Ce qui manque cruellement en Valais, en particulier en regard des élections cantonales de mars prochain, c’est sans conteste une réelle capacité de rupture avec l’aujourd’hui et le hier. À l’instar de ce que deux femmes font présentement pour l’Europe en renouvellement, à l’ombre de la crise du Covide-19 : Angela Merkel et Ursula von der Leyen, et aussi pour leur pays.
Dans Le Temps du 4 juillet dernier, le journaliste Frédéric Koller souligne quelques aspects appréciables de ces deux personnalités allemandes hors normes, en passe de faire bouger sérieusement notre vieux continent. Issues d’une minorité, celle de la femme en politique, elles saisissent à bras-le-corps une circonstance unique : l’une comme présidente de la Commission et l’autre à la présidence de l’Union européenne depuis ce 1er juillet.
Femmes ou hommes du Vieux pays, nous serions bien inspirés de jeter un regard attentif sur les réflexions de cet excellent journaliste, parues sous le titre Sie schaffen das, (elles le font). Elles pourraient stimuler la réflexion d’électrices ou d’électeurs avant de mettre leurs bulletins dans l’urne.
À condition toutefois que nous prouvions par l’acte, comme ces deux minoritaires en politique, notre véritable volonté de rupture avec ce qui bloque depuis trop longtemps le Valais pour aller de l’avant. Se rappeler également que la notion de rupture se conjugue aussi avec celles de changement, séparation, coupure, césure, désaccord, dissension, trouble, révocation, résiliation, abolissement, dédit, voire schisme, notamment.
Ici, les minoritaires doivent, pour mars 2021, savoir utiliser intelligemment leurs forces en s’alliant de manière efficace, plutôt qu’en se combattant.
PS :L’avantage avec la carence, la déficience, l’insuffisance, l’inaction, l’oubli, le manque, la négligence ou la défection, c’est qu’on peut y apporter des remèdes — parfois de cheval — mais souvent si salutaires…