ETAT DU VALAIS, VAL DE BAGNES. A VERBIER, L’HEURE DE LA JUSTICE A SONNE
13 décembre 2020
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Le 30 novembre 2020, L’1Dex annonçait que le président de la commune de Bagnes Eloi Rossier et le secrétaire communal Frédéric Perraudin avait été mis en accusation par le procureur Jean-Pierre Greter du ministère public cantonal pour faux dans les titres commis envers Gabriel Luisier dans le but de limiter les droits du fonctionnaire licencié, apparu depuis aux yeux de certains comme un lanceur d’alerte. A ce jour, au nom de Dieu Tout Puissant, Le Nouvelliste, qui sait mettre les priorités là où c’est nécessaire pour maintenir le Valais dans un conservatisme religieux dépassé (article de Me Jean-Dominique Cipolla du 11 décembre 2020), n’avait pas encore annoncé par son chroniqueur judiciaire patenté Gilles Berreau ce fait marquant.
Julien Wicky, le journaliste qui avait déclenché le cyclone par son article du mois d’août 2015, à l’origine donc à l’insu de son plein gré des mille épisodes du feuilleton du Verbiergate paru à L’1Dex, sort le premier du bois dans Le Matin Dimanche de ce jour en titrant « A Verbier, l’heure de la justice a sonné » (voir : Page_7_Le_Matin_Dimanche_2020-12-13, que nous a transmis un lecteur fidèle de L’1Dex). L’intérêt de ce dernier article est peut-être en premier lieu dans l’annonce de l’existence de pas moins de huit procédures distinctes portant sur l’Affaire des constructions illicites de Verbier. L’avenir rapproché dira si le Ministère public et la justice institutionnelle voudront à leur habitude continuer à saucissonner les procédures, alors même que même le lecteur citoyen le moins rompu aux subtilités de l’esprit humain a compris que le système politico-économique mis en place dans le Val de Bagnes constituait une organisation découlant d’une volonté intentionnelle unique, celle de favoriser un petit groupe de promoteurs, architectes, propriétaires et prédateurs avides de se constituer une fortune dépassant l’imagination d’un Valaisan honnête. Vont se retrouver dans ce nouveau feuilleton judiciaire la plupart des épisodes du Verbiergate paru à L’1Dex depuis le mois d’août 2015.
Dans l’affaire de l’Ours du Châble, il faut tout de même rappeler que Gabriel Luisier, l’ancien ami de Frédéric Perraudin, avait informé le président de la commune depuis le mois d’avril 2015. Qu’a fait alors le président ? Inventer un stratagème visant à renvoyer manu militari l’employé communal, organisant une décision mal datée et fondée sur un faux motif de licenciement, une prétendue réorganisation administrative qui n’eut jamais lieu. Un tel comportement, pourrait dire un juriste de première année, n’est non seulement assimilable à un faux dans les titres, mais à une vraie escroquerie commise aux dépens de l’Ours de Bagnes, dont les intérêts personnels et financiers ont ainsi été gravement atteints par une astuce qu’il ne pouvait à l’époque envisage comme possible et vraie. A ce jour, Eloi Rossier et Frédéric Perraudin sont toujours présumés innocents et le crime d’escroquerie, à mes yeux non examiné, n’a pas été retenu dans l’acte d’accusation dont les termes sont très sévères à l’égard des prévenus, devenus inculpés, puis aujourd’hui accusés. Le procès devrait se tenir … rapidement. Aussi rapidement que le définira le Tribunal de l’Entremont sous la responsabilité du Juge de District Gapany.
Le Matin Dimanche rappelle aussi brièvement – entre les lignes – le rôle majeur joué par l’Evolénard Maurice Chevrier, le Chef du Service des Affaires Intérieures et Communales du Canton du Valais, oeuvrant au sein du Département de la Sécurité, des Institutions et du Sport dirigé son ami de peau de phoques et d’apéritifs, l’apprenti de Vétroz, le dénommé Frédéric Favre, candidat PLR aux prochaines élections au Conseil d’Etat. La faute commise par l’ami des reines du Val d’Hérens avait été qualifiée de « lourde » par le Tribunal cantonal A ce jour, pour des motifs qui, à mon sens, tiennent exclusivement aux amitiés claniques, Maurice Chevrier, pourtant mis aussi gravement à mal par la Commission de Gestion du Grand Conseil, n’a pas été licencié, ni fait l’objet du moindre blâme. Il n’est pas exclu que les procédures pénales en cours, portant notamment sur le respect des règles applicables en matière de LFAIE, réservent quelques surprises … de taille.
On aura aussi compris que la sérénité affichée par les organes communaux actuels à la fin de l’article du Matin Dimanche n’est que de façade.
On espérera ici que les nouveaux dirigeants de Verbier s’entoureront de conseillers plus avisés que les anciens et que Christophe Maret et ses camarades du prochain conseil communal auront à coeur de régler le cas du lanceur d’alerte principal de manière correcte et équitable. On peut tout de même espérer que, dans ce canton, quelques dominants aient le sens de la justice et de l’équité.
Maret il cherche peux-être un secrétaire communal à 13.000fr par moi.Un super JOB pour qui, pour GABI.