XXI. LE SILENCE DU NOUVELLISTE ET LA CREATION DU COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE BI-CANTONALE

5 mai 2020

Des dépassements budgétaires indécents, une gouvernance engendrant une confiance affectée au sein même de l’institution, des subventions massives contredisant la lettre et l’esprit du principe d’économicité fixé dans la LAMal, constituaient autant d’éléments pertinents qui devaient conduire le NF à enquêter.  Celle-ci eût conduit immanquablement le journal, qui censé dicté le tempo de l’information circulant dans la Cité, d’interroger les acteurs valaisans de la chose : Bonvin, Rey-Bellet, Dupuis, Schmidt, Martin, Darbellay, Arlettaz, Nantermod, Reynard, Maret, Perraudin, Kamerzin, Roduit, Lorétan, … Le NF a choisi de ne pratiquement rien faire, ou si peu.

Ce silence peut-il s’expliquer :

a) par les accords rédactionnels existant entre le NF et l’Hôpital du Valais ?

b) par les liens noués durant le Corona entre le rédacteur en chef et le directeur de l’Hôpital ?

c) par l’omerta clanique fomentée par la dominance orange ?

d) par le désintérêt pour l’économie de la santé ?

e) par la décision concertée d’éviter un scandale d’Etat ?

f) par le désir immodéré de ne pas inquiéter le citoyen quant à la capacité de gouvernance de nos élites médicales en ces temps déjà difficiles sur le plan sanitaire ?

g) par le regret silencieux d’avoir favorisé des modifications trop hâtives de la LAMal dans le champ de la concurrence entre établissements hospitaliers ?

h) par l’absence de ressources journalistiques suffisantes ?

i) par ignorance réelle des enjeux pour la population liés aux choix stratégiques des financements opérés pour la santé ?

j) par une conjonctiond de ces facteurs ? pour d’autres motifs ?

Toutes ces interrogations, bien lues par le pouvoir législatif, devraient dans un État de droit, engendrer immédiatement, et dans l’urgence, la création d’une commission d’enquête parlementaire ni-cantonale destinée à une analyse minutieuse des responsabilités de chacun (directeurs des projets, architectes, organes de direction et d’administration, organes étatiques et institutionnels, etc.). En effet, en présence de ces surcoûts massifs, les élus, s’ils ont quelque souci de l’argent public, ne peuvent pas se contenter de dire OUI à des crédits supplémentaires urgents sans s’inquiéter eux-mêmes de l’origine et des conséquences de telles défaillances humaines et technocratiques. 

Tel devrait être le fonctionnement d’un Etat de droit soucieux de vérité, de transparence et d’égalité.

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

3 thoughts on “XXI. LE SILENCE DU NOUVELLISTE ET LA CREATION DU COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE BI-CANTONALE”
  1. Je ne fais pas de politique, mais je suis tout de même un peu surpris… Il y a quelques années, lors des dysfonctionnement de l’hôpital du Valais, l’1dex avait bien fortement critiqué Maurice Tornay, car c’était inadmissible de la part d’un conseiller d’Etat de ne pas savoir ce qu’il se passe dans son département …
    Nous voilà quelques années plus tard, et je lis dans la presse du jour, Esther qui dit ne pas avoir été au courant pour l’hôpital de Rennaz….
    Mais là, l’1dex semble plus indulgent… Pas de critique ni de remarque sur Esther… Curieux… Pas très impartial tout cela non ?…

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