PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. DODO RIBORDY AU TAPIS AVEC DE LA MAYONNAISE

7 juin 2020

Un avocat sédunois, lecteur attentif depuis longtemps de L’1Dex, est étonné des actes commis par Adolphe Ribordy, ancien cador du parti radical, ami politique de Pascal Couchepin et chantre réputé du Confédéré. Il me suggère de relire mon propre livre, « L’Affaire BCV-Dorsaz Manipulations & Mensonges d’Etat ». Prenant au mot ce message whatsapp, je m’arrache de ma chaise et m’en vais au bureau. L’ouvrage se cachait derrière sept bouteilles d’eau oubliées sur ma bibliothèque. Voulant cuire des asperges déjà pelées, je me rends au Migrolino pour y acheter un tube de mayonnaise française. Et, puisque le hasard n’existe pas, je retrouve dans le rayon le comptable fiduciaire qui m’avait offert lors d’un souper de soutien de L’1Dex Mag ce livre que j’avais perdu et que je garde depuis lors à mon Etude.

Désirant que le lecteur puisse apprécier à sa juste mesure mon propos, je pars du principe que chacun a bien à l’esprit les prouesses effectuées à Sembrancher par Dodo Ribordy, notamment celles rappelées le 9 mai 2020, « Dodo, l’Adolphe de chez nous ».

Je ne crois pas qu’il faille d’autre juge à Adolphe Ribordy que lui-même.

En mai 1998, Dodo avait mis le doigt sur ces défauts de vigilance. Ce journaliste avisé avait alors mentionné qu’il ne s’agissait pas seulement de dysfonctionnement interne, mais que « les rapports ambigus des Valaisans avec l’argent et la présomption avantageuse donnée à celui qui a le pouvoir, ont joué un rôle. Même la justice a joué ce jeu conformiste au lieu de rechercher la vérité » (p. 37).

A maintes reprises, Adolphe Ribordy avait critiqué le système. Du temps de sa splendeur, il exprimait sa désolation : « Ce qui me navre, c’est que le Valais a été jusqu’ici incapable de régler ses problèmes : le réflexe valaisan n’est pas un réflexe d’Etat de droit, mais un réflexe d’autodéfense clanique ».

Adolphe Ribordy, comme me l’a rappelé encore récemement Me Alain Cottagnoud, eut même l’honneur de la post- face de mon livre :

Vieillir au Lions’ Club, ça fait frémir : Adolphe, Eloi et Zouzy auront de la peine à me contredire.

Une démission immédiate du conseiller communal ne ternirait pas le parcours exemplaire de Monsieur Adolphe Ribordy, archevêque de la cooptation à Rhône FM.

 

Dodo, Clovis ne serait-il pas fier de son fils.

 

Bonjour au fils de Gabriel Grand, membre de la CEP BCV-DORSAZ.

 

 

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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