(PAR STEPHANE RIAND)
INTERROGATIONS CITOYENNES
Slobodan Despot, à travers le média qu’il dirige, ANTIPRESSE, évoque dans son article paru ce dimanche 5 juillet, que nous reproduisons intégralement ci-dessous, des questions essentielles quant au fonctionnement de nos démocraties :
1. est-il acceptable qu’un scientifique ne réponde pas à des questions pertinentes émanant d’un citoyen-contribuable adressées à une personne financée par des fonds publics ?
2. que penser de la « presse » de la dominance qui n’enquête pas sur un sujet si sérieux ?
3. comment se fait-il que les médias dominants (la RTS, NZZ, TagesAnzeiger, SonntagsZeitung, Le Temps, Le Matin Dimanche, …) ne se soient pas penchés sur ces questions d’intérêt général ?
4. ce journalisme de connivence doit-il être encore subventionné par des fonds publics ?
5. que signifie l’indépendance des journalistes enseignée dans les institutions et écoles de journalisme à l’aune de cette affaire ?
6. Certains blog-média ne sont-ils pas devenus les vrais garants de la liberté de la presse et de la préservation du quatrième pouvoir ?
7. L’Hôpital Universitaire de Zurich suppléera-t-il aux carences de l’un de ses chercheurs phares ?
(PAR SLOBODAN DESPOT [VIA ANTIPRESSE])
L’un des quatre auteurs de la fameuse étude sur l’hydroxychloroquine rétractée par la revue The Lancet est professeur à l’Hôpital universitaire de Zurich. Nous lui avons adressé dix questions au sujet de sa participation à ce travail.
26.6.2020.
À l’attention du Prof. Frank Ruschitzka,
Centre de cardiologie universitaire de l’Hôpital universitaire de Zurich.frank.ruschitzka@usz.ch. (L’original de la lettre est en allemand.)
Monsieur le Professeur,
Nous nous permettons de nous adresser à vous en tant que dernier auteur de l’étude publiée puis rétractée dans le Lancet(1). À ce titre, vous êtes «maître de l’ouvrage» au même titre que le premier auteur.
La réfutation, puis la rétractation de cette étude ont entraîné une rupture de confiance préoccupante du public à l’égard des revues scientifiques de référence. Pour cette raison, nous croyons qu’il est important de comprendre comment de tels incidents peuvent arriver. Nous espérons donc vivement que vous aurez la bienveillance de répondre aux 10 questions qui suivent ci-dessous.
Nous attendons avec beaucoup d’intérêt votre réponse, si possible d’ici une semaine. Dans tous les cas, nous vous serions reconnaissants de nous accuser réception de ce courrier.
Avec l’expression de nos sentiments les plus distingués,
Slobodan Despot
Rédacteur en chef [ANTIPRESSE]
10 questions au Prof. Frank Ruschitzka au sujet de l’étude sur l’hydroxychloroquine
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Avez-vous ou avez-vous eu des contacts avec le laboratoire Gilead, ou d’autres laboratoires directement impliqués dans le cadre de la question coronavirus?
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Avez-vous eu ou avez-vous des contacts avec l’OMS dans le cadre de la question coronavirus?
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Avez-vous eu accès aux données de base ayant permis la rédaction de l’article?
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Peter Ellis, statisticien australien, prétend que les conditions nécessaires pour récolter 96 000 dossiers médicaux dans 671 hôpitaux à travers le monde en un temps si limité ne pouvaient pas être réunies. Que répondez-vous à cela? (Source: http://freerangestats.info/blog/2020/05/30/implausible-health-data-firm)
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Quelles ont été les conditions financières, juridiques et organisationnelles qui vous ont permis de mener à bien cette étude?
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Quels sont vos rapports avec la société Surgisphere?
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A votre connaissance, quels hôpitaux/cliniques en Suisse transmettent leurs données a Surgisphere?
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Connaissez-vous directement et personnellement le Dr Sapan Desai, coauteur de votre étude?
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Comment vous êtes-vous retrouvés associés aux trois autres auteurs de l’étude Lancet, alors qu’ils travaillent en dehors de votre hôpital universitaire et de la Suisse?
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Envisagez-vous de démissionner après ce scandale dont vous portez une part de responsabilité?
Résultat
Le professeur Ruschitzka n’a pas répondu à notre message ni accusé réception. Nous pensons pourtant que les questions que nous lui avons adressées sont d’un certain intérêt pour la compréhension des dérives des publications scientifiques.
Nous allons donc rediriger cette lettre sur la direction de l’Hôpital universitaire de Zurich en insistant sur l’obtention d’une réponse.
Ce qui nous étonne davantage encore que ce silence, c’est le fait qu’à notre connaissance aucun média de Suisse ou d’ailleurs n’ait entrepris de démarche semblable. Ce manque de curiosité est étonnant. Comme si la participation à une falsification scientifique de portée globale, avec des conséquences possibles sur la santé des populations, n’entraînait ni responsabilité ni interrogations…
NOTE
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Mandeep R. Mehra, Sapan S. Desai, Frank Ruschitzka, Amit N. Patel. «Hydroxy-chloroquine or chloroquine with or without a macrolide for treatment of COVID–19: a multinational registry analysis». The Lancet, May 22, 2020.
Post Scriptum : L’article sera transmis au Professeur Didier Raoult.

parce qu’il y a toujours des gens qui ne savent pas qui sont Soros, l’Oms, Gates…. et les autres funestes rigolos personnages qui s’amusent avec les Etats, le pouvoir et les populations…et qui croient encore à cette propagande malsaine ?
PS relire Edward Bernays
Lisez ce que la « Weltwoche » a publié. Vous en avez assez pour forcer le professeur à se suspendre lui-même. Mais non. L’Université de Zurich l’a protégé. 30 jours de services sociaux sont suffisants pour son lobby. 30 jours de services sociaux. Tout comme un drogué trouvé en Vol à l’étalage dans un supermarché.
Si vous avez le bon lobby, vous pouvez faire ce que vous voulez.
N’hésitez pas à nous transmettre l’article traduit.