COMMUNE DE SION, LE DROIT AU REPOS. AMBULANCES : NE RIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE (7)

26 septembre 2020

Sans référence juridique sérieuse en son sein, le conseil communal de Sion doit s’en remettre dans le champ du savoir de la loi à son secrétaire municipal, un Orange pur souche, Maître Philippe Ducrey. Or, pour des raisons qui échappent à mon entendement, semble-t-il aussi à celui de Stéphane Glassey du Service cantonal de la protection des travailleurs, la commune de Sion a considéré que la Loi sur le travail ne lui était pas applicable ou, plus précisément énoncé, n’était pas applicable aux ambulanciers et aux ambulancières. Aujourd’hui, après des atermoiements assez graves, il paraît admis que la Loi sur le travail s’applique au Centre de Secours et d’Urgence (CSU), donc aux « Ambulances », donc à tout le personnel sous la responsabilité du responsable des ambulances, Stéphane Witschard.

Si l’on y réfléchit un peu, on ne peut que s’étonner que certains hauts esprits attachés à un formalisme qui aurait pu se révéler létal aient songé à soutenir que le CSU, parce qu’entité d’une municipalité, ne soit pas soumis à la Loi sur le travail. L’esprit et le but même d’une telle législation est, me semble-t-il, de protéger ce type de travailleurs, les ambulanciers, contre une excessive exploitation de leurs corps et de leurs âmes. Ne le seraient-ils pas qu’ils pourraient, trop fatigués car sans jours de repos suffisants, mettre en danger les usagers, donc les patients et les malades.

Or, qu’a observé le Service de la Protection des Travailleurs durant la période du 1er janvier 2018 au 31 juillet 2020 ? Que certains ambulanciers ont effectué jusqu’à 72 heures hebdomadaires de travail en violation complète avec la Loi sur le Travail applicable au CSU !

Le tableau figurant dans le rapport de Stéphane Glassey analysant l’article 9 LTr portant sur la durée maximal de la semaine de travail est limpide. Le voici :

La question est alors à poser : pourquoi le responsable des ambulances a-t-il fixé des plannings en parfaite opposition avec les exigences de la Loi fédérale sur le Travail applicable à l’activité professionnelle de ceux dont il avait la charge ? Et pourquoi n’a-t-il pas réagi lorsqu’il a été rendu attentif à cette situation ?

 

Grossièrement énoncé, la politique de la maison a été la suivante : ne rien faire et laisser braire.

 

 

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “COMMUNE DE SION, LE DROIT AU REPOS. AMBULANCES : NE RIEN FAIRE ET LAISSER BRAIRE (7)”
  1. Monsieur Philippe Varone, président de Sion.

    Fermeté, diligence dans la résolution de l’injuste traitement fait aux ambulanciers et ambulancières de votre ville .

    Ils sont vos employés et méritent le respect. Merci pour votre engagement pour l’amélioration de leurs conditions de travail.

  2. Canal9.ch 8 mai 2014 – Devenir Grand Baillif: un couronnement pour un politicien valaisan ? La réponse de Grégoire Dussex.

    Comme l’a dit Grégoire Dussex au Grand Conseil, le 10 juin 2014 :

    « la politique , ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les pausent »
    Henri Queuille

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