XX. DE L’AFFECTION POUR LES NUISIBLES ET DE LA CONCURRENCE ILLEGALE

4 mai 2020

I

DE L’INVESTIGATION LIMITEE

 

Le Nouvelliste qui, à l’évidence, ne cherche pas à mettre en place des ressources journalistiques pour enquêter sur le scandale d’Etat qu’est devenu le HRC, fait semblant d’informer le citoyen :

II

AFFECTER

L’Académie française de son côté a tenté de définir scrupuleusement les termes fixés dans son dictionnaire.

Ainsi, par exemple, elle a défini ainsi le verbe « affecter » :

Deux éléments sont à dégager de cette définition : a) la nuisibilité d’une action fâcheuse sur l’organisme; b) l’action pénible et douloureuse exercé sur une personne.

 

III

GOUFFRE FINANCIER

 

Le citoyen même le plus ignorant a compris que les coûts de construction du HRC et les coûts du début d’exploitation du HRC ont dépassé tout ce qui était imaginable par le député lambda, qu’il fut vaudois ou qu’il faut valaisan.

Les coûts de construction ont dépassé de 25 % les coûts prévisionnels budgetés; quant aux frais d’exploitation, ils ont participé à la nécessité de la création d’un fonds de roulement de 80 millions de francs suisses.

Une misère.

 

IV

LA COFIN S’EN MÊLE

 

La situation est devenue si critique que même la Commission des finances du Grand-Conseil vaudois a cru de son devoir de s’en mêler. Le NF nous l’explique en mode legato :

V

MEFIANCE ET NUISIBILITE

 

La situation présentée est si désastreuse que même l’institution ose des mots pour expliquer ce qui se passe dans le réel :

Si l’on se base sur le défintion de l’Académie française, les actes constatés dirigés contre l’organisme social qu’est le HRC étaient tels qu’ils ont provoqués chez les membres de la COFIN la nécessité de dire que les actions commises par les organes responsables du HRC avaient un caractère hautement nuisible. Et ces constatations furent fort pénibles à encaisser par les députés douloureusement affectés par leurs constatations.

 

VI

DE VRAIS CADEAUX POUR LES NUISIBLES

 

Qu’advint-il par la suite ? Au lieu de sermonner fortement les responsables, définis par la nuisibilité de leurs actions ou/et de leurs omissions, on s’empressa de les remercier en distribuant généreusement les millions des contribuables citoyens.

Bravo à tous les donateurs.

 

VII

CONCURRENCE

 

Un autre point laisse pantois simultanément juristes et économistes : la LAMal recherche l’économicité des soins et veut étendre la concurrence entre les établissements hospitaliers. Ceux-ci ne doivent pas pouvoir être aidés après une mauvaise gestion (cf. le coût acceptable de l’article 3 de la Loi sur la Santé); ils doivent en fait réduire leurs lits, puisque leurs coûts sont disproportionnés par rapport aux prestations données.

Cette question, douloureuse, pénible, pourrait recevoir des réponses très étonnantes dans le champ de l’économie, du droit et des conflits d’intérêts en matière d’établissemens hospitaliers.

Le but de la LAMal est d’introduire des règles strictes imposant par exemple l’impossibilité de faire des dons à des institutions qui ne respectent pas les règles. La LAMal ne permet pas de subventionner un hôpital selon le mode proposé par nos députés. La critique est d’autant plus forte que d’aucuns soutiennent que l’Hôpital Riviera – Chablais engendrera des pertes jusqu’en 2025 selon les derniers renseignements.

Subventionner le HRC reviendrait à admettre des distorsions dans la concurrence, ce que veut éviter la LAMal . En acceptant de subventionner le HRC, les députés ne sont pas en accord avec la dernière modification de la LAMal qui introduit une notion de concurrence entre les hôpitaux par souci d’économicité.

La sagesse imposerait de constituer une Commission d’Enquête Parlementaire bi-cantonale. Il s’agit d’établir les faits, les Vaudois pourront observer le travail des Valaisans, qui pourront en retour scruter les pratiques de nos chers voisins.

La suite risque fort d’être passionnante.

Une passion qui ne doit pas plaire à nos chers administrateurs « valaisans », BONVIN, DUPUIS et REY-BELLET.

 

Illustration :

Gilles Martin, le Président du Grand-Conseil du Canton du Valais, soit le représentant de tous les citoyens valaisans

 

Post Scriptum pour le Professeur Eric Bonvin, à la double casquette :

Monsieur Bonvin comment pouvez-vous au sein du HRC demander à l’Etat une augmentation de la crousille et au sein de l’Hôpital cantonal du Valais vous opposer aux augmentations de coûts par respect pour la LAMal . Comment traduit-t-on « foutage de gueule » en langage psychiatrique ?

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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