verrons bien quelles seront les autorités et les institutions qui ne se défileront pas. Les autres n’appartiennent simplement pas à mon Valais, au vôtre aussi, tel que je le comprends, et je l’espère à beaucoup d’autres.

Fier d’être de ce Valais-là.

Ils étaient quelques-uns avec moi, qui m’ont soutenu, ils se reconnaîtront sans que je ne les nomme. Je suis même prêt à pardonner à ceux qui ont « déraillé », qui ont « pété des durites », mais à la condition expresse qu’ils agissent et qu’ils ne se calfeutrent pas dans leur tanière pour éviter toute opinion droite.

Un bonjour ici, tout particulier, à la ville de New-York, à mes deux dernières filles, à mon épouse, à l’Ours, à son compagnon, à Colargol, à C.C. [l’autre], à Anaxème, aux Bagnards, merci même à la Cave Tsalline, qui m’ont soutenu, aux Sembranchards qui m’ont rejoint, à quelques autres qui ont forgé mon âme et que je n’ose nommer, de France, de Catalogne, et d’ailleurs, et à vous, Michel B.

Frédéric, c’est pas la guerre, mais ça y ressemble, je te le dis. Relis bien tous les courriers que tu as reçus, que ton secrétariat a reçus, que Maurice d’Evolène a reçus, que mes compagnons de route des « Patatras » t’ont adressés, et tu comprendras que ta chance, tu l’as abandonnée en cours de route. Alors, je te dis encore, dans mon infinie gentillesse, bonne route, mais fais gaffe à ceux qui t’entourent, ils t’ont conduit à aujourd’hui, à cette position qui est tienne et qui ne convient pas à ton gabarit, qui semble mieux convenir au karaté ou au hockey, que ma nature m’a fait fuir pour préférer Camus, Socrate et Lacan. Frédéric, je ne peux pas même te dire « reprends-toi », car je n’y crois plus du tout.

Franchement, merci à vous, qui ne m’avez pas fui. »

POUR SOUTENIR L’1DEX

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.