État du Valais, procureur Nicolas Dubuis. L’entre soi de la magistrature de chez nous (4)
23 janvier 2021
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SCOOP DE L’1DEX
Le procureur extraordinaire Pierre Cornu appelé en renfort pour statuer sur le procureur général Nicolas Dubuis avait été nommé, en 2011 par l’UEFA, nouveau conseiller juridique en chef pour l’intégrité et l’unité disciplinaire de cette institution. On sait à l’époque de Platini, les implications dans l’UEFA de Gianni Infantino, l’ami d’enfance de Rinaldo Arnold, lui-même le premier procureur du Haut-Valais. Il n’échappera à personne que Rinaldo Arnold est sous les ordres de Nicolas Dubuis et que ce dernier a fait preuve d’une grande bienveillance à son égard dans l’affaire des rencontres secrètes avec le procureur général de la Confédération, Michael Lauber. Dès lors, on est en droit de vraiment s’étonner du choix de Pierre Cornu pour diriger l’enquête sur Nicolas Dubuis.
Pierre Cornu, le hérault Neuchâtelois de la P26, avait donc été désigné en juin 2019 en qualité de procureur extraordinaire pour statuer sur le sort de Nicolas Dubuis, le procureur général du canton du Valais. Il est devenu de ce fait en quelque sorte l’historien chargé de bénir les frasques du Saviésan et de choisir les mots qui convaincront les bienveillants de la parfaite innocence du magistrat saviésan à la pupille experte.
Il est bon pour comprendre la qualité clanique de la chose de rembobiner la pellicule et de faire un détour par les Brigands du Valais de là-haut.
Rinaldo Arnold est le procureur en chef du Haut-Valais. Son ami d’enfance, avec lequel il entretient toujours des relations étroites d’amitié, est Gianni Infantino, le successeur d’un autre brigand (1), Sepp Blatter, à la tête de la FIFA. Rinaldo Arnold, comme l’a démontré le très informé Rémi Dupré, journaliste du Monde, a joué les intercesseurs permettant à Gianni le Brigand, défendu par Me Marc Henzelin, un avocat valaisan expatrié au bout du Lac Léman à Genève, de rencontrer à plusieurs reprises le procureur général de la Confédération en exercice à Berne. Ce courtage relationnel ou cette amitié indéfectible ont permis au très influent Rinaldo d’obtenir des faveurs d’Infantino, celui-ci lui donnant accès à des cérémonies festives, à de grands matches internationaux de football et à des voyages lointains à l’étranger au pays de la Tequila (relire au besoin la chronologie parue à L’1Dex). Ces gratifications célestes ont provoqué des remous institutionnels, administratifs et pénaux. Sur le plan disciplinaire, le procureur général Nicolas Dubuis, lui dont le manque d’empressement, signe prétendu de négligence, lui avait permis de sauver ses fesses par la grâce de Dick Marty, un autre procureur expérimenté, a fait preuve d’une précipitation marquée pour entendre Rinaldo Arnold et conclure avec cette célérité qui serait appréciée d’autres justiciables que son collègue Brigand n’avait pas enfreint les règles du service, que la qualité de son travail n’avait nullement été affectée par un trip à Mexico et qu’il n’était pas fautif de se rendre à Berne au Schweizerhof pour apprécier un grand crû valaisan ou tyrolien. Plus tard, le procureur Haut-Valaisan Arnold sera aussi relaxé par une ordonnance de classement rendue par un procureur alémanique que l’on imagine d’une impartialité remarquable et sans lien avec les dominants de l’Outre-Raspille.
Et arrive ce moment d’anthologie, décrit dans l’épisode précédent, où le procureur général Nicolas Dubuis disjoncte avec l’épisode du pistolet à air comprimé retranché d’un ancien dossier pénal, duquel a été arrachée une étiquette constitutive d’un titre, qu’une brave concierge consciencieuse a retrouvée dans une poubelle de la Rue des Vergers proche du siège de L’1Dex. L’affaire se corse puisque la découverte de l’employée de maison débouche sur l’ouverture d’une enquête pénale d’office dont la cible est Nicolas Dubuis, le procureur général du canton du Valais, celui-là même qui est capable de détecter le mensonge dans le mouvement de la pupille droite d’un prévenu non encore interrogé.
Les grandes manœuvres alors s’enclenchent. Il sied de dénicher la perle rare, celle qui rendra plus tard une ordonnance de classement qui rentrera, nous examinerons plus tard comment et pourquoi, dans l’histoire de la magistrature valaisanne.
Avant de devenir le Roi du foot mondial, Gianni Infantino, qui parle l’Arabe, a fait ses preuves à l’UEFA, obtenant les faveurs de celui qu’il trahira plus tard, l’enfant de Joeuf, le Turinois francophile Michel Platini. Et sous l’ère du tandem Platoche et Infantino, indéfectible ami de Rinaldo, lui-même collègue apprécié et subordonné de Dubuis, l’UEFA désigne en qualité de nouveau conseiller juridique en chef de la commission de l’intégrité de la réglementation de l’UEFA Pierre Cornu :
Et c’est alors que l’État PDC valaisan trouve la personne qui, après Dick Marty, va pouvoir sauver une fois encore Nicolas Dubuis : un dénommé … Pierre Cornu.
Bonjour à tous ceux qui commenteront mon article ! (2) (3)
(1) Errare humanum est : les habitants de Viège s’appellent les Viégeois
(2) Dans deux affaires récentes, distinctes, non encore médiatisées (patience !), Nicolas Dubuis et Jean-Pierre Greter ont fait l’objet tous deux d’une dénonciation pénale pour abus d’autorité. Dans la première, le procureur Greter a rendu une ordonnance de classement en faveur du justiciable Dubuis; dans la seconde, le procureur Dubuis a rendu une ordonnance de classement en faveur du justiciable Greter. Une anecdote finale pour expliquer aux lecteurs le titre de l’article qui eût pu d’intituler aussi « Le corps nu de la vérité ».
(3) Il est recommandé aux lecteurs scrupuleux la lecture des références suivantes dans lesquelles se cachent des pépites pour ceux qui sont convaincus que domine en Valais depuis très longtemps une seule justice, la justice militaire :
Le lecteur admettra ainsi assez facilement que tout ce qu’a fait par la suite Pierre Cornu a été exécuté délibérément, intentionnellement et en toute connaissance de cause. Un tel magistrat ne saurait avoir travaillé dans un excès de précipitation ni par manque d’empressement, ces doux reproches qu’avait émis Dick Marty envers Nicolas Dubuis pour l’exculper de toute volonté intentionnelle dans la commission des infractions pénales d’abus d’autorité et de gestion déloyale des intérêts publics dont tous les éléments constitutifs objectifs étaient réalisés. L’histoire ne dira pas si Pierre Cornu a eu connaissance de l’ordonnance de classement de Dick Marty ni de mon livre numérique « Le séjour institutionnel de Dick Marty en Valais ».
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(2) Le Cornu ? Kamen !
(3) Une pierre arrogante n’est pas un doux cailloux. Le peuple croit ou vérifie.
Si la poubelle est une faille , imaginez ce que l on vomit sur la tete de la Catherine de la Planta !
R.I.P ( honneur )
Merci à la dame concierge qui VIDE les POUBELLES.
La COJU cautionne? Car il s’agit de comportements indignes, très loin de l’intégrité que l’on peut attendre de politiciens et de juges.